Pour les nuls en géo

 

Et voila, le trajet est terminé, la carte est donc dans sa version définitive. On aura parcouru l’Australie de son extrême ouest à son extrême est en passant par son extrême sud. Ce qui représente un total de 20000 km en un peu moins de 6 mois de road trip réel. Si ça ne vous parle pas trop imaginez que l’Australie est 14 fois plus grande que la France. Alors comme on dit ici : It’s a big country maaaan !

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En rouge le mois d’Octobre.
En bleu le mois de Novembre.
En rose le mois de
Décembre.
En
vert le mois de Janvier. On voit pas très bien mais tout est en Tasmanie.
En
orange le mois de Février.
En turquoise
le mois de Mars. On voit qu’on commençait à fatiguer.

60 jours en Tasmanie

Après 60 jours passés en Tasmanie, c’est l’heure pour nos 2 amis de faire un bilan sur cette île du bout du monde. Nous IMGP0829avons donc profité des 9 longues heures (10 avec le retard) de la traversée du détroit de Bass à bord du Spirit of Tasmania qui nous ramenait à Melbourne pour les interviewer et recueillir leurs impressions sur ces 2 derniers mois.

Unpiedenoz: Bonjour les amis. Tout d’abord la question que tout le monde se pose, avez-vu le fameux diable de Tasmanie ?
Maxime:
Haha ! Effectivement, bonne question et en fait non, nous n’en avons pas vu. Oui je sais c’est dommage mais c’est comme ça. En fait le diable a beau être le l’emblème de la Tasmanie, il se fait rare en liberté et souffre de tumeurs faciales contagieuses pas belles à voir.
Delphine:
Les seuls diables que l’on peux facilement croiser sont ceux des wildlife park. Ce sont des endroits payants et souvent pas donnés dans lesquels on vous fait croire que les animaux vivent comme dans la nature. Mais ce sont purement et simplement des zoos.  Nous avons vu tellement d’animaux en liberté dans les parcs nationaux en marchant et observant un peu qu’on ne voit pas trop l’intérêt de ce genre d’endroits [ci-dessous des oppossums].
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Unpiedenoz: Et sinon autre question idiote. Pourquoi la Tasmanie ? Ce n’est pas vraiment la destination à laquelle on pense le plus quand on part voyager en Australie.
Maxime:
Et pourquoi pas ? En fait c’était assez logique comme choix. Ici à cette période c’est l’été donc la meilleure période pour visiter l’île pendant que la côte est de l’Australie est bondée de touristes. Ensuite on savait au début qu’à un moment ou un autre de notre voyage on devrait travailler un peu, et ici c’était la pleine saison des cerises. Et puis j’ai aussi toujours eu envie de visiter cette île. Il n’y avait plus qu’à.
Delphine: En effet, plusieurs personnes que l’on a rencontré avant de venir nous ont posé la même question. En se projetant sur une idée de parcours au début de notre séjour, nous nous sommes dit que la Tasmanie serait bien côté climat pour y passer l’été. On s’avait qu’il allait faire très chaud sur le continent et très fréquenté puisque c’était les grandes vacances pour les australiens, nous nous sommes donc dit que ça pourrait être bien d’y aller faire un tour. Côté pratique, j’avais besoin de travailler pour renflouer un peu le porte-monnaie et le mois de décembre était réputé pour les cueillettes de cerises…donc on s’est lancé dans le projet d’y aller en ferry accompagné de Maurice (on n’allait pas le laisser à Melbourne quand même!) et de faire une petite pause d’une semaine dans notre périple. Ainsi une famille australienne nous a accueilli dans leur ferme bio où nous avons nettoyé le jardin.
Maxime: Et creuser des tranchées….

