60 jours en Tasmanie

Après 60 jours passés en Tasmanie, c’est l’heure pour nos 2 amis de faire un bilan sur cette île du bout du monde. Nous IMGP0829avons donc profité des 9 longues heures (10 avec le retard) de la traversée du détroit de Bass à bord du Spirit of Tasmania qui nous ramenait à Melbourne pour les interviewer et recueillir leurs impressions sur ces 2 derniers mois.

Unpiedenoz: Bonjour les amis. Tout d’abord la question que tout le monde se pose, avez-vu le fameux diable de Tasmanie ?
Maxime:
Haha ! Effectivement, bonne question et en fait non, nous n’en avons pas vu. Oui je sais c’est dommage mais c’est comme ça. En fait le diable a beau être le l’emblème de la Tasmanie, il se fait rare en liberté et souffre de tumeurs faciales contagieuses pas belles à voir.
Delphine:
Les seuls diables que l’on peux facilement croiser sont ceux des wildlife park. Ce sont des endroits payants et souvent pas donnés dans lesquels on vous fait croire que les animaux vivent comme dans la nature. Mais ce sont purement et simplement des zoos.  Nous avons vu tellement d’animaux en liberté dans les parcs nationaux en marchant et observant un peu qu’on ne voit pas trop l’intérêt de ce genre d’endroits [ci-dessous des oppossums].
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Unpiedenoz: Et sinon autre question idiote. Pourquoi la Tasmanie ? Ce n’est pas vraiment la destination à laquelle on pense le plus quand on part voyager en Australie.
Maxime:
Et pourquoi pas ? En fait c’était assez logique comme choix. Ici à cette période c’est l’été donc la meilleure période pour visiter l’île pendant que la côte est de l’Australie est bondée de touristes. Ensuite on savait au début qu’à un moment ou un autre de notre voyage on devrait travailler un peu, et ici c’était la pleine saison des cerises. Et puis j’ai aussi toujours eu envie de visiter cette île. Il n’y avait plus qu’à.
Delphine: En effet, plusieurs personnes que l’on a rencontré avant de venir nous ont posé la même question. En se projetant sur une idée de parcours au début de notre séjour, nous nous sommes dit que la Tasmanie serait bien côté climat pour y passer l’été. On s’avait qu’il allait faire très chaud sur le continent et très fréquenté puisque c’était les grandes vacances pour les australiens, nous nous sommes donc dit que ça pourrait être bien d’y aller faire un tour. Côté pratique, j’avais besoin de travailler pour renflouer un peu le porte-monnaie et le mois de décembre était réputé pour les cueillettes de cerises…donc on s’est lancé dans le projet d’y aller en ferry accompagné de Maurice (on n’allait pas le laisser à Melbourne quand même!) et de faire une petite pause d’une semaine dans notre périple. Ainsi une famille australienne nous a accueilli dans leur ferme bio où nous avons nettoyé le jardin.
Maxime: Et creuser des tranchées….

