Pour les nuls en géo

 

Et voila, le trajet est terminé, la carte est donc dans sa version définitive. On aura parcouru l’Australie de son extrême ouest à son extrême est en passant par son extrême sud. Ce qui représente un total de 20000 km en un peu moins de 6 mois de road trip réel. Si ça ne vous parle pas trop imaginez que l’Australie est 14 fois plus grande que la France. Alors comme on dit ici : It’s a big country maaaan !

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En rouge le mois d’Octobre.
En bleu le mois de Novembre.
En rose le mois de
Décembre.
En
vert le mois de Janvier. On voit pas très bien mais tout est en Tasmanie.
En
orange le mois de Février.
En turquoise
le mois de Mars. On voit qu’on commençait à fatiguer.

De Sydney à Brisbane… à dos de Koala

 

Ca y est cette fois Sydney c’est terminé, c’est un peu toujours le même sentiment que l’on a lorsque l’on quitte un endroit qui nous a bien plu et que l’on sait qu’on n’y reviendra pas de si tôt… Enfin qui sait ? Ceci dit, même si Sydney nous a bien plus, la ville est aussi comme beaucoup de grande ville de ce monde, étouffante. On s’y sent bien, mais pas trop longtemps. On marche beaucoup, énormément même, et on passe beaucoup de temps dans les transports. Il y aurait tellement de choses à faire et à voir que ça n’est pas très relaxant. Nous n’aurons donc pas pris le temps de découvrir tous les “villages” de Sydney. Et au final, s’il fallait répondre à la question “avez-vous préférez Sydney ou Melbourne ?”, je répond sans hésitation Melbourne, qui est bien plus reposante et calme.

Il a  fallu quelques heures de routes pour avoir vraiment l’impression de sortir de la ville, toujours en direction du nord. La météo peu engageante (orages journaliers puis pluies incessantes), nous donnera un petit coup au moral dans une atmosphère moite où nous mettrons 3 jours à faire sécher une lessive plus que nécessaire. La côte au nord de Sydney est également sans grand intérêt, plages de surf et villes australiennes se succédant, nous passerons donc vite cette région. A noter tout de même deux petites haltes sympathiques:
Wingham, un petit hameau australien classique avec sa machine à vapeur et son “musée” des pionniers, et surtout son aire de camping gratos où les jeunes de la villes viennent faire un détour en voiture la nuit pour klaxonner et faire des dérapages… Bref jusque la rien d’extraordinaire pour ce soir d’anniversaire et fêter mes 31 ans. Et puis le ciel se couche et nous verrons d’abords quelques unes puis quelques dizaines, puis centaines et enfin quelques milliers (je déconne pas) de chauve-souris géantes qu’on appelle aussi des roussettes, qui s’envolaient pour aller se nourrir de fruits dans la nuit. Un truc de dingue comme on en voit que dans les émissions de Nicolas Hulot. Sympa pour une surprise d’anniversaire.
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La seconde halte digne d’intérêt fut Port Macquarie, où nous aurons l’occasion de visiter gratuitement un hôpital pour koala. Un petit endroit calme, tenu par des volontaires très sympathiques et dévoués à soigner les koalas de la région victimes d’accident de la route ou d’incendie. Les pensionnaires les moins gravement touchés sont ensuite tous relâchés dans la forêt. Nous aurons également l’occasion de d’observer de près cette fois-ci les fameux goannas (ou varans) de la région se baladant à proximité de la plage.
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Ensuite, direction l’ouest pour aller se perdre dans les montagnes formant le Great Dividing Range longeant toute la côte est du pays du nord au sud. La route est sinueuse, bosselée et trouée (les australiens ne savent pas faire des routes plates, même neuves les routes sont bosselées et pleines de nids de poules), mais les paysages sont magnifiques avec de grand canyons et des chutes d’eau impressionnantes. Nous y passerons donc quelques jours dans les parcs nationaux (New England NP, Cathedral Rocks NP) longeant la Waterfall Way (route de chutes d’eau). Ca tombe bien ce détour nous ramène tout droit sur la côte à Yamba puis Ballina et enfin Byron Bay où nous comptions bien faire une étape un peu plus longue que les autres.
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Byron Bay est réputée pour être une ville de surfeurs et surtout un repère de hippies toujours pas revenus des années 60-70. On s’attend donc à une ville sympathique et un peu déjantée, un truc cool. Au final la ville n’a rien de cool du tout, mis à part quelques boutiques babo-bio-local-équitables (et sans gluten). Il s’agit désormais tout simplement d’une destination touristique idéalement située entre Sydney et Brisbane où toute la journée des cars déversent des flots de backpackers venus chercher, pour un week-end, la “coolitude” qu’on leur a vendue dans les agences de voyages. Bref, il vaut souvent mieux aller se perdre dans quelques villes un peu plus loin de la côte et moins connus du grand public pour trouver des vraies villes de baba-cool en combi VW. La région n’en manque pas. Donc voilà un petit tour par le phare de Byron Bay et direction l’intérieure des terres, ses montagnes, sa forêt humide subtropicale et… le Queensland ! En effet la route par la côte vers Brisbane nous emmènerait tout droit sur Gold Coast et Surfers Paradise, qui sont les équivalents pour l’Australie de Cancun au Mexique ou dans un autre registre de La Grande Motte pour la France. Autoroutes, bêton, immeubles de 30 étages en bord de plages, tourisme de masse et excursions attrape couillon hors de prix… Bref, on fuit.
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Nous passerons donc la “frontière” du Queensland qui sera pour moi  le dernier état d’Australie que je visiterai, sur une petite route de montagne  (bien entendu défoncée) au milieu de la forêt humide. Les tropiques approchent et les températures en témoignent (25-30°C de moyenne), la froideur de la Tasmanie nous parait désormais bien loin. Nous avons donc vraiment apprécié ces quelques jours de balades et de visites dans ces forêt aux arbres, plantes, et fougères gigantesques, mais aussi quelques araignées et sangsues.
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Et puis un coup de fil, Delphine est contactée pour un entretien pour un job temporaire de prothésiste dentaire à Brisbane. On s’organise donc pour être rapidement à Brisbane dès le lendemain et en profiter pour faire une ou 2 visites d’appart en colloc. Le temps de préparer Delphine physiquement (le look backpacker tout droit descendu de sa rando en forêt, c’est pas forcément top) et mentalement et nous voilà à Brisbane. On ne pourra pas en dire plus pour le moment sur la ville car nous n’avons pas vraiment pris le temps de visiter, nous aurons largement l’occasion de le faire plus tard, avant mon retour. Au final, un entretien encourageant, dont on attend le résultat, et 2 visites d’appart en colocation dont une vraiment idéale que nous pourrons encore mieux apprécier d’ici quelques semaines, puisque ce sera notre domicile pour la fin de notre road trip en Australie. En attendant nous passerons nos dernières nuits avec Maurice, toujours en faisant cap au nord pendant une dizaine de jours encore avant de redescendre vers notre maison.
Jusqu’où irons nous ? Nous ne le savons pas encore…

Le saviez-vous ?
A la différence des lézards, les goannas (ou varans) ont la langue fourchue, comme les serpents. Cette langue leur sert à sentir les odeurs en récoltant les particules sur cette langue avant de les introduire dans leur bouche. Cette faculté olfactive permet ainsi aux goannas de trouver assez facilement le chemin des barbecues en bord de plage, où les australiens adorent faire griller leurs saucisses durant une pause sur la route. Car il faut le savoir aussi, mais il parait simplement inconcevable pour un australien de prendre la route sans saucisses de secours, vendues par paquet de 4 kg au supermarché du coin.IMGP2309IMGP2290

Les Experts à Sydney – Le mystère de l’opéra

 

Avertissement: Toute ressemblance avec des personnages réels ou fictifs ayant existé ou ayant pu existé serait purement fortuite.