Unpiedenoz: Que retiendrez-vous de ces 60 jours passés sur l’île ?
Maxime:
Des parcs nationaux magnifiques et variés, il y en a pour tous les gouts (montagne, plages, bush, animaux…). Je retiendrai aussi que j’ai connu ma première expérience de woofing et de travail à l’usine, comme quoi il est jamais trop tard pour commencer. Les gens sont vraiment sympathiques, mis à part un connard bourré qui est venu gâché notre dernière soirée à Devonport en m’agressant physiquement pour nous racketter. [Unpiedenoz: Outch! Vraiment ? Rien de grave au moins ?] Non rien de grave, lui par contre a tâté du manche de pioche du voisin de campement venu nous aider. Bref, une soirée à oublier. Ce qu’il faut retenir ce sont les bons moments, les rencontres et les paysages magnifiques de cette île.
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Delphine : Je peux retenir ma première morsure d’araignée qui m’a enflée la jambe pendant une semaine, la première expérience de travail à l’usine en couple où on s’est quand même bien marré! Evidemment de magnifiques paysages avec de superbes plages, des rando géniales où nous avions bien mouillé le tee-shirt, des rencontres animales surprenantes et amusantes. Nous pouvons dire aussi que les tasmaniens sont super accueillants et intéressants; plusieurs rencontres bien sympa nous ont surprises, on s’est même fait inviter chez des tasmaniens pour le jour de l’an !
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Unpiedenoz: Et côté météo, alors ? On entend souvent dire que la Tasmanie est à l’Australie ce que la Bretagne est à la France.
Maxime:
C’est faux. Je dirai que c’est plutôt ce qu’est l’Irlande ou l’Ecosse à l’Europe. En tout cas il est difficile de dire en se levant le matin quel temps il fera dans la journée en se fiant juste au ciel. En Bretagne on dit souvent qu’il fait beau plusieurs fois par jours, ici on dit qu’on peut avoir les 4 saisons en une semaine, et c’est vrai. C’est difficile à imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu. Il peut faire 35°C une journée avec un indice UV à pas mettre un albinos dehors et le lendemain faire 10°C, voir neiger à 500m d’altitude en plein été. Pour ce qui est de l’eau, la mer est souvent magnifique mais toujours très froide. Si vous avez l’habitude des bains de mer en Bretagne vous survivrez. Personnellement je n’ai tenté l’expérience qu’une fois mais ça n’a pas duré très longtemps.
Delphine: J’ai eu très très froid! Je pense que je n’ai jamais eu aussi froid pendant 10 jours. Le fait de travailler dans le froid et le soir vivre dehors sans avoir la possibilité de prendre une douche chaude et de se réchauffer n’est pas facile! Je m’étais acheté une polaire bien chaude pour les “au cas où” mais finalement je l’ai mise tous les jours et souvent toute la journée. Le bonnet aussi était de sorti et les chaussures de rando toujours aux pieds !
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Unpiedenoz: Côté rando justement, on a l’impression que vous en avez fait pas mal ici, je me trompe?
Maxime:
Effectivement, la Tasmanie s’y prête particulièrement bien. Nous avons cumulé 45 heures de randos rien qu’en Tasmanie. Malheureusement nous n’avons pas pu tester les parcours sur plusieurs jours car nous n’étions pas équipé pour. Pas de tente légère, pas de sac de couchage de montagne, pas de réchaud portable… et s’équiper sur place coute une fortune.
Delphine: Oui c’est vrai que nous avons bien crapahuté! Dès que le temps s’y prêtait et qu’on était libres on en profitait. Il y a déjà suffisamment à faire sur des balades à la journée.
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Unpiedenoz: Ce sera à la fin de votre voyage l’état d’Australie que vous connaîtrez le mieux, avez-vous des  conseils pour ceux qui voudraient visiter la Tasmanie ?
Maxime:
Une veste polaire avec un zip rapide à portée de main, juste à côté paire de lunette et la crème solaire et surtout de bonnes chaussures de marche NEUVES ! Les miennes sont désormais bonnes à changer. Si vous voulez faire des randos de plusieurs jours, prévoyez un budget ou le matériel avant de décoller de France. Un conseil aux conducteurs, bien IMGP0776tenir le volant à 2 mains sur les routes non goudronnée… On en a vu quelques un dans le décor, et comme toujours en Australie gare aux animaux sur la route. Pour les surfeurs n”oubliez pas votre combinaison 7mm. Et enfin, n’écoutez pas les gens qui vous disent qu’on peut visiter toute la Tasmanie en 2 semaines, il faut compter un bon mois pour vraiment en profiter.
Delphine: Oui évidemment des vêtements chauds, bon le GPS inutile ici, il n’y a pas deux routes pour aller au même endroit! Eviter de vous jeter sur des idées reçues que la cueillette des cerises c’est le bon plan, ça ne l’est pas tous les ans et seul les très bons cueilleurs peuvent faire des exploits (400$ la journée). N’oubliez pas le chapeau aussi car quand le soleil est là, ça cogne dur! Prévoyez aussi un bon bouquin car quand il pleut ou qu’il fait trop froid dehors, c’est bon d’être sous la couette avec de la bonne lecture. Et surtout, achetez le pass 2 mois pour les parcs nationaux, il 60 dollars et il couvre tous les parcs. Inutile de dire que nous l’avons rapidement amorti.

Unpiedenoz: Un petit mot sur la suite du voyage ?
Delphine:
En quelques mots : 2 mois, Melbourne, Sydney, Brisbane et entre chaque ville des surprises, on l’espère, que nous vous dévoilerons au fur et à mesure sur ce blog Smile.

Unpiedenoz: Ca tombe bien, nous arrivons à Melbourne. Merci et bonne route à vous 2.
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Le saviez-vous ? Certains backpackers sont tellement rats, qu’ils en sont réduits à voler du PQ dans les toilettes publiques. On a même vu des italiennes le faire à l’usine. Le phénomène semble tellement répandu ici qu’on voit parfois des affichettes dans les toilettes stipulant: “Backpackers, merci de ne pas voler le papier !” On ne comprend pas trop pourquoi ils le font car ce n’est vraiment pas ce qui coute le plus cher ici. Bref, si l’on se réfère à l’odeur et au look clochard de certains, ces derniers feraient mieux de voler les savons de ces mêmes toilettes ça leur serait certainement plus utile.

Les caprices de Maurice

 

Il se faisait discret depuis le début du parcours, mais lors de cette semaine entre Noël et le Jour de l’an il a malheureusement été au cœur de nos préoccupations quotidiennes. Nous laisserons donc Maurice s’expliquer lui même sur cette semaine un peu particulière dont nous aurions aimés nous passer. Maurice c’est à toi !

