La journée type du backpacker

 

PC050005_crVivre en plein air nécessite une organisation différente que lorsque l’on vit en appartement avec tout confort. Les simples occupations basiques prennent tout de suite beaucoup plus de temps…Ranger souvent les affaires, organiser les repas, savoir où dormir pour le lendemain sont des éléments du quotidien du backpacker.

 

Voici l’organisation type d’une journée lorsque l’on doit faire de la route:

7h: on ouvre tous les rideaux du van, on aère la couette

PB1400797h20:P’tit déjeuner,quelque fois en compagnie d’animaux (kangourous, hérons, souris…)

7h50: Petite toilette rapide et surtout lavage de dents!

8h: Rangement des sièges, de la table, du réchaud et de la glacière qui passe la nuit sur le toit de Maurice lorsque les nuits sont fraiches.

En simultané Maxime range le bidon d’essence sorti la veille, car dormir la tête à côté c’est pas terrible!

8h15: Vérification des niveaux d’huile et du liquide de refroidissement : Maurice roule très bien mais il boit beaucoup! Comme on n’a pas envie de cramer une pièce on préfère vérifier tous les 2-3 jours selon les kilomètres que l’on fait! Vérifier aussi le niveau d’essence car là dessus aussi Maurice consomme!

8h30: Repérage de la route à suivre avec le Camps6 (on peut le considérer comme similaire à Michelin), bien noter les changements de route que l’on doit prendre!

8h45: Branchement de tous les appareils électriques à recharger pendant la route: Maxime nous fait parfois des branchements savants pour que tout marche sur une multiprise!Branchement du lecteur MP3, appareil photo posé non loin du fauteuil avec le Lonely Planet et le dico de poche!

9h: Vérifier que l’on a assez d’eau dans la gourde! Selon où on s’est trouvé on a eu parfois besoin de plusieurs litres!

9h10 si on a rechargé la gourde! C’est bon Maurice démarre: on est parti!

On ne roule pas plus de 200km d’affilé car les sièges de Maurice sont un peu fatigués…alors on visite ce qu’il y a à voir dans les environs, on se balade, on randonne, on visite, on prend des photo, on mange aussi!

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15-16h, on commence à se diriger vers le lieu de campement, souvent une “rest” ou “camp area” (aire de repos parfois très agréable et parfois trop proche de la route!) indiquée dans le Camps6.

16h30: Le lieu de repos trouvé (ce qui n’est pas toujours facile car quelque fois pas indiqué sur la route ou dans le sens inverse de notre route), on sort le bidon d’essence et les ustensiles de cuisine.

17h30: Toilette plus ou moins importante selon notre lieu de campement, selon la température ambiante et selon que l’état du tee-shirt. Ensuite on se prend un petit apéro souvent constitué d’une bière et de quelques chips ou cacahuètes. On se demande aussi ce qu’on fera le lendemain, on prend également quelques minutes pour trier des photos et écrire des mails ou du blog en avance.

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18h: Selon la température et la puissance du vent, nous sortons (ou pas) la bâche pour nous faire un abri contre la pluie, puis nous mangeons plus ou moins tôt pour ne pas avoir froid trop longtemps. Quand on a du soleil, on mange un peu plus tard mais dès que celui-ci est parti il ne fait vraiment pas chaud! On évite de manger avec les lampes frontales car ce n’est pas très pratique, et surtout ça attire de nombreux insectes ! Il arrive également de tomber sur des aires de campement dans les parcs nationaux, avec un foyer pour un feu de camp avec barbecue juste à côté du van, le luxe absolu.

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18h30 –19h: Repas selon la cuisine à préparer…Lorsque nous avons traversé une ville avec un supermarché (oui oui ca existe des villes où il n’y a rien!) et que nous avons acheté des produits frais, ca nous arrive de cuisiner des légumes et de la viande! Nous préparons aussi le repas du lendemain midi, généralement une salade froide (de riz, de pâtes ou de patates accompagnés d’une ou deux boite de conserves au choix thon, lentilles…) car le midi c’est souvent rapide (soit parce qu’il y a beaucoup de vent ou de pluie, soit qu’il y a trop de mouches pour pouvoir manger sans en gober une).