Scène d’introduction

Plan sur des chinois parlant en chinois en regardant dans la même direction et en prenant des photos de chinois (pose sourire forcé avec les 2 doigts en V). Plan sur une dame de type européen s’approche, la bouche bée, on ne voit pas ce qu’elle regarde. Elle sort de son sac un téléphone portable et compose un numéro.
Plan dans des bureaux, arrivée du lieutenant Delphine en courant dans le bureau du chef Maxime : “Chef ! On nous a signalé un truc bizarre près de Circular Quay, il faut y a aller en urgence apparemment ça vaut le coup d’œil.”
Plan sur le chef le visage à moitié éclairé, calmement
– Un un truc bizarre ? Préparez Maurice, nous y allons tout de suite.
Arrivée du chef et de son lieutenant sur les lieux. Bruits de sirènes de police. Ruban de sécurité jaune, “do not cross”.
Le chef : – Faites moi un topo rapide, épargnez moi les détails, on verra ça plus tard.
Le lieutenant : – Ce sont ces touristes chinois qui tournaient autour comme des mouches avec leur appareil photo qui ont attiré l’attention de cette dame là bas.
Plan sur une dame discutant avec un policier, on peut lire sur les lèvres de la dame :”J’y suis pour rien moi !”
Le lieutenant : – En portant son regard sur ce que les chinois prenaient en photo, elle a découvert ça !
Le lieutenant pointe son doigt sur l’objet du crime.
Plan sur ça:
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Plan sur le chef. Le chef retire ses lunettes, mordille une des branches et continue de regarder le truc bizarre et dit avec un air très sérieux: “Je crois qu’on a affaire à de vrais psychopathes, et quelque chose me dit qu’ils ne doivent pas boire que de la menthe à l’eau.”
Musique des Who, générique de début. (Pour faire plus local vous pouvez éventuellement remplacer les Who par Big Gun de AC/DC).


IMGP1853Scène 1

Plan sur le lieutenant concentrée en train d’inspecter des brochures dans son bureau, arrivée du chef qui passe la tête par la porte du bureau. 
– Alors lieutenant, vous avez des pistes sur l’affaire du truc bizarre ?
– J’ai recueilli toute cette documentation sur le lieu du crime, il va me falloir une journée pour analyser tout ça. Mais apparemment il s’agirait d’un opéra.
– Un opéra ? En Australie ? Vraiment très étrange. Je croyais que les australiens étaient plus passionnés par les barbecues et les dérapages sur les parkings, que par l’opéra.
– Oui c’est le cas. Je pense donc à une diversion. Je vais devoir retourner sur les lieux du crime. Vous m’accompagnez?
– OK, préparez Maurice, j’arrive.
Plan sur le chef qui s’éclipse.


Scène 2

Plans sur le lieutenant et le chef en train d’investiguer devant l’opéra. Prises de vue.
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– Ca ressemble à de l’art contemporain, chef. Il va falloir aller faire un tour du côté du “Museum of Contemporary Art”, c’est à 2 pas d’ici. On y trouvera peut être une piste.
– Le MCA ? Why ? Il y a les village people là bas ?
Sourire du chef et regard qui dit :” Quoi ? Elle est pas drôle ma blague ?”
– C’est dans le quartier de The Rocks, c’est joli et on y trouve le 2ème meilleur sandwich de la moitié sud de l’est de l’Australie. Ca va vous plaire.
Arrivée de l’équipe devant le MCA, stupeur du lieutenant :
– Mince c’est fermé pour rénovation, chef.
– Why… MCA ?
– Pour rénovation je viens de vous dire, chef !
– Oui mais c’était une blague. Why… MCA… ? OK… Oubliez.
– Vous ne trouvez pas ça étrange, chef ? Un opéra hyper futuriste dans une ville plutôt vieillotte ? Comme si la ville avez voulu se cacher derrière son monument. Et là un musée d’art moderne, dans un vieux bâtiment qu’ils rénovent.
– Oui c’est vrai que c’est étrange, mais en même temps les australiens ne vont pas très souvent au cinéma alors au musée…
– Et encore moins à l’opéra !
– Vous avez raison, lieutenant. Tout cela n’est pas très logique.


Scène 3
Plan sur le chef et le lieutenant en train de manger le 2ème meilleur sandwich de la moitié sud de l’est de l’Australie, assis dans l’herbe et d’analyser des documents.
– Chef, j’ai peut-être quelque chose. L’architecte serait en fait un Danois répondant au nom Jorn Utzon.
– Drôle de nom.
– Ils ont fait venir 27 230 tonnes de tuiles de suède ! Chef.
– Ca du couté une fortune.
– Et vous avez remarqué, chef ? Ce pont juste à côté ?
IMGP1869  – Ah oui effectivement. Il est énorme. Il a du coûter une fortune lui aussi.
– 20 millions de dollars de 1932 pour être exact, chef.
– 20 millions de dollar ?! Ca fait cher du boulon !
– Ce sont des rivets chef, 6 millions pour être exact.
– Ca fait cher du rivet. Mais dites moi ? Comment vous savez-tout ça, lieutenant ?
– Je viens d’éplucher notre base de données et je lis, chef. A propos de lecture, il faudra aller faire un tour à la bibliothèque demain et aussi à la galerie d’art demain.
– Ca nous aidera dans notre enquête ?
– Non chef, mais demain c’est samedi et j’ai juste envie d’aller au musée.
– Revenons à notre enquête. Vous avez remarqué ? Tous ces gens qui courent ? C’est étrange vous ne trouvez pas ? Ils ont pourtant des moyens de transports modernes ici. Après quoi ces gens courent-ils ?
– Oui et étrangement on ne trouve pas de chinois dans ces coureurs. Et comme par hasard c’était les premiers sur les lieux du crime. Je ne sais pas vous mais moi j’irai bien faire un tour du côté de Chinatown pour en savoir un peu plus, chef. Ces chinois ne m’ont pas l’air très net dans tout ça, si vous voulez mon avis.
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Scène 4
Plan sur la porte de Chinatown le soleil se couche.
Plan sur le chef et le lieutenant au milieu d’une foule de chinois.
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– Lieutenant ?
– Oui chef ?
– Cette foule et ces échoppes de bibelots me donne le tournis, on arrivera jamais à interroger tout le monde.
– J’ai repéré une gargote qui fait le meilleur “ça” de l’hémisphère sud apparemment (le lieutenant montre du doigt sur une photo un bol de bouillon de poulet avec des noodles entouré de plein de signes chinois ou japonais), j’ai faim, ça vous dit ?
– Banco ! 
Plan sur le chef et le lieutenant qui s’installent à une table sous le passage du monorail de Sydney.
– Incroyable ce monorail, lieutenant. Ca doit coûter une fortune ça aussi. Si vous voulez mon avis, je crois que cette ville et ce pays ont du pognons…
– C’est surement un indice.
Plan de nuit sur Harbour Bridge, fondu sur noir.
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(allumez votre téléviseur sur TF1 pendant 5 minutes puis éteignez et revenez à la lecture passionnante de ce blog-scénario).