Hello, me revoilà ! Maurice le van, pour ceux qui n’auraient pas suivi… Bref.
Effectivement depuis quelques temps j’avais l’impression qu’on ne faisait plus trop attention à moi. Au début du mois dernier on me parque dans un bateau à fond de cale, pour me laisser ensuite une dizaine de jours en plein soleil dans une petite ferme en roulant en moyenne 5 km par jour pendant que Monsieur et Madame mènent un combat contre des soit-disant envahisseurs verts… laissez moi rire, c’était des mauvaises herbes ! Ensuite, on me demande de reprendre du service illico presto pour allez gravir des montagnes dans l’ouest froid et humide de la Tasmanie à fond de 3 ème sur des routes pleines de bosses sous la pluie et pour finir ils me font faire 21 km de pistes non goudronnées pour que Monsieur et Madame puisse passer le réveillon de Noël tranquille sur la plage la plus au sud de l’Australie. Et puis voila qu’ils se disent que la prochaine révision pourra encore attendre quelques kilomètres supplémentaires… Je rêve. Oh, ils ont bien essayer de m’amadouer en me faisant un petit nettoyage complet de l’intérieur après leur prétendue guerre à la ferme. Mais moi on ne m’y prend pas, j’en avais marre de n’être que le moyen de transport de 2 voyageurs égoïstes. 
Donc IMGP9820voila Noël est passé, on the road again. Me voilà reparti comme en 40 vers la péninsule de Tasman un peu à l’est d’Hobart, un parc national splendide, il fait beau le soleil brille, la fin d’année approche et nos 2 amis pensent qu’ils vont pouvoir passer 4 jours peinards à profiter du beau temps, de la plage et des randonnées.  Après 12000 km et près de 3 mois de bourlingue, je crois que c’était le bon moment, pour remettre les choses à leur place, parce que sans moi pas de voyage, alors une petite gueulante de temps en temps ça fait pas de mal.  Allez hop aiguille de température à la limite de la zone rouge, un petit peu de vapeur dans le liquide de refroidissement (ça fait toujours son petit effet sur la route ça Smile), et un peu de bruit de cocote minute pour impressionner les passagers en haut des côtes.
J’espérais IMGP9881qu’ils fassent demi-tour, malheureusement ces idiots pensaient pouvoir continuer dans la péninsule pour trouver un mécanicien… ils sont pas sortis les pauvres. On est le 26 décembre et en Australie c’est Boxing Day (le jour des boites). En gros il ne se passe strictement rien et même s’il se passait quelque chose là où on est il n’y a rien. Le plus drôle c’est qu’ils ont encore continué jusque Port-Arthur en pensant que c’était une vraie ville… Qu’est ce que j’ai bien rigolé quand ils se sont aperçu que c’était en fait un complexe touristique organisé autour d’une ancienne prison (comme beaucoup en Australie en fait), et donc forcément pas la moindre trace d’un mécano ici.IMGP9848
PC250021Mais quand même le must, c’est quand ils ont ensuite suivi les indications des locaux qui leur disaient qu’il y aurait un mécanicien ouvert le lendemain à Nubeena, un peu plus loin sur la route. Parce que le lendemain, le soit disant mécanicien n’a pas voulu ouvrir son atelier pour des couillons de frenchies qu’il a pris plaisir à envoyer balader. “C’est votre assistance qui vous à envoyé ici ? Non ? Ah bon ? Bah en fait moi je fait pas de mécanique aujourd’hui.” Juste avant d’aller aider un de ces potes sous le capot de sa voiture. Et oui si dans l’ensemble en Australie les gens sont plutôt sympas il y a aussi des gros cons…  Cela dit celui-ci avait au moins le mérite de l’assumer ouvertement. Bref.
Quelques IMGP9864coup de fils à l’assistance plus tard, on a trouvé un “champion du monde” qui leur prendra 66 dollars pour uniquement me retirer le thermostat, ne trouvant pas d’autre explication à mon problème de surchauffe. Allez youpi c’est reparti pour la péninsule de Tasman… Enfin pour 30 km seulement, mes voyageurs prendront quand même le temps de visiter quelques truc facile d’accès et s’arrêterons une nuit à la sortie de la péninsule sur la route retour d’Hobart pour me refroidir.

Le lendemain (3 ème jour de galère donc), ils décident d’employer les grands moyens en me renvoyant chez un vrai garagiste à Hobart (ils m’ont encore un peu fait chauffer pour y arriver d’ailleurs mais bon, passons). Je reste donc un après midi complet chez ce garagiste à me faire ausculter dans tous les sens. Verdict mon ventilateur ne tourne plus correctement. Allez hop 200 dollars. Mes proprios gardent tout de même le moral et profiterons de la halte forcée pour visiter un peu plus la ville. 

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Mais ne croyez pas que j’allais les laisser s’en tirer comme ça. Voilà qu’ils se croient tirés d’affaire et qu’ils veulent aller dès le lendemain sur Maria Island, en me laissant au parking, avant de revenir pour fêter le nouvel an à Hobart. Bah moi je dis non, et au bout de 40 km je ressors le grand jeux : vapeur, bruit, tout ça tout ça… Allez hop retour à Hobart chez le garagiste. Le mécano sortira cette fois le grand jeu et m’offrira un lavage en profondeur du radiateur et un nouveau bouchon pour celui-ci. Mais maintenant plus question de laisser repartir les frenchies sans vérifier que je ne coopèrerai pas. Direction une méchante côte bien raide d’Hobart. Bon j’avoue ce lavage m’a un peu remis les idées en place et ce nouveau bouchon il est quand même vachement plus joli. Allez j’arrête de bouder, promis, je monte donc la côte sans sourciller.
Pas entièrement convaincus mes frenchies me pousserons le lendemain
sur la route qui grimpe au sommet du mont Wellington qui surplombe Hobart du haut de ses 1200 m.  Promesse tenu, je les laisse donc monter et profiter de la vue. Ils iront ensuite reposer chez des Tasmaniens bien sympas rencontrés quelques jours plus tôt  et qui les avaient invité à dormir quelques nuits chez eux à dans leur belle maison d’Hobart. Quand je vous dis que les australiens sont sympas…
Allez je les laisse fêter tranquillement la nouvelle  année après ça ils ont prévu de m’emmener au Freycinet National Park pour quelques jours avant de revenir un peu au sud d’Hobart pour travailler dans le domaine des cerises. En attendant ils vont pouvoir reprendre une activité normale : rando, animaux, photos, repos… bref la vraie vie quoi.
Les quelques jours de visite du parc national seront en effet un réel succès, malgré une fréquentation importante du lieu, en ces jours de grandes vacances australiennes. A noter sur cette côte une importante quantité de granit rose, qui en font une sorte de Trégastel puissance 10.
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Le saviez-vous ?
IMGP9742Sur certaines plages de Tasmanie, on trouve en grand nombre des coquillages percés d’un trou d’environ 2 mm de diamètre parfaitement circulaire et parfaitement taillé, et pratiquement toujours au même endroit. Nous ne connaissons pas l’origine de ces trous mais nous avons néanmoins quelques idées à vous soumettre.
A/ Il s’agit d’un espèce génétiquement modifiée pour produire des coquillages à collier “Fête des mères”. Très pratique.
B/ Ils ont été percés par une bestiole (oiseaux, insectes, parasites, autres…), pour être gobés ou autre.
C/ Les tasmaniens s’ennuyant ferme sur la plage (vue que l’eau est gelée) passent leur temps à faire des trous dans les coquillages, pour le fun.
D/ La réponse D
J’opterai personnellement pour la réponse B mais si c’est le cas j’aimerai bien en savoir un peu plus. Alors vous qui disposez de nombreuses heures de boulot avec Google illimité, si vous pouviez nous trouver une réponse à ce qui est pour nous un mystère… Merci d’avance.