20h: Repas du soir finit, nous finissons par un ptit thé et un ptit morceau de chocolat lorsque nous en avons (pas si souvent en fait!)

20h30-21h: Après avoir admirer le coucher de soleil, lavage de dents, fermeture de tous les rideaux dans le van et attention aux insectes avec la lumière!

21h: Bien emmitouflés sous la couette, nous regardons un ptit épisode de Futurama ou un morceau de film (enfin moi je m’endors souvent avant la fin) et nous voici au pays des étoiles…

 

IMGP8937Le saviez-vous ? Le koala possède le plus petit cerveau du règne animal proportionnellement à son poids. La raison est simple, le régime alimentaire du koala nécessite qu’il concentre son énergie sur la digestion (raison pour laquelle il passe également 80% de sa vie à pioncer). Un cerveau coutant cher en énergie pour un organisme, le koala a fait son choix.

En route pour Melbourne 1/2

 

Nous nous sommes quittés il y a maintenant une où deux semaines, où à peu de choses près (désolé nous avons un peu perdu la notion du temps qui passe…), dans les Adelaide Hills en direction de Melbourne; le moins qu’on puisse dire c’est qu’on aura pris le chemin des écoliers et aussi notre temps. Ca fait du bien de souffler un peu.

Un peu plus au sud. Les premiers jours de cette route à destination de l’embarcadère pour la Tasmanie, nous  partons sur la côte sud en coupant la péninsule de Fleurieu (au sud d’Adelaïde) et en faisant l’impasse sur la visite de Kangaroo Island. Nous choisissons donc de longer la côte – ou Limestone Coast – le long du Corong National Park. Ce parc est réputé pour ses longues plages de pécheurs sur une langue de terre coincée entre l’océan et des lacs longilignes peuplés de colonies d’oiseaux variés. Malheureusement la météo très variable (du très chaud au très froid) ne sera pas de notre côté durant ces quelques jours et l’accès aux plages du parc limité aux véhicules tout-terrain. Mauvaise pioche. Les quelques faits marquants de ces quelques jours auront été une rencontre inopinée avec notre premier serpent (“brown snake”, une espèce très peu appréciée dans le coin apparement…), une autre rencontre inopinée avec une énorme araignée de type mygaloïde qui s’était glissée on ne sait comment dans la boîte à gobelets, une rencontre avec un homard de 4 tonnes à Kingston, encore un lac rose (c’est courant ici en fait), puis  nous avons pu découvrir la vie passionnante des pélicans du coin, un lac bizarrement bleu cette fois-ci (ça change du rose), et le dernier évènement marquant fut le passage dans l’état du Victoria…

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The call of the wild ! Après ces quelques jours peu passionnants, nous étions impatients de faire un détour sur la route en remontant au nord pour aller randonner dans les Grampians, une petite chaine de montagnes intéressante à mi chemin entre Adelaïde et Melbourne. Nous nous rendrons donc pour cela à Halls Gap, une petite bourgade de montagne servant de base à de nombreuses randonnées plus ou moins difficiles. Nous serons tout de même un peu déçu le premier jour en raison premièrement de la météo qui ne laissera pas passer beaucoup de rayons de soleil le premier jour mais aussi par le fait que les plus beaux sites du coin sont tous sans exception accessibles en voiture ou en bus avec une “randonnée” de maximum 15 minutes sur un chemin quasiment goudronné avec un sens de circulation imposé (si si, ils appellent vraiment ça  des randonnées ici…). Tant pis nous visiterons donc ces sites à l’australienne en faisant des sauts de puces avec Maurice entre Mackenzie Falls, The Balconies,…

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Pour la seconde journée dans la montagne et après une nuit dans une aire de camping tip-top, nous décidons de choisir une randonnée notée comme “hard” dans notre doc. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on ne sera pas déçus, nos 2 mains ne furent pas de trop pour nous hisser au sommet, pourtant “seulement” situé 400 m au-dessus du départ, en 3 heures. Heureusement, la vue sur des grandes plaines à perte de vue nous récompensera avant de redescendre en un peu plus de 2 heures, inutile de dire que nous ne mettrons pas longtemps ce soir là pour nous endormir malgré la fraîcheur de la nuit.