Scène 5

Plans successifs sur le soleil qui se lève, le train qui arrive à Circular Quay, le chef qui baille et le lieutenant qui lit.
Arrivée de l’équipe devant la bibliothèque.
Le chef en baillant: “Ca c’est de la bibliothèque”
Plan sur l’intérieur de la bibliothèque.
– Qu’est ce qu’on vient faire ici au juste, lieutenant ?
– Je dois consulter leur base de données, pour cela il faut que je me connecte en douce à leur réseau, ça ne nous prendra que quelques minutes et ça nous donnera surement un indice.
– Vous savez quoi cette affaire commence à me gonfler sérieusement. Et si c’était comme ça et puis c’est tout ? Cet endroit ne me dit rien qui vaille.
– Il y a forcément une raison, chef. On ne construit pas un opéra de cette taille et aussi spectaculaire comme ça, alors qu’on a jamais entendu parler de Verdi.
– Jusqu’à présent on a pas grand chose quand même, lieutenant.
– Si on a un opéra délirant, un pont gigantesque, un monorail, un musée extérieurement assez banal en cour de rénovation, et une bibliothèque qui claque.
– La seule chose en commun à tout ça est que ça coûte un sacré paquet de pognon.
– Et si on allait se détendre au musée, chef ? Cette base de donnée me donne mal au crâne, et accessoirement j’arrive pas à envoyer mes emails.
Plan sur le lieutenant qui soupire.
Plan sur le chef et le lieutenant qui descendent de l’escalier de la bibliothèque.
IMGP1915Plan de transition ou de remplissage sur des ibis qui vivent à Sydney un peu comme les pigeons à Paris, c’est à dire près des poubelles dans les lieux touristiques. (Si ce ne sont pas des ibis, merci de prévenir le scénariste ça lui évitera, à l’avenir,  de raconter d’autres conneries).


Scène 6

Plan sur nos 2 compères de dos devant le musée national du New South Wales (Nouvelle Galle du Sud).
– Un musée donc ?
– Oui chef, on y trouve de tout et aussi une belle galerie d’art contemporain.
Plan sur le chef regardant vaguement en l’air. 
– Effectivement c’est une belle galerie.
Plans sur le chef en train de prendre des photos et sur le lieutenant en train de lire les descriptifs des œuvres. Soudain le lieutenant s’arrête devant un morceau de béton exposé au mur.
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– Chef ! Vous avez vu, c’est du béton, comme celui de l’opéra.
– Et ?
– Bah c’est comme celui de l’opéra, les australiens doivent être des experts en béton. Ca explique surement pourquoi l’opéra a été fait en béton.
– Oui mais ce qui nous intéresse c’est surtout pourquoi la ville de Sydney a fait construire un opéra aussi gigantesque et biscornu alors qu’il ne s’y joue que très peu d’opéra. Et surtout ça nous embrouille ce bout de béton. Que vient faire un morceau de béton armé dans un musée d’art ?
– Vous avez raison, chef. C’est surement une fausse piste.
– J’ai faim Un fish and chips au fish market ça vous tente, lieutenant ?
– Mais il n’y a que des chinois là-bas, chef ? Et nous les avons déjà mis hors de cause.
– Il paraît qu’on y fait le meilleur fish’n ship de la ville.
– Dans ce cas, je vous suis chef…


Scène 7

Plans successifs sur le lieutenant et le chef  se baladant dans le marché au poisson en train de regarder des gros poissons,  mais aussi des fromages français qui coute 3 nuits de camping et en train de manger le meilleur fish’n chips de la ville.
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– Ce passage au fish market ne nous pas appris grand chose je trouve.
– Mais si lieutenant, vous avez vu ce pont-l’évèque à 90$ le kilo ?
– Encore une fois ça nous dit juste que cette ville est pleine fric. Allons faire un peu de shopping, j’ai besoin de chaussures neuves, chef.
– OK je commence à avoir ma petite idée sur les motivations qui ont conduit à cet opéra.
– Lesquelles chef ?
– Pas tout de suite je garde le suspense pour la fin.


Scène 8
Musique de Pretty Woman.
Plan d’une galerie commerçante de Sydney.
Plan sur nos compères en train de faire du shopping.
Plan sur les limousines et voitures de luxes qui se baladent tout le temps dans le centre de Sydney.
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Plan sur le chef et le lieutenant vautrés sur un banc. Le chef soupire et dit :
– Je suis épuisé, lieutenant. J’irai bien me faire une pizza chez Mario à Surry Hill. C’est la seule pizza d’Australie qui aie reçu l’homologation de la “véritable pizza napolitaine”. (véridique)
– Aller !