5, 4, 3, 2, 1 … Bonne Année !

 

Nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour cette année 2012 !
Que cette nouvelle année vous apporte plein de voyages, assez d’argent, plein de bonheur en famille et juste assez de boulot, parce que faut pas exagérer non plus ! Ah oui, et surtout la santé… parce c’est important… la santé, hin. Allez Tchin ! Martini glass

BONNE ANNEE !

Le saviez-vous ? Hobart est le bon endroit en Tasmanie pour fêter dignement le nouvelle an. Il y a premièrement l’arrivée de la célèbre course à la voile Sydney – Hobart, mais IMGP9970aussi l’arrivée de 2 autres courses moins connues  que sont la Melbourne – Hobart et  la Launceston – Hobart qui ont lieu en même temps…. Les arrivées des bateaux dans le port sont acclamées tous les quarts d’heures, aux heures de pointe, depuis le front de mer par les vacanciers venus passer quelques de jours de repos au Taste Festival (festival du goût). Le nouvel an est ensuite illuminé par 2 feux d’artifices sur le port. Et pour ceux qui n’en ont pas eu assez il y a encore un festival de rock un peu plus loin sur la côte (mais hors de prix), suivi quelques jours plus tard par un festival de folk dans une petite villes aux environs…
Bon je crois qu’on ne pourra pas tout faire.

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Noël dans le Far South

 

Notre route s’est poursuivie par une courte escale à Hobart où nous avons passé une journée très sympathique. Hobart est une capitale territoriale d’environ 200 000 habitants, très tranquille où flâner le long des docks est plutôt plaisant, et où tout le monde est plutôt sympa et détendu, mais ça on l’a déjà dit dans un précédent post je crois. Les quais étaient bien mouvementés car de nombreuses personnes s’affairaient à la préparation de l’arrivée de la Sydney-Hobart, course de voile très populaire, qui va se dérouler à partir du 26 décembre prochain. L’évènement important aussi à Hobart est le “Taste Festival” (festival du goût à partir du 28 décembre) où de nombreux producteurs viennent faire déguster leurs merveilles culinaires ! Nous reviendrons donc vers le 31 décembre pour profiter de toutes ces festivités et passer le jour de l’an dans une grande ville.IMGP9622IMGP9641IMGP9632IMGP9660

Nous avions envie de passer un réveillon de noël insolite : sur la plage la plus au sud de l’Australie, Cockle Creek. Mais avant cela nous avons du traverser la région de la Huon Valley du nom de la rivière qui la traverse. Cette région est en fait le verger de la Tasmanie, pommes, cerises, abricots, et baies en tout genre pullulent ici. Nous nous arrêterons ici une nuit dans un superbe campement gratuit avec vue sur Bruny Island et au bord d’un bras de mer dans lequel des dauphins s’amusaient gentiment, et surtout autour d’un excellent et rare repas de produits frais et de poisson, c’est noël avant l’heure !
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Le lendemain veille de noël, après une bonne vingtaine de kilomètres sur une route gravillonnée, nous arrivons aux campements de Cockle Creek au bord de la plage. Contrairement à ce que l’on espérait, nous n’étions pas les seuls à faire du camping le long de la côte, car ici ce sont les vacances d’été qui ont débuté il y a une semaine. Les aires de repos étaient alors bien remplies et c’est seulement à la troisième que l’on a trouvé une petite place pour notre Maurice, les australiens vivent au grand air ! 
Il n’y avait pratiquement que l’océan entre nous et l’Antarctique ! Des petits toasts improvisés et une bouteille de rosé local pour arroser ce réveillon de Noël insolite en regardant les nombreux pêcheurs partir en mer. Nous avions devant nous un superbe paysage, certes un peu nuageux mais plein de contrastes.  Bon, sur la plage nous n’étions pas très nombreux, on a pu profité d’un petit moment de tranquillité, sans le bruit de la radio et sans l’odeur de barbecue des voisins.
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Le lendemain nous partons faire une belle petite rando pour se rendre au point le plus au sud de l’île, Fisher Point. Bon en fait on pouvait aller encore un peu plus au sud à pieds sur le chemin, mais il fallait pour cela quelques heures de plus de randonnée et nous n’avions pas prévu de rester ici une journée supplémentaire… question de choix comme toujours. Le chemin longeait de magnifiques plages au sable blanc et à la mer couleur turquoise. Au passage nous croiserons encore une baleine de 5 m, en métal cette fois-ci, trop classe. Beaucoup de nuages toujours nous accompagnaient mais lorsque le soleil faisait son apparition, on crevait de chaud. Et oui c’est ça la Tasmanie, il faut enfiler sa polaire sous les nuages et dès qu’ils s’éclipsent, vite la retirer et sortir les lunettes de soleils. Maudit trou dans la couche d’ozone…
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Nous remonterons ensuite vers Hobart dans l’après midi pour faire une halte nocturne dans un camping un peu à l’est d’Hobart histoire de se protéger de la pluie et de prendre une douche chaude bien méritée. L’idée étant au départ de poursuivre la route dans les prochains jours sur la péninsule de Tasman, dont les randonnées dans le parc national semblent prometteuses, puis de remonter ensuite un peu sur la côte est en attendant des nouvelles du travail et de redescendre ensuite sur Hobart pour le nouvel an – avant de repartir vers le nord ou la côte est selon le temps qu’on aurait avant de trouver un hypothétique travail. En gros on avait pas vraiment de plan de route établi, mais nous n’imaginions pas devoir chambouler ce plan dès le premier jour, pour une histoire de ventilateur et de 26 décembre férié en Australie…

Suite au prochain épisode

Le saviez-vous ? Le 26 décembre est férié en Australie. Oui bon OK, on vient de le dire… Mais savez-vous pourquoi ? Parce que nous, pas vraiment en fait ! On sait juste que c’est “Boxing Day”! Ca nous avance pas beaucoup et on aimerait bien en savoir un peu plus. Pour le moment on imagine plusieurs possibilités:
A/ Les Australiens fêtent trop noël à la bière autour du barbecue et ont réussi à convaincre leur gouvernement d’avoir un jour de récupération supplémentaire pour décuver et digérer tranquillement.
B/ La boxe est un sport national en Australie, et ce jour là tout le monde monte sur le ring pour se coller des bourre-pifes à longueur de journée. 
C/ C’est juste le lendemain noël et puis c’est tout !
D/ La réponse D.
Si à tout hasard quelqu’un pouvait nous en dire un peu plus… Pour moi ce sera la réponse C, même si j’avoue avoir un petit faible pour la A.

