Escale à Melbourne

 

IMGP0843Débarquer à Melbourne après 60 jours en Tasmanie, même un dimanche soir, n’est pas forcément évident. Autoroutes gigantesques, voitures partout, rues perpendiculaires, signalisation quasi inexistante ou alors au dernier moment lorsqu’il y a 6 voies à traverser et à peine 100 m pour le faire. Bref, un choc. Nous avons mis presque 1h30 pour faire les 10 km qui nous séparait de l’embarcadère pour la Tasmanie à notre lieu de camping, pour 3 jours dans cette ville qui nous avait déjà bien plus lors de notre premier et rapide passage 2 mois plus tôt…
 
Lundi 06/02/12
Nous attaquons donc les 3 jours de visite de la ville que nous avions pris soin de préparer (pour une fois qu’on planifie un peu quelque chose). Chose étrange que l’on avait déjà remarquée lors de notre passage à Adélaïde, de nombreux grands musées sont gratuits. La seule raison que l’on ai trouvée qui pourrait justifier cela serait le taux de visite visiblement assez bas de ces musées par les australiens. Mais aussi et surtout le fait qu’ils aient suffisamment d’argent pour les financer sans billetterie. Car dire que les australiens ne s’intéressent pas à la culture serait un raccourci rapide et réducteur que nous ne franchirons pas Don't tell anyone smile. En tout cas nous ça nous plait et nous visiterons donc d’abords le NGV ou National Gallery of Victoria, dans lequel on croise un peu de tout, de l’art aborigène à l’art contemporain en passant quelques toiles de maîtres. Bref un musée assez intéressant pour ses collections et son architecture, et tout ça pour zéro dollars. Comme quoi tout n’est pas payant et hors de prix en Australie comme on l’entend souvent.
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De l’art gratuit il y en a aussi beaucoup dans les rue de Melbourne, la ville fourmille d’artistes s’exprimant sur ses murs. On ne donnera pas les noms des rues car on ne les a pas forcément notées et c’est aussi le jeu de découvrir ces fresques au hasard des balades. Par ailleurs notre guide donnait un nom de rue à visiter absolument pour ses street art et ce n’était au final vraiment pas la plus intéressante. Ils faut donc croire que les bons spots bougent et c’est bien normal. 
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La visite de Melbourne s’est ensuite poursuivie par le Chinatown local, une habitude que nous avons prise car on y mange généralement assez bien pour pas cher. Et surtout on adore ne rien comprendre sur les étiquettes des produits dans P2050171leurs supérettes bondées. A Melbourne il y également le “Greecetown”, mais c’est assez décevant car au final on y trouve qu’une poignée de restaurants grecs, pas suffisant pour nous, pour nous rappeler nos souvenirs de ruelles de villes grecques. Mieux vaut pour cela aller au Queen Victoria Market où nous avions déjà fait quelques emplettes.
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Mardi 07/02/12
Après une bonne nuit de repos on réattaque dès le lendemain matin par l’aquarium de Melbourne. On a pas vraiment l’habitude de fréquenter les endroits où les animaux sont enfermés, mais on avait quand même envie de visiter celui là. On avait entendu et lu un peu de tout et de rien dessus, et puis ça fait à peu plus de 10 ans que ni l’un ni l’autre n’avait visité un aquarium, alors “why not”. En arrivant on est tombé nez à nez avec des pingouins et des manchots ! IMGP1029Si si, ils les gardent dans un énorme congélo-soufflerie pour reproduire les conditions extrêmes et même les saisons (apparemment) rencontrées en Antarctique. Ils nous ont en tout cas bien fait rigoler, même si on ne peut pas s’empêcher de se dire “pauvres bêtes” en les voyant enfermés. L’aquarium présente en fait de nombreuses espèces aquatiques australiennes, eau douce comme eau de mer, avec notamment des hippocampes “algue" (apparemment c’est assez rare en captivité), des raies gigantesques qui nous survolent dans un tunnel, un mérou gigantesque lui aussi, et d’autres bizarreries aquatiques qu’on peut difficilement observer, mais qu’on a tous déjà vu à la TV dans les documentaires de Cousteau quand nous étions petits…