Scène 9
Musique napolitaine.
Plan sur le chef et le lieutenant attablés, en train de trinquer un verre de rouge à la main et de déguster la seule “véritable pizza napolitaine d’Australie”.
– Hmmm ! Che’achemon bon, chev !
– Pardon lieutenant ?
– C’est délicieux, chef.
– Normal, c’est la seule “véritable pizza napolitaine d’Australie” !
– Bon pour résumer, nous avons un opéra de folie, un pont qui en jette un max, enfin que des trucs qui coutent une fortune.
– Nous avons donc l’arme du crime, lieutenant. Le fric.
– Il nous manque le mobile.
– J’ai ma petite idée la dessus, mais il me faut la preuve. Et pour cela je vous emmène demain à la plage, lieutenant.
– A la plage ?
– Oui, mais pas n’importe qu’elle plage. THE plage comme on dit ici. A
Bondi, c’est un monument aussi populaire et incontournable en Australie que la pizza de Mario, qui est la seule…
– Super, chef. J’ai hâte d’y être.
Plan de nuit sur l’opéra, fondu sur noir.
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Scène 10
Musique des Beach Boys.
Plan sur la plage bondée de Bondi.
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Plan sur le chef et le lieutenant en maillot de bain à la plage.
– J’ai vu des plages plus belles que ça en Australie, chef. En plus pour se baigner c’est galère il y des trous partout dans l’eau, des surfeurs qui savent pas surfer. Pas étonnant qu’il y ai autant de “life savers” avec leur petit capuchon rouge ridicule.
– Et vous avez remarqué, lieutenant ? Tout ces jeunes ? Bien musclés, bien bronzés, bien tatoués ?
– Oui, et ?
– Nous tenons notre preuve.
– Je ne suis pas sure de vous suivre chef.
– C’est pourtant évident. Les australiens sont des frimeurs. IMGP2193Ils ont de l’argent, donc la plupart le dépensent dans des grosses motos des grosses voitures qui font du bruit tout ça tout ça. Seulement au bout d’un moment tout le monde commence à rigoler des australiens, comme quoi ils friment mais ne savent pas lire, ou ne savent pas qui est Mozart. Comme ils sont fiers, ils sont vexés. Ils décident alors de prouver le contraire au monde entier et se disent “Tiens, si on construisait un opéra au cœur du port de Sydney, enfin un truc qui en jette un max mais qui fasse “cultivé”. Parce qu’un énième stade de footy ça fait pas très intello”. Ils ont donc fait cet opéra en dépensant un argent monstre, et de ce fait il en ont fait un symbole de l’Australie. Logique, non ?
– Je ne sais pas comment vous faites, chef, pour toujours trouver la solution à toutes ces énigmes si compliquées.
– C’est le métier, mon petit, c’est le métier….
Gros plan sur le chef, sourire en coin et clin d’œil, Fondu sur noir.
Musique des Who (ou AC/DC, c’est vous qui voyez).
Générique de fin.


Le saviez-vous ?
La ville de Sydney et ses environs comptent plus 80 parcours de golf ! Nous avions remarqué que les australiens sont friands de ce sport mais nous n’aurions jamais cru à ce point !

De Melbourne à Sydney… à dos de kangourou

 

Delphine P. – 6ème1                                                                                 18/02/2012

Cours de français

Rédaction


Sujet: Racontez vos dernières vacances. Consignes: en une copie double, toutes fautes de français seront pénalisées. Vous pouvez y ajouter des photos pour illustrer vos propos.  

11/20



 

 

 

 

   Je vais vous raconter mon voyage, ou du moins une partie d’un long et grand voyage. On avait pris un gros avion à Paris et il y avait plein de monde dedans et les dames de l’avion étaient très gentilles avec nous tous. Nous étions partie en vacances, loin, très loin de l’Europe. C’était comme dans un rêve, on voyait des koalas, des kangourous et plein d’autres animaux encore. Oui je crois que c’était là-bas, au pays des déserts et des crocodiles.

“_ Ah mais non c’est pas là, il fallait tourner à gauche! Tu n’as pas vu le panneau ou quoi?! Bon ben fais demi-tour maintenant!

_ Je peux pas regarder les panneaux et la route! et en plus y a un crétin qui me colle au cul ! Je peux pas avancer plus vite moi, je suis déjà à 40km/h dans la côte!”

On s’est encore trompé de route, les panneaus étant placés juste derrière les arbres et positionnés là où on doit changé de routes. Bref, un casse-tête pour trouver sa route, surtout quand il manque des indications. Trouver certaines aires de repos en fin de journée relève souvent du grand défi. Nous sommes maintenant en New South Wales, on a changé d’état y a pas très longtemps, quelques centaines de kilomètres après Melbourne. Nous avons donc repris la route en direction de Sydney. Plusieurs personnes nous avait conseillées de faire la route par la côte plutot que par les terres: “Vous verrez, les plages sont vraiment superbes, plein de choses à voir.” Bon alors c’est ce que l’on a fait, on est passé par la route soit disant cotière où ce que l’on a vu n’est rien de plus qu’une Highway, une espèce de quatre voies. La mer? Ben fallait rentrer dans les villes et la chercher pour tomber dessus, ce n’est pas comme en Bretagne où l’on peut avoir une route très proche du littoral. Un peu décu toutefois de cela, mais nous commencons à être habituer car souvent nous ne voyont pas la mer lors de randonnées cotières. C’est comme une fois, y a longtemps, où l’on faisait une balade autour d’un lac sans jamais le voir! Ils sont bizarres ces australiens des fois! Bon nous avons quand même vu quelques beaux espaces entre ces deux grandes villes.

Pour commencer, nous nous sommes arrêtées d’abord à Wilsons Promontory National Park, au sud de Melbourne, où on nous avaient aussi dit le plus grand bien: “C’est à voir et à ne pas rater”, nous avait dit une allemande en Tasmanie dans un camping. Donc on a suivi les conseils et on y est allés. Effectivement il y a de belles plages avec des rochers comme chez nous, en granite. On n’est pas resté très lontemps, une journée le temps de faire une petite randonnée. En fait on voulait rester au moins deux jours mais le temps nous donnait pas envie de rester, les orages arrivait et la météo annoncait de la pluie pour plusieurs jours.
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Ensuite, notre route nous a amener le long d’une très longue plages, elle s’appelait avec un nom en anglais “ninety miles beach”, ce qui veut dire 140 kilomètres de plages. Et c’était vrai, elle était vraiment très grande cette plage. Elle avait rien d’exeptionnelle et heuresement qu’il y avait un espèce de poteaux en bois colorés pour nous donner un suport de photo. Nous n’avons pas marché très lontemps sur cette plage infini car 140 km à pieds sur une plage c’est long et pas très interessant, et il y avait plein de brume au loin.IMGP1446P2090005

 

 

 

 