The Western Wilderness

 

Après avoir passé une semaine dans le nord de la Tasmanie avec nos hôtes à la ferme, nous avons décidé de reprendre la route pour visiter l’île : c’est bien de profiter du confort mais il ne faut pas faire durer le plaisir trop longtemps de peur de ne jamais vouloir repartir ! Il y a aussi que nous attendons des nouvelles pour réellement bosser dans une cueillette de baies ou de cerises mais la saison n’est pas en avance et nous resterons pas une éternité en Tasmanie (retour prévu à Melbourne fin janvier).

Le premier constat que l’on s’est fait très rapidement ici, en Tasmanie, c’est que les gens sont très très sympas, ouverts, accueillants, voir parfois un peu curieux…Dès nos premiers instants sur l’île, le simple fait de nous dire “bonjour” dans la rue nous a surpris. Tout le monde nous salue et tout le monde nous parle. Si bien que nous avons déjà une proposition d’hébergement à Hobart et à Melbourne, et même un convoyage d’un bateau de 11 m si le coeur nous en dit ! En guise de bienvenue et d’amorce à la conversation, lors d’une nuit à Hobart, une dame est directement sortie de sa caravane pour nous offrir des petits toasts qu’elle avait préparé elle-même…. à base de saumon fumé et de câpres. On est resté un peu bête, comme nous n’avions rien à offrir en échange. On avait pas encore fait de ravitaillement et honnêtement on ne pensait pas acheter quelque chose pour les éventuelles rencontres. C’est chose faite maintenant. Et puis, nous avons aussi retrouvé le bon signe de la main entre conducteurs sur la route! Ici nous nous sentons vraiment bien, un peu comme s’il l’on était chez nous. La vie est paisible, sereine et les oiseaux nous font souvent des concerts. Les routes sont montagneuses mais il n’y a pas trop de monde, Maurice assure !

Notre premier arrêt fut à “Cradle Mountain”(ce qui signifie la montagne berceau), très connue pour sa randonnée l’ “Overland Track”. 6 ou 7 jours de marche pour parcourir 60km à travers les montagnes. Comme nous n’avions pas prévu l’équipement adapté à une telle randonnée, nous nous sommes contentés d’une balade de 4h, le circuit des lacs où nous avons pu profiter de la splendide vue sur Cradle Montain! Malheureusement le temps n’était pas vraiment avec nous (nuagueux mais pas froid du tout) mais nous avons quand même réussi à prendre quelques photos pendant une éclaircie! Et notre promenade s’est finie en beauté puisque nous avons fait une rencontre imprévue avec un wombat, pas farouche!
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Après quelques kilomètres de routes très sinueuses et très abimées, Maurice a eut envie de s’arrêter proche d’un superbe lac, le “Lake St Clair”, le soleil étant au rendez-vous nous avons donc accepté sa proposition. Nous y avons passé deux jours à nous balader. La rando que nous avons le plus appréciée est celle où nous avons pris le “ferry” (qui était ni plus ni moins un ptit bateau à touriste) pour nous amener à un point du lac où un chemin nous attendait pour une balade de 3h proche du lac à travers la forêt et les ruisseaux (très très humides d’ailleurs). Le capitaine du bateau m’a demandé si je voulais bien qu’il me prenne en photo aux commandes, je fais donc partie de sa collection de photos de pilotes amateurs!
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Le saviez-vous ? L’ornithorynque ou platypus en anglais est un mammifère qui ponds des œufs, avec un bec de canard et des pieds palmés qui se rétractent lorsqu’il regagne la terre ferme. Bon OK, vous le saviez presque tous, et malheureusement nous n’avons pas de photos pour illustrer ce “le saviez-vous” en petite forme, car tout ce que nous avons réussis à photographier qui y ressemblait le plus était en fait des bout de bois flottant sur le lac… Désolés.

Joyeux Noël !!!

 

Nous vous souhaitons à tous un joyeux Noël de Tasmanie !

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Delphine et Maxime.

 

IMGP9714Le saviez-vous ? Nous serons pour ce réveillon de noël austral, plus proche de l’Antarctique que de Cairns (au nord-est de l’Australie)…

Des nouvelles du front

 

Nous venons de passer notre première semaine en Tasmanie et quelle semaine, puisque nous venons de vivre notre première expérience de “woofing” que l’on pourrait traduire pour les non-initiés par “travail à la ferme nourris logés blanchis”. Et pour changer du récit blog de voyage basique du style :“alors mardi on a fait ça c’était super, mercredi on a fait ceci mais c’était pas terrible, mais je vous en parle quand même…”, qui vous ennuie tous (si si on le sait, nous aussi ça nous ennuie), nous avons décidé pour ce post de faire comme en théâtre d’improvisation, en choisissant le mode “A la manière de…” Et là je sens tout le monde suspendu au touches de mon clavier pour savoir de quelle manière va être écrit ce post. Roulements de tambours…. Tadaaaaa ! : A la manière du récit de guerre !
Au début on hésitait entre le récit de guerre et la recette de cuisine mais le second ne collait pas vraiment au contexte, bref…

Clap !