Unpiedenoz: Que retiendrez-vous de ces 60 jours passés sur l’île ?
Maxime:
Des parcs nationaux magnifiques et variés, il y en a pour tous les gouts (montagne, plages, bush, animaux…). Je retiendrai aussi que j’ai connu ma première expérience de woofing et de travail à l’usine, comme quoi il est jamais trop tard pour commencer. Les gens sont vraiment sympathiques, mis à part un connard bourré qui est venu gâché notre dernière soirée à Devonport en m’agressant physiquement pour nous racketter. [Unpiedenoz: Outch! Vraiment ? Rien de grave au moins ?] Non rien de grave, lui par contre a tâté du manche de pioche du voisin de campement venu nous aider. Bref, une soirée à oublier. Ce qu’il faut retenir ce sont les bons moments, les rencontres et les paysages magnifiques de cette île.
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Delphine : Je peux retenir ma première morsure d’araignée qui m’a enflée la jambe pendant une semaine, la première expérience de travail à l’usine en couple où on s’est quand même bien marré! Evidemment de magnifiques paysages avec de superbes plages, des rando géniales où nous avions bien mouillé le tee-shirt, des rencontres animales surprenantes et amusantes. Nous pouvons dire aussi que les tasmaniens sont super accueillants et intéressants; plusieurs rencontres bien sympa nous ont surprises, on s’est même fait inviter chez des tasmaniens pour le jour de l’an !
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Unpiedenoz: Et côté météo, alors ? On entend souvent dire que la Tasmanie est à l’Australie ce que la Bretagne est à la France.
Maxime:
C’est faux. Je dirai que c’est plutôt ce qu’est l’Irlande ou l’Ecosse à l’Europe. En tout cas il est difficile de dire en se levant le matin quel temps il fera dans la journée en se fiant juste au ciel. En Bretagne on dit souvent qu’il fait beau plusieurs fois par jours, ici on dit qu’on peut avoir les 4 saisons en une semaine, et c’est vrai. C’est difficile à imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu. Il peut faire 35°C une journée avec un indice UV à pas mettre un albinos dehors et le lendemain faire 10°C, voir neiger à 500m d’altitude en plein été. Pour ce qui est de l’eau, la mer est souvent magnifique mais toujours très froide. Si vous avez l’habitude des bains de mer en Bretagne vous survivrez. Personnellement je n’ai tenté l’expérience qu’une fois mais ça n’a pas duré très longtemps.
Delphine: J’ai eu très très froid! Je pense que je n’ai jamais eu aussi froid pendant 10 jours. Le fait de travailler dans le froid et le soir vivre dehors sans avoir la possibilité de prendre une douche chaude et de se réchauffer n’est pas facile! Je m’étais acheté une polaire bien chaude pour les “au cas où” mais finalement je l’ai mise tous les jours et souvent toute la journée. Le bonnet aussi était de sorti et les chaussures de rando toujours aux pieds !
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Unpiedenoz: Côté rando justement, on a l’impression que vous en avez fait pas mal ici, je me trompe?
Maxime:
Effectivement, la Tasmanie s’y prête particulièrement bien. Nous avons cumulé 45 heures de randos rien qu’en Tasmanie. Malheureusement nous n’avons pas pu tester les parcours sur plusieurs jours car nous n’étions pas équipé pour. Pas de tente légère, pas de sac de couchage de montagne, pas de réchaud portable… et s’équiper sur place coute une fortune.
Delphine: Oui c’est vrai que nous avons bien crapahuté! Dès que le temps s’y prêtait et qu’on était libres on en profitait. Il y a déjà suffisamment à faire sur des balades à la journée.
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Unpiedenoz: Ce sera à la fin de votre voyage l’état d’Australie que vous connaîtrez le mieux, avez-vous des  conseils pour ceux qui voudraient visiter la Tasmanie ?
Maxime:
Une veste polaire avec un zip rapide à portée de main, juste à côté paire de lunette et la crème solaire et surtout de bonnes chaussures de marche NEUVES ! Les miennes sont désormais bonnes à changer. Si vous voulez faire des randos de plusieurs jours, prévoyez un budget ou le matériel avant de décoller de France. Un conseil aux conducteurs, bien IMGP0776tenir le volant à 2 mains sur les routes non goudronnée… On en a vu quelques un dans le décor, et comme toujours en Australie gare aux animaux sur la route. Pour les surfeurs n”oubliez pas votre combinaison 7mm. Et enfin, n’écoutez pas les gens qui vous disent qu’on peut visiter toute la Tasmanie en 2 semaines, il faut compter un bon mois pour vraiment en profiter.
Delphine: Oui évidemment des vêtements chauds, bon le GPS inutile ici, il n’y a pas deux routes pour aller au même endroit! Eviter de vous jeter sur des idées reçues que la cueillette des cerises c’est le bon plan, ça ne l’est pas tous les ans et seul les très bons cueilleurs peuvent faire des exploits (400$ la journée). N’oubliez pas le chapeau aussi car quand le soleil est là, ça cogne dur! Prévoyez aussi un bon bouquin car quand il pleut ou qu’il fait trop froid dehors, c’est bon d’être sous la couette avec de la bonne lecture. Et surtout, achetez le pass 2 mois pour les parcs nationaux, il 60 dollars et il couvre tous les parcs. Inutile de dire que nous l’avons rapidement amorti.

Unpiedenoz: Un petit mot sur la suite du voyage ?
Delphine:
En quelques mots : 2 mois, Melbourne, Sydney, Brisbane et entre chaque ville des surprises, on l’espère, que nous vous dévoilerons au fur et à mesure sur ce blog Smile.

Unpiedenoz: Ca tombe bien, nous arrivons à Melbourne. Merci et bonne route à vous 2.
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Le saviez-vous ? Certains backpackers sont tellement rats, qu’ils en sont réduits à voler du PQ dans les toilettes publiques. On a même vu des italiennes le faire à l’usine. Le phénomène semble tellement répandu ici qu’on voit parfois des affichettes dans les toilettes stipulant: “Backpackers, merci de ne pas voler le papier !” On ne comprend pas trop pourquoi ils le font car ce n’est vraiment pas ce qui coute le plus cher ici. Bref, si l’on se réfère à l’odeur et au look clochard de certains, ces derniers feraient mieux de voler les savons de ces mêmes toilettes ça leur serait certainement plus utile.

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