L’autre chose à voir dans le coin, c’était le National Parc de Malacoota, le Croajingolong. C’est un mot qui vient des aborigènes, je ne sais pas ce que ca ve dire. La surprise là-bas fût la rencontre avec un varan géant, à ma sortie des toilettes dans le camping (ce n’était pas un camping comme on a chez nous, c’est un camping dans la forêt, dans le parc où il n’y avait que des toilettes et pas de douches). Il était vraiment très gros et surtout très long, de couleurs très foncées, entre le gris et le noir. Il était impressionnant. A cet endroit de l’australie ils appellent ces varans des goanas, ils montent même dans les arbres. Nous avions du mal à y croire jusqu’au lendemain où on en a encore vu deux autres dont un sur un tronc. Nous avons fait une balade dans ce parc, les plages était encore belles et entre deux averses on a pu prendre des photo pour vous faire partager tout ça.
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Ensuite, en continuant vers le nord, il y avait Jervis Bay “à voir et à ne pas manquer”, alors on y est allé. Dans cette baie, il y a encore un parc national (de toute façon dès qu’il y a trois arbres, un cailloux, une plage et 2 kangourous ils en font un parc national ici) qui ici s’appelle “Booderee National Park”. Alors évidemment on y est arrivé un peu par hasard parce que nous au début on y allait pour un camping pas cher. Et puis dans un parc national c’est pas cher en général et c’est plutot sympa d’etre dans la nature et de voir des animaux le soir à la tombée de la nuit. Donc on y a passé une journée et le soir on a pu observer des oppossums et des kangourous qui n’avait rien de très farouches, ils devait avoir l’abitude de voir des gens. Cette baie là est réputée pour ses plages au sables blancs et sa mer couleur turquoise. Comme la chance nous sourie depuis une semaine environ, la pluie était encore au rendez-vous mais nous avons reussi tout de même à prendre des photo entre les goutes, et même se baigner dans de l’eau turquoise ! Mais l’eau était un peu froide.
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Nous avons poursuivi toujours par la côte où les paysages ne nous donnait pas trop envie de s’arrêter. En regardant les revues touristiques, on savait où il y avait des choses à voir comme un blowhole de 60 mètres de haut – bon en fait ça doit être plutot rare ou alors soit ils l’ont mesuré depuis les profondeurs soit ils ont attendu très très longtemps. Un blowhole ça veut dire “souffle trou” c’est un peu comme un geyser sauf qu’en fait l’eau vient de la mer a côté, et quand ya des vagues ca remonte par un trou dans la falaise et pchhht ! Ca fait un jet d’eau. C’est rigolo mais quand ya pas de vagues c’est long.
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On avait projeté de poser campement dans une aire de repos proche de la route mais en fait c’était beaucoup trop proche de la grande route, une espèce d’autoroute gratuite qui amène à Sydney et du coup avec beaucoup trop de voitures dessus. Les gens roulent très vite et très mal ici. Ils ne comprennent pas que Maurice –on a appelé notre van comme ça- a du mal dans les cotes. Et puis ici les routes grimpent vraiment bien, pas autant qu’en Tasmanie mais quand même. Alors comme l’aire de repos nous a pas plu, nous avons décidé de trouver un autre endroit. Il nous a fallu deus heures pour finir dans un camping fantome (oui il y avait vraiment personne, avec des caravanes vides), nous avons cherché des endroits discrets pour rester la nuit mais on a pas trouver. Sur la cote est c’est pas facile de trouver un ptit coin tranquille sans que personne ne vous dise quoi que se soit. Alors on a traversé des villes comme Wollongong où des usines crachaient leur fumée noire. En bref, c’était tout pourri, rien d’intéressant à voir. On y est juste passé et c’est tout.

Avant de visiter la grande ville de Sydney, nous avons décidé d’aller faire un petit tours dans les montagnes proches. Alors c’est comme ca que nous sommes allés dans les “Blue Mountains”, qui veut dire Montagnes bleues. C’est à cause de la légère  brume bleutée provenant de l’évaporation des eucalyptus qu’ils les appelent comme ça je crois. Enfin nous on les a trouvé plus rouges que bleux. Ils sont bizarres ces australiens quand même. Evidemment les beaux paysages à découvrir sont tous le long de l’autoroute, il faut s’arrèté tous les quart d’heure pour aller voir les “lookout”. Ca nous a fait penser à la Great Ocean Road avec les points de vue tous les 500 mètres. Bon on peut le dire, les paysages était à couper les souffle. Magnifique. J’ai même eu le vertige. Vous pouvez voir sur une photo une vue de trois rochers très proches les uns des autres, ils s’appellent “The Three sisters” mais pourquoi? (cf notre rubrique culturelle). Nous avons passé une deuxième journée dans ces montagnes bleu, cette fois on a fait de vraies randonnées, une dans le Grand Canyon était superbe, un peu humide mais intéressante. Nous avons vu encore de superbes paysages à en couper le souffle, c’était vraiment grandiose. Certes ce n’est pas le Grand Canyon des Etats-Unis (enfin je ne sais pas j’y suis jamais alleé, ici c’est peut etre mieu) mais ca vaut le coup d’y aller. On a même vu des peintures rupestres aborigènes mais je crois que s’était des fausses, pour nous faire croire que c’étais des vrai.
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Bon comme dans toute rédaction il faut faire une conclusion, alors je dirais que la route entre Melbourne et Sydney par la côte n’est pas ni inoubliable ni indispensable. Peut-être que la route par les terres est plus intéressante car elle traverse plus de parcs nationaux. Nous ne regrettons pas ce que l’on a vu mais en une semaine on avait l’impression de faire beaucoup de kilomètres pour pas voir grand chose. Les Blue Montains évidemment à ne pas rater c’est gigantesque. Ah oui sinon j’ai oublié d’expliquer le titre de cette rédaction: “A dos de kangourou" parce qu’il y a de nombreuses routes défoncées ici et du coup on est balloté dans le van quand on roule…entre les virages, les trou, les bosses, les dos d’anes (qu’on appele des dos de dromadaire ici) et les animaux à éviter c’est du sport de conduire!

 

Récit correct, peut mieux faire pour l’orthographe, les conjugaisons, et la narration. Par contre les photos magnifiques, pensez à féliciter le(s) photographe(s) de ma part.

Professeur Maxime A.

Le saviez-vous ?

A Bleu Montains, trois rochers bien connus (voir photos ci-dessus) sous le nom des Three sisters (les trois soeurs) ont une histoire, la connaissez-vous? Non?! Bon ben ça tombe bien je la connais! Une légende aborigène dit que trois soeurs aient été tranformées en pierre par leur père afin de les protéger des avances de trois jeunes hommes, mais le sorcier serait mort avant de pouvoir leur rendre la vie! Mais ils sont fou ces australiens quand même Smile

Escale à Melbourne

 

IMGP0843Débarquer à Melbourne après 60 jours en Tasmanie, même un dimanche soir, n’est pas forcément évident. Autoroutes gigantesques, voitures partout, rues perpendiculaires, signalisation quasi inexistante ou alors au dernier moment lorsqu’il y a 6 voies à traverser et à peine 100 m pour le faire. Bref, un choc. Nous avons mis presque 1h30 pour faire les 10 km qui nous séparait de l’embarcadère pour la Tasmanie à notre lieu de camping, pour 3 jours dans cette ville qui nous avait déjà bien plus lors de notre premier et rapide passage 2 mois plus tôt…
 