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Direction Warrnambool. Suer dans la montagne c’est bien gentil, mais à un moment donné il fait bon se retrouver au chaud (surtout à ce moment là) dans un camping pour prendre une douche, faire sa lessive, et recharger les batteries. Nous choisirons donc de descendre plein sud sur la côte, à Warrnambool pour faire une halte d’une nuit réparatrice avant d’attaquer la Great Ocean Road qui nous conduira jusque Melbourne. Nous resterons finalement une journée de plus car le temps maussade ne nous engagera pas pour nous lancer dans la Great Ocean Road dont on ne souhaite pas rater une miette, d’autant que du très beau est annoncé pour les jours qui suivent. Nous ne résisterons pas non plus à visiter Flagstaff Hill, un village de 1850 reconstitué avec sa vraie fausse banque, sa vraie fausse poste et sa vraie fausse quincaillerie. Inutile de vous dire qu’en temps normal nous n’y serions jamais allé mais comme par hasard nous sommes une fois de plus tombé le jour des 10 ou 15 ans du parc (ou un évènement du genre, on n’a pas trop compris pourquoi cette fois là), et quand c’est anniversaire en Australie, c’est free…

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IMGP8106_crLe saviez-vous ? Les kookaburras sont des sortes de martin-pêcheur en plus gros qui imitent très bien le bruit des singes hurleurs d’amazonie (ou un de ces primates du genre), mais ça on l’a déjà dit dans un précédent post. Bref. Ce qu’il faut surtout savoir sur ces volatites, c’est qu’on pourrait plus facilement les appeler des martin-voleur (de sandwich en l’occurence). En effet, Delphine a réussi à se faire chiper par surprise le sien entre les doigts par un de ces spécimens apparemment coutumiers du fait. Depuis on aime pas trop trop ces emplumés, car pour un backpacker, un sandwich c’est sacré !

Si c’est pas fou cette histoire quand même…

Petite semaine en South Australia

 

Après une petite semaine sur la route à traverser la plaine de Nullarbor nous nous retrouvons maintenant en South Australia. Et la première différence avec le Western Australia que nous avons quitté est l’heure. IMGP7964Il y a désormais 2h30 de décalage avec les voisins du far west qui ne sont pas passés à l’heure d’été. Nous sommes donc maintenant à 9h30 de décalage avec la France et ce n’est pas fini. La seconde différence et non dès moindre, c’est qu’ils roulent comme des sauvages. A croire que les notions de distance de sécurité, priorité, limitations de vitesse, lignes blanches et dépassement sans visibilité ne sont pas nécessaires pour obtenir le permis de conduire dans cet état. Enfin bref c’est surement le sud qui veut ça Smile.

Notre premier vrai point de chute en South Australia, mis à part Ceduna où nous avons dormi vite fait dans une “casse auto” (pour ceux qui suivent), a été Port Augusta. La ville est maintenant connue pour être le point d’entrée de l’outback australien et de la Stuart Highway traversant le pays en son centre, du sud au nord jusque Darwin en passant par Alice Springs. PB190010Des autostoppeurs rencontrés à l’entrée de cette route mythique à Port Augusta ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en affichant l’air dépité leur pancarte “Darwin”… Plus que 3000 km, good luck mates ! Pour nous la ville sera l’occasion de reprendre le contact avec la société, se connecter rapidement à Internet, et prendre quelques renseignements sur la région avant de repartir en direction d’Adélaïde et s’arrêter 3 nuits dans le sud des Flinders Ranges, une chaine de montagnes érodées abritant de jolies villes viticoles et des routes goudronnées parfois très chaotique pour Maurice, notamment Gorge Road qui comme son nom l’indique est une route au fond d’une gorge IMGP8041étroite. Sensations fortes garanties. Au programme de ces 2 jours: randonnées, repos, kangourous et fourmis attaqueuses de randonneurs dans le Mont Remarkable National Park. Les points de vue (look out) toujours encombrés par la végétation ne nous laisseront pas un souvenir impérissable de la région malgré son calme très appréciable à cet instant du voyage.

