De Sydney à Brisbane… à dos de Koala

 

Ca y est cette fois Sydney c’est terminé, c’est un peu toujours le même sentiment que l’on a lorsque l’on quitte un endroit qui nous a bien plu et que l’on sait qu’on n’y reviendra pas de si tôt… Enfin qui sait ? Ceci dit, même si Sydney nous a bien plus, la ville est aussi comme beaucoup de grande ville de ce monde, étouffante. On s’y sent bien, mais pas trop longtemps. On marche beaucoup, énormément même, et on passe beaucoup de temps dans les transports. Il y aurait tellement de choses à faire et à voir que ça n’est pas très relaxant. Nous n’aurons donc pas pris le temps de découvrir tous les “villages” de Sydney. Et au final, s’il fallait répondre à la question “avez-vous préférez Sydney ou Melbourne ?”, je répond sans hésitation Melbourne, qui est bien plus reposante et calme.

Il a  fallu quelques heures de routes pour avoir vraiment l’impression de sortir de la ville, toujours en direction du nord. La météo peu engageante (orages journaliers puis pluies incessantes), nous donnera un petit coup au moral dans une atmosphère moite où nous mettrons 3 jours à faire sécher une lessive plus que nécessaire. La côte au nord de Sydney est également sans grand intérêt, plages de surf et villes australiennes se succédant, nous passerons donc vite cette région. A noter tout de même deux petites haltes sympathiques:
Wingham, un petit hameau australien classique avec sa machine à vapeur et son “musée” des pionniers, et surtout son aire de camping gratos où les jeunes de la villes viennent faire un détour en voiture la nuit pour klaxonner et faire des dérapages… Bref jusque la rien d’extraordinaire pour ce soir d’anniversaire et fêter mes 31 ans. Et puis le ciel se couche et nous verrons d’abords quelques unes puis quelques dizaines, puis centaines et enfin quelques milliers (je déconne pas) de chauve-souris géantes qu’on appelle aussi des roussettes, qui s’envolaient pour aller se nourrir de fruits dans la nuit. Un truc de dingue comme on en voit que dans les émissions de Nicolas Hulot. Sympa pour une surprise d’anniversaire.
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La seconde halte digne d’intérêt fut Port Macquarie, où nous aurons l’occasion de visiter gratuitement un hôpital pour koala. Un petit endroit calme, tenu par des volontaires très sympathiques et dévoués à soigner les koalas de la région victimes d’accident de la route ou d’incendie. Les pensionnaires les moins gravement touchés sont ensuite tous relâchés dans la forêt. Nous aurons également l’occasion de d’observer de près cette fois-ci les fameux goannas (ou varans) de la région se baladant à proximité de la plage.
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Ensuite, direction l’ouest pour aller se perdre dans les montagnes formant le Great Dividing Range longeant toute la côte est du pays du nord au sud. La route est sinueuse, bosselée et trouée (les australiens ne savent pas faire des routes plates, même neuves les routes sont bosselées et pleines de nids de poules), mais les paysages sont magnifiques avec de grand canyons et des chutes d’eau impressionnantes. Nous y passerons donc quelques jours dans les parcs nationaux (New England NP, Cathedral Rocks NP) longeant la Waterfall Way (route de chutes d’eau). Ca tombe bien ce détour nous ramène tout droit sur la côte à Yamba puis Ballina et enfin Byron Bay où nous comptions bien faire une étape un peu plus longue que les autres.
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Byron Bay est réputée pour être une ville de surfeurs et surtout un repère de hippies toujours pas revenus des années 60-70. On s’attend donc à une ville sympathique et un peu déjantée, un truc cool. Au final la ville n’a rien de cool du tout, mis à part quelques boutiques babo-bio-local-équitables (et sans gluten). Il s’agit désormais tout simplement d’une destination touristique idéalement située entre Sydney et Brisbane où toute la journée des cars déversent des flots de backpackers venus chercher, pour un week-end, la “coolitude” qu’on leur a vendue dans les agences de voyages. Bref, il vaut souvent mieux aller se perdre dans quelques villes un peu plus loin de la côte et moins connus du grand public pour trouver des vraies villes de baba-cool en combi VW. La région n’en manque pas. Donc voilà un petit tour par le phare de Byron Bay et direction l’intérieure des terres, ses montagnes, sa forêt humide subtropicale et… le Queensland ! En effet la route par la côte vers Brisbane nous emmènerait tout droit sur Gold Coast et Surfers Paradise, qui sont les équivalents pour l’Australie de Cancun au Mexique ou dans un autre registre de La Grande Motte pour la France. Autoroutes, bêton, immeubles de 30 étages en bord de plages, tourisme de masse et excursions attrape couillon hors de prix… Bref, on fuit.
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Nous passerons donc la “frontière” du Queensland qui sera pour moi  le dernier état d’Australie que je visiterai, sur une petite route de montagne  (bien entendu défoncée) au milieu de la forêt humide. Les tropiques approchent et les températures en témoignent (25-30°C de moyenne), la froideur de la Tasmanie nous parait désormais bien loin. Nous avons donc vraiment apprécié ces quelques jours de balades et de visites dans ces forêt aux arbres, plantes, et fougères gigantesques, mais aussi quelques araignées et sangsues.
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Et puis un coup de fil, Delphine est contactée pour un entretien pour un job temporaire de prothésiste dentaire à Brisbane. On s’organise donc pour être rapidement à Brisbane dès le lendemain et en profiter pour faire une ou 2 visites d’appart en colloc. Le temps de préparer Delphine physiquement (le look backpacker tout droit descendu de sa rando en forêt, c’est pas forcément top) et mentalement et nous voilà à Brisbane. On ne pourra pas en dire plus pour le moment sur la ville car nous n’avons pas vraiment pris le temps de visiter, nous aurons largement l’occasion de le faire plus tard, avant mon retour. Au final, un entretien encourageant, dont on attend le résultat, et 2 visites d’appart en colocation dont une vraiment idéale que nous pourrons encore mieux apprécier d’ici quelques semaines, puisque ce sera notre domicile pour la fin de notre road trip en Australie. En attendant nous passerons nos dernières nuits avec Maurice, toujours en faisant cap au nord pendant une dizaine de jours encore avant de redescendre vers notre maison.
Jusqu’où irons nous ? Nous ne le savons pas encore…

Le saviez-vous ?
A la différence des lézards, les goannas (ou varans) ont la langue fourchue, comme les serpents. Cette langue leur sert à sentir les odeurs en récoltant les particules sur cette langue avant de les introduire dans leur bouche. Cette faculté olfactive permet ainsi aux goannas de trouver assez facilement le chemin des barbecues en bord de plage, où les australiens adorent faire griller leurs saucisses durant une pause sur la route. Car il faut le savoir aussi, mais il parait simplement inconcevable pour un australien de prendre la route sans saucisses de secours, vendues par paquet de 4 kg au supermarché du coin.IMGP2309IMGP2290

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. sarah
    Mar 10, 2012 @ 16:04:43

    BON ANNIVERSAIRE !

    Réponse

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