Lundi 06/02/12
Nous attaquons donc les 3 jours de visite de la ville que nous avions pris soin de préparer (pour une fois qu’on planifie un peu quelque chose). Chose étrange que l’on avait déjà remarquée lors de notre passage à Adélaïde, de nombreux grands musées sont gratuits. La seule raison que l’on ai trouvée qui pourrait justifier cela serait le taux de visite visiblement assez bas de ces musées par les australiens. Mais aussi et surtout le fait qu’ils aient suffisamment d’argent pour les financer sans billetterie. Car dire que les australiens ne s’intéressent pas à la culture serait un raccourci rapide et réducteur que nous ne franchirons pas Don't tell anyone smile. En tout cas nous ça nous plait et nous visiterons donc d’abords le NGV ou National Gallery of Victoria, dans lequel on croise un peu de tout, de l’art aborigène à l’art contemporain en passant quelques toiles de maîtres. Bref un musée assez intéressant pour ses collections et son architecture, et tout ça pour zéro dollars. Comme quoi tout n’est pas payant et hors de prix en Australie comme on l’entend souvent.
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De l’art gratuit il y en a aussi beaucoup dans les rue de Melbourne, la ville fourmille d’artistes s’exprimant sur ses murs. On ne donnera pas les noms des rues car on ne les a pas forcément notées et c’est aussi le jeu de découvrir ces fresques au hasard des balades. Par ailleurs notre guide donnait un nom de rue à visiter absolument pour ses street art et ce n’était au final vraiment pas la plus intéressante. Ils faut donc croire que les bons spots bougent et c’est bien normal. 
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La visite de Melbourne s’est ensuite poursuivie par le Chinatown local, une habitude que nous avons prise car on y mange généralement assez bien pour pas cher. Et surtout on adore ne rien comprendre sur les étiquettes des produits dans P2050171leurs supérettes bondées. A Melbourne il y également le “Greecetown”, mais c’est assez décevant car au final on y trouve qu’une poignée de restaurants grecs, pas suffisant pour nous, pour nous rappeler nos souvenirs de ruelles de villes grecques. Mieux vaut pour cela aller au Queen Victoria Market où nous avions déjà fait quelques emplettes.
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Mardi 07/02/12
Après une bonne nuit de repos on réattaque dès le lendemain matin par l’aquarium de Melbourne. On a pas vraiment l’habitude de fréquenter les endroits où les animaux sont enfermés, mais on avait quand même envie de visiter celui là. On avait entendu et lu un peu de tout et de rien dessus, et puis ça fait à peu plus de 10 ans que ni l’un ni l’autre n’avait visité un aquarium, alors “why not”. En arrivant on est tombé nez à nez avec des pingouins et des manchots ! IMGP1029Si si, ils les gardent dans un énorme congélo-soufflerie pour reproduire les conditions extrêmes et même les saisons (apparemment) rencontrées en Antarctique. Ils nous ont en tout cas bien fait rigoler, même si on ne peut pas s’empêcher de se dire “pauvres bêtes” en les voyant enfermés. L’aquarium présente en fait de nombreuses espèces aquatiques australiennes, eau douce comme eau de mer, avec notamment des hippocampes “algue" (apparemment c’est assez rare en captivité), des raies gigantesques qui nous survolent dans un tunnel, un mérou gigantesque lui aussi, et d’autres bizarreries aquatiques qu’on peut difficilement observer, mais qu’on a tous déjà vu à la TV dans les documentaires de Cousteau quand nous étions petits…
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L’après midi, nous retrouvons Coralie, une française que nous avions rencontré en Tasmanie fin décembre et qui, après avoir voyagé en janvier sur la côte est, a décidé de revenir à Melbourne un peu plus longtemps pour y travailler. Nous irons nous promener sur les immenses rues désertes du quartier hyper moderne de Dockland avant de revenir avec le vieux tram pour se perdre une fois de plus dans les ruelles décorées du centre. Trop fatigués par ces marches en ville,  nous n’aurons pas le courage d’aller à l’un des concerts gratuits du festival de St. Kilda que nous envisagions pour notre soirée.
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Mercredi 08/02/12
Nous entamons notre 3ème journée à Melbourne par la visite du centre d’art contemporain, lui aussi gratuit. Nous aurons l’occasion de vivre une expérience sensorielle et artistique surprenante, allongés sur des gros tapis. Heureusement que nous l’avons fait en début de journée car nous nous serions endormi.
On décide ensuite de partir vers Fitzroy et Brunswick Street, une rue que nous traversions en tram tous les jours et qui nous semblait assez déjantée. La rue est littéralement qualifiée par les australiens de “jolie-laide” (en français dans le texte), nous en français on dirait plutôt “vintage” (huhu, c’est drôles les langues quand même). Il s’agit en fait d’un vieux quartier de la ville un peu à l’écart où les anciennes maisons sont encore là même si certaines sont assez délabrés. On y trouve en gros la population hippy, et artiste de la ville. Les street arts sont nombreux et l’aspect déglingué des maisons nous amuse, bref on s’y sent bien. On y trouve surtout le “Best burger in Australia of the world” si l’on en croit IMGP1323la devanture du restaurant… Et là nous allons nous permettre une “petite parenthèse” plus grande que les autres. Car il faut le savoir: les australiens ne sont pas du tout chauvins, mais alors pas du tout. Bon OK c’était ironique. Quand ils ne peuvent pas dire qu’ils sont les meilleurs du monde ce sont, au minimum, les meilleurs de l’hémisphère sud. Ce qui est en fait tout de suite plus facile, si on y réfléchi quelques secondes. Ainsi en Australie vous pourrez visiter au moins 20 plages classées parmi les 10 plus belles plages du monde. Ils n’ont pas tout à fait tort, car il y a effectivement énormément de très belles plages, mais ce genre de superlatifs ne prêteraient pas à sourire si on ne les voyait pas si souvent utilisés. Fin de la parenthèse. On ne saura jamais si c’était réellement le meilleur burger d’Australie, mais c’était, quoi qu’il en soit, un excellent burger et le patron devait avoir un minimum d’humour.
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L’estomac bien plein nous reprenons maintenant la route. Direction Sydney ! Ah oui mais non, c’est pas encore pour tout de suite. Premièrement il faut sortir de Melbourne, et puis accessoirement on aimerait bien faire un saut à Brighton ça a l’air si mignon. La route qui mènera à cette plage de Melbourne n’est en fait pas très longue en distance en gros 15 km. Sauf qu’il nous faudra pratiquement 2 heures pour y arriver avec la circulation horrible et les indications inexistantes dans les rues perpendiculaires des suburbs de Melbourne. La plage est au final comme prévue, bien mignonne avec ses cabanes toutes peintes de couleurs différentes. Le temps de faire quelques photos et de dire au revoir à Melbourne (cette fois-ci pour de bon) et nous reprenons la route vers Sydney mais plus précisément vers Wilsons Promontory National Park dont on dit le plus grand bien.
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IMGP1263Le saviez-vous ? Le groupe de rock AC/DC est australien, a un nom complètement idiot et le lapin Duracell pour batteur. Bon ça tout le monde le sait depuis longtemps. En fait AC/DC en Australie c’est tout simplement ZE groupe. On entend souvent passer des grosses Ford Falcon ou Holden Commodore avec “Highway to hell” ou “Big balls” en fond sonore (on l’a déjà dit l’australien moyen n’est pas très subtil). Bref, tout ça pour dire que le groupe est tellement populaire ici que la ville de IMGP1259Melbourne a baptisé une rue de son centre en leur honneur. Bon OK, c’est pas la plus classe mais du coup un artiste de street art leur a rendu hommage sur les murs de cette ruelle sombre, étroite et puante. A noter qu’accessoirement on trouve des vins AC/DC, baptisés selon le cépage d’un nom de chanson différent, la classe.

60 jours en Tasmanie

Après 60 jours passés en Tasmanie, c’est l’heure pour nos 2 amis de faire un bilan sur cette île du bout du monde. Nous IMGP0829avons donc profité des 9 longues heures (10 avec le retard) de la traversée du détroit de Bass à bord du Spirit of Tasmania qui nous ramenait à Melbourne pour les interviewer et recueillir leurs impressions sur ces 2 derniers mois.