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Après les randos il était temps pour nous de reprendre vraiment contact avec la civilisation. Rien de tel pour cela qu’une grande métropole de plus d’un million d’habitants : Adélaïde. Au programme 3 nuits de camping avec des vraies douches et une vraie cuisine, balade dans la ville qui regorge de parc, et Central Market. Un grand marché couvert où nous ferons quelques emplettes de produits frais et où nous trouverons même un bon pain type T80 comme au marché de Rennes. Miam! A faire pâlir d’envie nos voisins de camping, un couple d’allemands terminant en galère un tour d’Australie commencé à Melbourne et dont le 4×4 à rendu l’âme 700 km avant l’arrivée… Pas de bol. Les journées pluvieuses nous permettront ensuite de nous cultiver (si si, ça nous arrive) dans les divers musées et centres culturels aborigène de la ville. Nous repartirons ensuite le dimanche matin sous un beau soleil vers les Adelaïde Hills, collines environnante d’Adélaïde. La région est plutôt bourgeoise et viticole, et le dimanche on se balade dans son cabriolet de collection sur les routes sinueuses la sillonnant. Maurice fait un peu tache dans le décor mais qu’importe, ce n’est pas ça qui l’arrêtera sur la route de Melbourne.

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Les billets pour la Tasmanie sont maintenant achetés, nous embarquons le 8/12 au soir de Melbourne pour Devonport. Mais avant cela nous allons longer la côte du South Australia puis certainement aller randonner un peu dans les Grampians dans l’état du Victoria avant d’attaquer la Great Ocean Road dont les 300 km de route côtière avant d’arriver à Melbourne figurent parmi les plus belles routes au monde. Tout un programme.

IMGP8359_crLe saviez-vous ? Juste avant d’apprendre à voler un pélicaneau, ou jeune pélican, pèse plus lourd que ses parents !                (Source: observatoire des pélicans Jack’s point dans le Coroong National Park, SA).

 

 

Tagada tsoin tsoin.

La grande traversée

Port-Augusta, 20/11/11, auto-interview de 2 nouveaux “Nullarboriens”.

Mais avant, un peu d’histoire-géo :
La plaine de Nullarbor doit son nom au latin, langue dans laquelle cela signifie l’absence d’arbre. Son nom aborigène quant à lui signifie “absence d’eau”. Cette plaine se situe au sud de l’Australie le long de la grande baie australienne. Une seule route goudronnée, la Eyre Highway, la traverse d’est en ouest et n’a été terminée qu’en 1976. La première traversée en voiture à été faite il y a 100 ans tout juste en 1911. Bien après la première traversée en dromadaire par John Eyre.

 

Que représentait pour vous la traversée de la plaine de Nullarbor avant le départ et maintenant ?

Delphine “Pour moi, la Nullarbor représentait une longue route toute droite en plein milieu d’un désert. Maintenant, ce sont 4 jours de route de grande chaleur où on croisait beaucoup de road trains (longs camions qui nous déportent au croisement) et de 4×4 suivis d’une caravane…le salut d’un doigt étant de rigueur (à l’australienne) évidemment la route était à perte de vue, il n’y avait rien à faire d’autre que rouler, les seuls lieux pour s’arrêter étaient des road houses PB170046(stations essence qui font aussi motel, camping, petits magasins de ravitaillement et fastfood) ou les rest area (aires de repos) où certaines valaient vraiment l’arrêt pour le coucher du soleil! De temps en temps il y avait quand même un look out (point de vue) pour s’arrêter. Ce à quoi je ne m’attendais pas, ce sont les paysages: ce n’était pas un désert au sens aride, sans arbre ni buisson…et puis au bout d’un moment, il y a même eu quelques virages et des collines! A noter que sur 1200km de traversée il n’y a eu que trois intersections! La Nullarbor ce sont aussi les insectes: les nombreuses mouches la journée qui rendent les repas en plein air pénibles, les insectes volant et les moustiques le soir.Nous avons eu 43°C avec beaucoup de vent le deuxième jour de route , c’était impressionnant comme l’humidité séchait vite, une vraie chaleur de désert!”