9/12/11 – jour 1 : Le débarquement
Le jour était à peine levé depuis une heure que nous débarquions sur le sol Tasmanien. Le lieu du débarquement à Devonport nous avait été imposé par les autorités australiennes en raison de sa proximité avec Melbourne. Le premier combat eu lieu à la sorti du bateau, lorsqu’il fallu affronté les chiens renifleurs de bananes, capables de détecter n’importe quel légume frais dans un véhicule de transport de troupe comme Maurice. Heureusement nous avions tout mangé lors de notre dernier ravitaillement à bord du bateau. Notre ordre de mission nous indiquait la zone de combat à Paradise, non loin de Sheffield. Un nom pas vraiment prédestiné pour mener le combat qui nous attendait. Peu importe, nous avons accepté la mission, nous nous rendons donc sur zone pour évaluer l’étendu de l’invasion. Et le premier constat est que le combat sera difficile. Les monstroplantes (ou mauvaises herbes) cachent presque la maison des autochtones qui avaient demandé le renfort d’une coalition internationale. En effet l’Allemagne et le Danemark ont eux aussi envoyé un contingent de woofers sur place. Nous sommes donc les premiers à arriver. Et nous passerons de longues heures à discuter avec la population locale composée de Kurt, Kalie et Hanke leur chienne qui ne nous dira pas grande chose de plus que “woof !”. L’accueil est en tout cas royal et le hamburger local du soir nous sera fort réconfortant.
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10/12/11 – jour 2 : Prises de vue aérienne
Avant d’attaquer un adversaire, il est de mise de l’étudier, et comme aujourd’hui c’est la trêve du dimanche nous en profiterons pour aller observer le terrain de haut. Plus précisément du haut du mont Rolland surplombant le futur champ de bataille du haut d’une falaise vertigineuse. Il nous faudra 3h d’une marche difficile pour atteindre les 1200 m du sommet. Traversant sur ses 900 m de dénivelé, une zone de forêt humide habitée par des êtres étranges se déplaçant sur 2 pattes et d’autres n’ayant même pas de pattes; puis une zone plus montagneuse et rocailleuse pour finir par une petite escalade sur les derniers mètres du sommet. Nous profiterons d’une météo dégagée pour prendre de nombreuses prises de vue de la zone de combat, ce qui fut un atout indéniable. Malheureusement le vent et les températures d’altitudes plus que fraiches ne nous permettront pas de nous attarder. D’autant que Kalie, notre cuisinière au camp de base a pris rendez-vous avec Delphine pour remonter le moral des troupes avec un far breton, et nous devons aussi rentrer, pour discuter stratégie avec le contingent germano-danois qui doit déjà nous attendre.
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11/12/11 – jour 3 : Premières frappes
9h00 Ca y est c’est parti ! Après avoir établi la stratégie du jour avec les troupes, Kurt envoie les 3 filles pilonner la zone d’entrée de la ferme. Les envahisseurs venus des champs voisins sont déjà bien installés. Il faut tout arracher jusqu’à la racine, il s’agit d’une extermination pure et simple à l’ancienne. Sans armes chimiques, nous serons armés uniquement d’une paire de gants et d’une binette très utile pour faire sortir de leur trou les dernières poches de rébellion. La zone est  quadrillée par les filles, le combat s’annonce long mais le morale est bon, nous n’avons aucun doute sur l’issue du conflit. De mon côté Kurt m’amène à l’arrière du front, les ordres sont simples : creuser une tranchée de 6 m de long sur 20 cm de profondeur. Au début je pensai qu’il s’agissait de protéger la propriété au cas où le conflit s’enliserai, en fait il s’agissait de dégager le pipeline percée qui se trouve dans le sol et le remplacer par un nouveau de plus grande section, permettant ainsi de distribuer de l’eau jusqu’à la zone de combat. Une fois le travail terminé je ne tarde pas à rejoindre les troupes pour intensifier les frappes.
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12/12/11 – jours 4 à 6  : L’enfer vert
La fatigue commence à se faire ressentir parmi les vaillants soldats, mais aucun grand blessé ne sera à déplorer de notre côté. Pourtant l’ennemi essaiera tant bien que mal de ralentir nos attaques par des mines soigneusement éparpillées telles que des scorpions et autres fourmis géantes attaqueuses de chevilles (c’est très douloureux…). Notre technique s’améliore également de jour en jour, tous finirons par adopter la technique du rouleau compresseur: aplatir les herbes par tranche, arracher les racines du sol, rouler, arracher les racines et ainsi de suite en avançant, jusqu’a faire une grosse botte que l’on peut ensuite retirer et dégager hors de la zone. Il faut ensuite nettoyer la zone en détruisant à coup de binette l’habitat de l’ennemi. Cette technique de destruction massive n’est malheureusement pas sans risque, quelques dommages collatéraux seront à déplorer, ainsi plusieurs touffes de jonquilles ou d’iris seront ici et là emportées par nos rouleaux compresseurs. Mais quel bonheur de libérer la population locale de l’envahisseur. Nous procèderons de la sorte durant 4 jours, à raisons de 5 heures par jour, agenouillés dans cet enfer vert dont nous ne voyons toujours pas le bout. Un cessez-le-feu sera établi tous les jours entre 11h et 11h30 et une trêve quotidienne à partir de 14h30. Les troupes en profitent ainsi pour se reposer et s’alimenter le soir des bons plats préparés par Kalie.
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15/12/11 – jours 7 : La victoire finale
Nous sommes vendredi et il reste encore quelques zones à libérer, mais la technique devra changer. La zone est peuplée par de jeunes framboisiers très précieux. La consigne est alors claire : plus de dommages collatéraux ! Nous procèderons donc par frappes chirurgicales et des attaques ciblées au cœur même des framboisiers. De son côté Delphine s’occupera de contrôler le gazon qui, pressentant la fin de ses voisIMGP9284ins les envahisseurs, se sentait avec le trèfle, des envies de prendre les devants d’une seconde invasion. Heureusement la lame affutée de la tondeuse de Kurt balaiera rapidement cette tentative de prise de pouvoir, vouée à l’échec. La fin du combat approche, derrière la maison, les derniers framboisiers sont libérés. 14h00, la cloche retentie, les combats sont terminés, la victoire est totale, l’envahisseur est exterminé. Tous les soldats fêterons avec la population, la victoire finale autour d’un dessert à base de jelly. Et en fait, sous son allure assez chimique et typiquement britannique c’est pas si mauvais que ça en a l’air la jelly…

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16/12/11 – jours 8 et 9 : Le retrait des troupes françaises
Après une victoire écrasante de la coalition de woofers, les troupes françaises décident de partir vers d’autres missions, en espérant une vraie mission de mercenaires mieux rémunérée, ailleurs dans l’île. En attendant cette prochaine mission, une permission de quelques semaines pour visiter la région au volant de leur véhicule de transport préféré leur est accordée.