Unpiedenoz: Bonjour les amis. Tout d’abord la question que tout le monde se pose, avez-vu le fameux diable de Tasmanie ?
Maxime:
Haha ! Effectivement, bonne question et en fait non, nous n’en avons pas vu. Oui je sais c’est dommage mais c’est comme ça. En fait le diable a beau être le l’emblème de la Tasmanie, il se fait rare en liberté et souffre de tumeurs faciales contagieuses pas belles à voir.
Delphine:
Les seuls diables que l’on peux facilement croiser sont ceux des wildlife park. Ce sont des endroits payants et souvent pas donnés dans lesquels on vous fait croire que les animaux vivent comme dans la nature. Mais ce sont purement et simplement des zoos.  Nous avons vu tellement d’animaux en liberté dans les parcs nationaux en marchant et observant un peu qu’on ne voit pas trop l’intérêt de ce genre d’endroits [ci-dessous des oppossums].
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Unpiedenoz: Et sinon autre question idiote. Pourquoi la Tasmanie ? Ce n’est pas vraiment la destination à laquelle on pense le plus quand on part voyager en Australie.
Maxime:
Et pourquoi pas ? En fait c’était assez logique comme choix. Ici à cette période c’est l’été donc la meilleure période pour visiter l’île pendant que la côte est de l’Australie est bondée de touristes. Ensuite on savait au début qu’à un moment ou un autre de notre voyage on devrait travailler un peu, et ici c’était la pleine saison des cerises. Et puis j’ai aussi toujours eu envie de visiter cette île. Il n’y avait plus qu’à.
Delphine: En effet, plusieurs personnes que l’on a rencontré avant de venir nous ont posé la même question. En se projetant sur une idée de parcours au début de notre séjour, nous nous sommes dit que la Tasmanie serait bien côté climat pour y passer l’été. On s’avait qu’il allait faire très chaud sur le continent et très fréquenté puisque c’était les grandes vacances pour les australiens, nous nous sommes donc dit que ça pourrait être bien d’y aller faire un tour. Côté pratique, j’avais besoin de travailler pour renflouer un peu le porte-monnaie et le mois de décembre était réputé pour les cueillettes de cerises…donc on s’est lancé dans le projet d’y aller en ferry accompagné de Maurice (on n’allait pas le laisser à Melbourne quand même!) et de faire une petite pause d’une semaine dans notre périple. Ainsi une famille australienne nous a accueilli dans leur ferme bio où nous avons nettoyé le jardin.
Maxime: Et creuser des tranchées….

Unpiedenoz: Que retiendrez-vous de ces 60 jours passés sur l’île ?
Maxime:
Des parcs nationaux magnifiques et variés, il y en a pour tous les gouts (montagne, plages, bush, animaux…). Je retiendrai aussi que j’ai connu ma première expérience de woofing et de travail à l’usine, comme quoi il est jamais trop tard pour commencer. Les gens sont vraiment sympathiques, mis à part un connard bourré qui est venu gâché notre dernière soirée à Devonport en m’agressant physiquement pour nous racketter. [Unpiedenoz: Outch! Vraiment ? Rien de grave au moins ?] Non rien de grave, lui par contre a tâté du manche de pioche du voisin de campement venu nous aider. Bref, une soirée à oublier. Ce qu’il faut retenir ce sont les bons moments, les rencontres et les paysages magnifiques de cette île.
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Delphine : Je peux retenir ma première morsure d’araignée qui m’a enflée la jambe pendant une semaine, la première expérience de travail à l’usine en couple où on s’est quand même bien marré! Evidemment de magnifiques paysages avec de superbes plages, des rando géniales où nous avions bien mouillé le tee-shirt, des rencontres animales surprenantes et amusantes. Nous pouvons dire aussi que les tasmaniens sont super accueillants et intéressants; plusieurs rencontres bien sympa nous ont surprises, on s’est même fait inviter chez des tasmaniens pour le jour de l’an !
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Unpiedenoz: Et côté météo, alors ? On entend souvent dire que la Tasmanie est à l’Australie ce que la Bretagne est à la France.
Maxime:
C’est faux. Je dirai que c’est plutôt ce qu’est l’Irlande ou l’Ecosse à l’Europe. En tout cas il est difficile de dire en se levant le matin quel temps il fera dans la journée en se fiant juste au ciel. En Bretagne on dit souvent qu’il fait beau plusieurs fois par jours, ici on dit qu’on peut avoir les 4 saisons en une semaine, et c’est vrai. C’est difficile à imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu. Il peut faire 35°C une journée avec un indice UV à pas mettre un albinos dehors et le lendemain faire 10°C, voir neiger à 500m d’altitude en plein été. Pour ce qui est de l’eau, la mer est souvent magnifique mais toujours très froide. Si vous avez l’habitude des bains de mer en Bretagne vous survivrez. Personnellement je n’ai tenté l’expérience qu’une fois mais ça n’a pas duré très longtemps.
Delphine: J’ai eu très très froid! Je pense que je n’ai jamais eu aussi froid pendant 10 jours. Le fait de travailler dans le froid et le soir vivre dehors sans avoir la possibilité de prendre une douche chaude et de se réchauffer n’est pas facile! Je m’étais acheté une polaire bien chaude pour les “au cas où” mais finalement je l’ai mise tous les jours et souvent toute la journée. Le bonnet aussi était de sorti et les chaussures de rando toujours aux pieds !
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Unpiedenoz: Côté rando justement, on a l’impression que vous en avez fait pas mal ici, je me trompe?
Maxime:
Effectivement, la Tasmanie s’y prête particulièrement bien. Nous avons cumulé 45 heures de randos rien qu’en Tasmanie. Malheureusement nous n’avons pas pu tester les parcours sur plusieurs jours car nous n’étions pas équipé pour. Pas de tente légère, pas de sac de couchage de montagne, pas de réchaud portable… et s’équiper sur place coute une fortune.
Delphine: Oui c’est vrai que nous avons bien crapahuté! Dès que le temps s’y prêtait et qu’on était libres on en profitait. Il y a déjà suffisamment à faire sur des balades à la journée.
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Unpiedenoz: Ce sera à la fin de votre voyage l’état d’Australie que vous connaîtrez le mieux, avez-vous des  conseils pour ceux qui voudraient visiter la Tasmanie ?
Maxime:
Une veste polaire avec un zip rapide à portée de main, juste à côté paire de lunette et la crème solaire et surtout de bonnes chaussures de marche NEUVES ! Les miennes sont désormais bonnes à changer. Si vous voulez faire des randos de plusieurs jours, prévoyez un budget ou le matériel avant de décoller de France. Un conseil aux conducteurs, bien IMGP0776tenir le volant à 2 mains sur les routes non goudronnée… On en a vu quelques un dans le décor, et comme toujours en Australie gare aux animaux sur la route. Pour les surfeurs n”oubliez pas votre combinaison 7mm. Et enfin, n’écoutez pas les gens qui vous disent qu’on peut visiter toute la Tasmanie en 2 semaines, il faut compter un bon mois pour vraiment en profiter.
Delphine: Oui évidemment des vêtements chauds, bon le GPS inutile ici, il n’y a pas deux routes pour aller au même endroit! Eviter de vous jeter sur des idées reçues que la cueillette des cerises c’est le bon plan, ça ne l’est pas tous les ans et seul les très bons cueilleurs peuvent faire des exploits (400$ la journée). N’oubliez pas le chapeau aussi car quand le soleil est là, ça cogne dur! Prévoyez aussi un bon bouquin car quand il pleut ou qu’il fait trop froid dehors, c’est bon d’être sous la couette avec de la bonne lecture. Et surtout, achetez le pass 2 mois pour les parcs nationaux, il 60 dollars et il couvre tous les parcs. Inutile de dire que nous l’avons rapidement amorti.