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L’après midi, nous retrouvons Coralie, une française que nous avions rencontré en Tasmanie fin décembre et qui, après avoir voyagé en janvier sur la côte est, a décidé de revenir à Melbourne un peu plus longtemps pour y travailler. Nous irons nous promener sur les immenses rues désertes du quartier hyper moderne de Dockland avant de revenir avec le vieux tram pour se perdre une fois de plus dans les ruelles décorées du centre. Trop fatigués par ces marches en ville,  nous n’aurons pas le courage d’aller à l’un des concerts gratuits du festival de St. Kilda que nous envisagions pour notre soirée.
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Mercredi 08/02/12
Nous entamons notre 3ème journée à Melbourne par la visite du centre d’art contemporain, lui aussi gratuit. Nous aurons l’occasion de vivre une expérience sensorielle et artistique surprenante, allongés sur des gros tapis. Heureusement que nous l’avons fait en début de journée car nous nous serions endormi.
On décide ensuite de partir vers Fitzroy et Brunswick Street, une rue que nous traversions en tram tous les jours et qui nous semblait assez déjantée. La rue est littéralement qualifiée par les australiens de “jolie-laide” (en français dans le texte), nous en français on dirait plutôt “vintage” (huhu, c’est drôles les langues quand même). Il s’agit en fait d’un vieux quartier de la ville un peu à l’écart où les anciennes maisons sont encore là même si certaines sont assez délabrés. On y trouve en gros la population hippy, et artiste de la ville. Les street arts sont nombreux et l’aspect déglingué des maisons nous amuse, bref on s’y sent bien. On y trouve surtout le “Best burger in Australia of the world” si l’on en croit IMGP1323la devanture du restaurant… Et là nous allons nous permettre une “petite parenthèse” plus grande que les autres. Car il faut le savoir: les australiens ne sont pas du tout chauvins, mais alors pas du tout. Bon OK c’était ironique. Quand ils ne peuvent pas dire qu’ils sont les meilleurs du monde ce sont, au minimum, les meilleurs de l’hémisphère sud. Ce qui est en fait tout de suite plus facile, si on y réfléchi quelques secondes. Ainsi en Australie vous pourrez visiter au moins 20 plages classées parmi les 10 plus belles plages du monde. Ils n’ont pas tout à fait tort, car il y a effectivement énormément de très belles plages, mais ce genre de superlatifs ne prêteraient pas à sourire si on ne les voyait pas si souvent utilisés. Fin de la parenthèse. On ne saura jamais si c’était réellement le meilleur burger d’Australie, mais c’était, quoi qu’il en soit, un excellent burger et le patron devait avoir un minimum d’humour.
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L’estomac bien plein nous reprenons maintenant la route. Direction Sydney ! Ah oui mais non, c’est pas encore pour tout de suite. Premièrement il faut sortir de Melbourne, et puis accessoirement on aimerait bien faire un saut à Brighton ça a l’air si mignon. La route qui mènera à cette plage de Melbourne n’est en fait pas très longue en distance en gros 15 km. Sauf qu’il nous faudra pratiquement 2 heures pour y arriver avec la circulation horrible et les indications inexistantes dans les rues perpendiculaires des suburbs de Melbourne. La plage est au final comme prévue, bien mignonne avec ses cabanes toutes peintes de couleurs différentes. Le temps de faire quelques photos et de dire au revoir à Melbourne (cette fois-ci pour de bon) et nous reprenons la route vers Sydney mais plus précisément vers Wilsons Promontory National Park dont on dit le plus grand bien.
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IMGP1263Le saviez-vous ? Le groupe de rock AC/DC est australien, a un nom complètement idiot et le lapin Duracell pour batteur. Bon ça tout le monde le sait depuis longtemps. En fait AC/DC en Australie c’est tout simplement ZE groupe. On entend souvent passer des grosses Ford Falcon ou Holden Commodore avec “Highway to hell” ou “Big balls” en fond sonore (on l’a déjà dit l’australien moyen n’est pas très subtil). Bref, tout ça pour dire que le groupe est tellement populaire ici que la ville de IMGP1259Melbourne a baptisé une rue de son centre en leur honneur. Bon OK, c’est pas la plus classe mais du coup un artiste de street art leur a rendu hommage sur les murs de cette ruelle sombre, étroite et puante. A noter qu’accessoirement on trouve des vins AC/DC, baptisés selon le cépage d’un nom de chanson différent, la classe.

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