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Clap !

Le mot de la fin: Au final cette expérience de woofing aura été plutôt ressourçant dans l’ensemble. Car au bout de 2 mois de bourlingue dans Maurice, une petite pause d’une semaine, dans un vrai lit sous un vrai toit avec des douches chaudes et des repas variés, est plus qu’agréable. Cette première expérience de woofing ne sera sans doute pas la dernière.

Le saviez-vous ? La princesse Marie du Danemark est Tasmanienne (si si). Elle était d’ailleurs en visite officielle à Hobart lors de notre première semaine en Tasmanie. Elle se serait en fait marié au prince héritier du Danemark, fils de la reine actuelle. Cette dernière étant elle même mariée à un français prénommé Henri… Tout le monde s’en fout (royalement), mais c’est fou ce qu’on apprend en woofant avec une danoise !

 

 

En route pour Melbourne 2/2

On the road again ! Bon c’est pas que les vraies fausses vieilles maisons avec des vrais faux artisans dedans c’est pas sympa mais on a de la route et il fait beau maintenant. Et quelle route ! The Great Ocean Road mates (GOR) ! Dont les 300 km qui mène jusque Geelong sont considérés par beaucoup comme l’une des plus belle route côtière au monde. Rien que ça ! Les Australiens ont une sérieuse tendance à dire qu’ils ont la plus belle, le plus grand, le plus cool du monde, mais cette fois-ci le film a l’air aussi alléchant que la bande-annonce. Au programme, une grande côte longée de falaises rongée par l’érosion avec des sites parmi les plus beau d’Australie comme London Bridge, les 12 apôtres, dont le nombre diminue régulièrement avec le temps (il ne sont actuellement plus que 6 si ma mémoire est bonne). Ce sont de grandes colonnes roches calcaires de 45 m de haut qui se sont détachés avec l’érosion des falaises dont ils faisaient partis avant de s’effondrer eux même. Un jour il n’en restera plus un seul.

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A noter quand même sur ce dernier site les ravages du tourisme de masse qui impose désormais de faire le parcours des “lookout” (points de vue) dans un sens de circulation pour piétons précis sans jamais sortir des clous et prendre sa photo à contre jour au même endroit que tout le monde. Mais c’est aussi un parking gigantesque sur lequel se garent des cars remplis de chinois venus de Melbourne pour une excursion à la journée sur le site avec 43 minutes de liberté sur place avant de repartir. Les plus aisés d’entre eux pourront s’offrir le grand frisson au pieds des 12 apôtres: une demi heure d’hélicoptère pour faire la tournée des sites autour des apôtres pour la modique somme de 450 AUD par personne. Il y avait la queue et un hélico décollait toutes les 15 minutes… Bref inutile de dire que l’on préfèrera d’autre sites plus isolés où les autobus ne s’arrêtent pas, et que nous passerons presque 3 jours à faire cette route dans un sens alors que les bus la font en une journée aller-retour. Nous aurons donc pris notre temps pour par exemple passer quelques heures à observer des koalas sauvages dans les arbres, c’est toujours plus intéressant que dans un parc animalier payant comme le font la plupart des touristes.

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La GOR s’arrête finalement un peu avant Torquay ville de surfeurs de bac à sable sans grand intérêt puisque nous verrons en fait plus de “surfeurs” s’extasiant devant un short ou une paire de tongues bariolées en vitrine que sur l’eau. Nous poursuivons donc notre route vers Melbourne, et réaliserons sans vraiment le vouloir notre premier “bandit camp” sur un parking de plage de pêcheur non loin de Melbourne. C’est pas de notre faute, monsieur l’agent, l’accueil du camping était fermée depuis 15 minutes quand on est arrivé à 18h… Pas grave on sera à Melbourne plus tôt que prévu demain matin, du coup.

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Et maintenant Melbourne ! Wahouuu, le moins qu’on puisse dire en arrivant sur l’autoroute c’est qu’il y a du monde, 3,4 millions a en croire le guide. Nous avons une petite journée pour faire quelques trucs dans la ville, il va falloir sélectionner, pas grave nous reviendrons après la Tasmanie, de toute façon. Nous planquons donc Maurice dans un coin d’une “suburd” (ville aux alentours) avant de prendre le métro et ressortir en plein centre de Melbourne. Architecture variée du très vieux aux grattes-ciel hyper modernes, et ça se construit encore de partout à en croire le nombre de grues. Ca bouge à Melbourne, et ce n’est pas le Queen Victoria Market qui dira le contraire, 3 fois plus gros qu’à Adelaïde, le marché révèle aussi le caractère multi-culturel issue des différentes vagues d’immigration en Australie. Nous y trouverons de nombreuses spécialités grecques, italiennes, turques, polonaises, françaises, japonaise, chinoises,… un régal pour les yeux, les narines et la bouche.