Unpiedenoz: Un petit mot sur la suite du voyage ?
Delphine:
En quelques mots : 2 mois, Melbourne, Sydney, Brisbane et entre chaque ville des surprises, on l’espère, que nous vous dévoilerons au fur et à mesure sur ce blog Smile.

Unpiedenoz: Ca tombe bien, nous arrivons à Melbourne. Merci et bonne route à vous 2.
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Le saviez-vous ? Certains backpackers sont tellement rats, qu’ils en sont réduits à voler du PQ dans les toilettes publiques. On a même vu des italiennes le faire à l’usine. Le phénomène semble tellement répandu ici qu’on voit parfois des affichettes dans les toilettes stipulant: “Backpackers, merci de ne pas voler le papier !” On ne comprend pas trop pourquoi ils le font car ce n’est vraiment pas ce qui coute le plus cher ici. Bref, si l’on se réfère à l’odeur et au look clochard de certains, ces derniers feraient mieux de voler les savons de ces mêmes toilettes ça leur serait certainement plus utile.

Enfin les vacances ! (2/2)

 

Launceston, comme à notre habitude nous ne savons jamais trop quel jour nous sommes et lorsque l’on débarque en ville c’est souvent pour se rendre compte qu’on est dimanche, et qu’on a encore eu une riche idée de choisir ce jour la pour visiter la ville. Bref, La ville a beau faire près de 80000 habitants (une ville énorme donc pour la Tasmanie), il n’y a pas grand chose à y faire surtout en ce jour. La météo est désormais radicalement caniculaire, près de 35°C à l’ombre et un soleil de plomb qui brûle la peau (2 jours plus tôt nous n’avions pas 10°C…). Nous partons donc vers Cataracte Gorge, un petit lac alimenté par une rivière caillouteuse où les Launcestoniens viennent se balader et se rafraichir en ce jour de grande chaleur. Nous remonterons donc la rivière sur le chemin de randonnée pour en ajouter une autre à notre tableau de chasse, mais la chaleur est tellement insupportable que nous ne résisterons pas à un petit plouf.
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Nous reprendrons ensuite la route au nord le long de la Tamar River avec pour but de visiter le lendemain le Narawntapu National Park, dont le Lonely Planet ne parle même pas, au moins ce ne sera pas bondé de français… Après une nuit de canicule à combattre la chaleur et les moustiques, nous sommes réveillés par une pluie battante que l’on annonce pour toute la journée… Dans ces conditions, inutile d’aller jusqu’au parc national, nous faisons demi-tour pour rejoindre le camping le plus proche et nous abriter. Nous en profiterons donc pour faire tout ce que nous n’avons pas le temps de faire habituellement, blog, tri de photos, bouquins, repos, billard…
Le lendemain, la météo s’est nettement amélioré, ni une ni deux nous partons vers le parc national et optons pour une journée cool, soit une petite balade avec un ranger du parc sur la plage qui nous emmènera à la découverte des coquillages, crabes et étoiles de mer du coin, et surtout qui nous présentera tout ce qui pullule ici c’est à dire les espèces venues de ces satanés voisins de Nouvelle-Zélande. Il y en a tellement que c’est à se demander s’il reste encore des espèces Tasmanienne. Ensuite balade de 2 heures autour d’un lac pour rencontrer la faune du coin : pademelons, wallabies, wombats, opposums, oiseaux en tout genre et surtout un énorme serpent noir qui nous a tous les 2 bien surpris. Bizarrement on arrive toujours pas à s’y faire à ces maudits reptiles…
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Nous repartirons de ce parc réputé pour sa faune dès le lendemain, Delphine souffrant d’une douleur à la jambe (probablement due à une méchante morsure d’araignée, mais rien de grave) ne se sent pas capable de faire la rando de 6h qui nous tentait tant. Pas grave, on en profitera pour visiter la côte nord de Port Sorell à Burnie avant de retrouver nos amis de woofing à Paradise juste avant de reprendre le ferry. La côte nord de la Tasmanie est en fait une chaîne de petites villes pas forcément intéressantes au premier IMGP0745abord mis à part Penguin réputée pour ses colonies de pingouins (vous ne vous y attendiez pas je suis sur) qui retourne à la plage au coucher de soleil, après une journée en mer. Nous ne les avons donc pas croisés en plein après-midi, excepté un bien beau spécimen qui trainait en ville pour faire un peu de shopping. Suite à cela nous finirons notre boucle de la Tasmanie par le Leven Canyon et par No Where Else, un lieu qui porte bien son étrange nom, avant de revenir à Paradise, là où nous avions débarqués il y a maintenant près de 2 mois. C’est donc avec grand plaisir que nous retrouvons nos hôtes Kurt, Kali et Hanke pour 2 jours dans une vraie maison, avec un vrai lit et des douches chaudes.
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IMGP9742_thumb1Le saviez-vous ? Dans un précédent post nous vous parlions de petits trous dans les coquillages des plages Tasmaniennes, et contrairement à ce que vos esprits farfelus avaient pu imaginé, la bonne réponse était la réponse B (B/ Ils ont été percés par une bestiole (oiseaux, insectes, parasites, autres…), pour être gobés ou autre. )… “Ah bah oui bien sur !” me direz-vous. Mais encore fallait-il savoir de quel animal il s’agit et c’est là tout l’intérêt de cette deuxième rubrique “Le saviez-vous ?” sur le sujet. Et bien figurez vous que ces petits trous on été percés par d’autres coquillages (cf. 2ème photo) ! Mais chose encore plus surprenante la réponse C (C/ Les tasmaniens s’ennuyant ferme sur la plage passent leur temps à faire des trous dans les coquillages, pour le fun.) IMGP0721n’était pas si stupide que ça en fait. En effet, les aborigènes de Tasmanie réalisaient avec ces petits coquillages, des colliers. Colliers qui se vendent désormais à prix d’or (où alors ce sont des copies chinoises) dans les boutiques à souvenirs. Comme quoi, on ne dit pas que des conneries dans cette rubrique.

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