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Nous serions bien restés plus longtemps mais il est maintenant l’heure d’aller à l’embarcadère pour installer Maurice (qui sera resté toute la journée en plein soleil sous 32°C) dans le Spirit of Tasmania qui nous emmènera jusque Devonport en Tasmanie. Là encore quelques subtilités très australiennes, nous vaudrons de devoir vider notre bidon de secours de 10 litres d’essence dans le réservoir de Maurice avant de remplir ce bidon d’eau. C’est cool maintenant j’ai 10 litre d’eau polluée dont je ne sais pas quoi faire et un bidon d’essence qui aura des traces d’eau pendant longtemps… D’autre backpackers européens auront moins de chance, ayant fait le plein de leur van, ils devront vider leurs bidons de secours ailleurs. Bizarrement les caravanes d’australiens ou tasmaniens avec des bidons pleins n’auront rien à vider eux… Quoi ma gueule ? Qu’est ce qu’elle a ma gueule ?

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La nuit s’annonce calme et le ferry confortable. Le coucher de soleil sur l’océan est magnifique, rendez-vous demain matin en Tasmanie.

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Le saviez-vous ? Melbourne est la 3ème ville grecque au monde, après Athènes et Thessalonique, en terme de population… 
It’s incredible all that we learn in this blog !

La journée type du backpacker

 

PC050005_crVivre en plein air nécessite une organisation différente que lorsque l’on vit en appartement avec tout confort. Les simples occupations basiques prennent tout de suite beaucoup plus de temps…Ranger souvent les affaires, organiser les repas, savoir où dormir pour le lendemain sont des éléments du quotidien du backpacker.

 

Voici l’organisation type d’une journée lorsque l’on doit faire de la route:

7h: on ouvre tous les rideaux du van, on aère la couette

PB1400797h20:P’tit déjeuner,quelque fois en compagnie d’animaux (kangourous, hérons, souris…)

7h50: Petite toilette rapide et surtout lavage de dents!

8h: Rangement des sièges, de la table, du réchaud et de la glacière qui passe la nuit sur le toit de Maurice lorsque les nuits sont fraiches.

En simultané Maxime range le bidon d’essence sorti la veille, car dormir la tête à côté c’est pas terrible!

8h15: Vérification des niveaux d’huile et du liquide de refroidissement : Maurice roule très bien mais il boit beaucoup! Comme on n’a pas envie de cramer une pièce on préfère vérifier tous les 2-3 jours selon les kilomètres que l’on fait! Vérifier aussi le niveau d’essence car là dessus aussi Maurice consomme!

8h30: Repérage de la route à suivre avec le Camps6 (on peut le considérer comme similaire à Michelin), bien noter les changements de route que l’on doit prendre!

8h45: Branchement de tous les appareils électriques à recharger pendant la route: Maxime nous fait parfois des branchements savants pour que tout marche sur une multiprise!Branchement du lecteur MP3, appareil photo posé non loin du fauteuil avec le Lonely Planet et le dico de poche!

9h: Vérifier que l’on a assez d’eau dans la gourde! Selon où on s’est trouvé on a eu parfois besoin de plusieurs litres!

9h10 si on a rechargé la gourde! C’est bon Maurice démarre: on est parti!

On ne roule pas plus de 200km d’affilé car les sièges de Maurice sont un peu fatigués…alors on visite ce qu’il y a à voir dans les environs, on se balade, on randonne, on visite, on prend des photo, on mange aussi!

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15-16h, on commence à se diriger vers le lieu de campement, souvent une “rest” ou “camp area” (aire de repos parfois très agréable et parfois trop proche de la route!) indiquée dans le Camps6.

16h30: Le lieu de repos trouvé (ce qui n’est pas toujours facile car quelque fois pas indiqué sur la route ou dans le sens inverse de notre route), on sort le bidon d’essence et les ustensiles de cuisine.

17h30: Toilette plus ou moins importante selon notre lieu de campement, selon la température ambiante et selon que l’état du tee-shirt. Ensuite on se prend un petit apéro souvent constitué d’une bière et de quelques chips ou cacahuètes. On se demande aussi ce qu’on fera le lendemain, on prend également quelques minutes pour trier des photos et écrire des mails ou du blog en avance.

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18h: Selon la température et la puissance du vent, nous sortons (ou pas) la bâche pour nous faire un abri contre la pluie, puis nous mangeons plus ou moins tôt pour ne pas avoir froid trop longtemps. Quand on a du soleil, on mange un peu plus tard mais dès que celui-ci est parti il ne fait vraiment pas chaud! On évite de manger avec les lampes frontales car ce n’est pas très pratique, et surtout ça attire de nombreux insectes ! Il arrive également de tomber sur des aires de campement dans les parcs nationaux, avec un foyer pour un feu de camp avec barbecue juste à côté du van, le luxe absolu.

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18h30 –19h: Repas selon la cuisine à préparer…Lorsque nous avons traversé une ville avec un supermarché (oui oui ca existe des villes où il n’y a rien!) et que nous avons acheté des produits frais, ca nous arrive de cuisiner des légumes et de la viande! Nous préparons aussi le repas du lendemain midi, généralement une salade froide (de riz, de pâtes ou de patates accompagnés d’une ou deux boite de conserves au choix thon, lentilles…) car le midi c’est souvent rapide (soit parce qu’il y a beaucoup de vent ou de pluie, soit qu’il y a trop de mouches pour pouvoir manger sans en gober une).

20h: Repas du soir finit, nous finissons par un ptit thé et un ptit morceau de chocolat lorsque nous en avons (pas si souvent en fait!)

20h30-21h: Après avoir admirer le coucher de soleil, lavage de dents, fermeture de tous les rideaux dans le van et attention aux insectes avec la lumière!

21h: Bien emmitouflés sous la couette, nous regardons un ptit épisode de Futurama ou un morceau de film (enfin moi je m’endors souvent avant la fin) et nous voici au pays des étoiles…

 

IMGP8937Le saviez-vous ? Le koala possède le plus petit cerveau du règne animal proportionnellement à son poids. La raison est simple, le régime alimentaire du koala nécessite qu’il concentre son énergie sur la digestion (raison pour laquelle il passe également 80% de sa vie à pioncer). Un cerveau coutant cher en énergie pour un organisme, le koala a fait son choix.

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