Maxime “Pour moi il s’agissait d’un désert, IMGP7813un espace gigantesque à perte de vue, sans âme qui vive et une longue route droite toute plate. Un endroit où on peut se sentir seul au monde. Une sorte de défi pour tout voyageur souhaitant faire le tour de l’Australie, un truc à préparer histoire de pas tomber en rade d’eau ou d’essence. En fait on est jamais vraiment seul, on passe rarement plus de 10 minutes sans croiser ou se faire dépasser par un road train qui suivant le vent vous balaye littéralement de la route. Ensuite il y a des roadhouses tous les 200 km pour se ravitailler en presque tout et n’importe quoi. Donc au final le sentiment d’épreuve à surmonter… C’est surtout une route très ennuyeuse avec des “virages” tous les 100 km, et 45°C à l’ombre lors de notre passage. L’épreuve ressemble donc plus à une épreuve d’endurance où chacun fait son relai de 2h30 au volant pour en finir le plus rapidement possible.”IMGP7831

Pourquoi vouliez-vous la traverser?

Delphine “Passer par la Nullarbor était peut-être un défi, une expérience à vivre…et puis surtout la seule route pour rejoindre Adelaïde par le sud.”

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PB160009Maxime “On a pas trop le choix en fait quand on est en Western Australia et qu’on veut aller en Tasmanie sans prendre l’avion. Après il y a des pistes qui sont elles vraiment dans le désert un peu plus au nord, mais Maurice (le nom de notre van) n’est malheureusement pas équipé pour. Il y avait aussi la possibilité de passer par le nord mais ce n’est pas la bonne saison sans 4×4, et puis ce serait “un peu” long.”

Combien de temps vous a-t-il fallu pour faire le trajet?

Delphine “Finalement il nous a fallu seulement 3 jours entre Norseman et Ceduna (villages étapes de 3000 habitants à peine).Nous pensions mettre une petite semaine mais la forte présence des mouches la journée rendaient les longues pauses impossibles.”

Comment vous étiez-vous préparé à ce voyage?

Delphine “Côté technique,nous avions fait faire un  check-up à notre van quelques kilomètres avant pour être sur de ne pas tomber en panne d’une pièce importante. Evidemment la pression des pneu et du pneu de secours étaient à ne pas manquer. Nous avions aussi rempli tous les jerricanes d’essence car on avait entendu dire que les prix sur la Nullarbor sont élevés. Effectivement on a du mettre un peu d’essence à 1$80 le litre.

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Côté pratique, comme nous tablions sur plusieurs jours sans pouvoir trouver de l’eau potable, nous nous étions muni de quelques 25L d’eau potable et 20L d’eau à usage courante (vaisselle, petite toilette,cuisine). Pour les repas, nous avions fait le plein de tout : boites de conserves, denrées lyophilisées (telles pates, riz etc), lait, pain, céréales, fruits frais (bananes,pommes).

Comme nous savions pas où en était notre bouteille de gaz, on en avait aussi racheté car toutes nos provisions se cuisaient et on avait peur de manquer".

Au final comment s’est passée cette traversée ?

Maxime “Très bien, mis à part qu’on a des douleurs un peu partout a force de rester statique, et plus particulièrement aux fesses en fait. On a aussi passé en revu toute la collection de MP3 que j’ai emporté, On s’est enfilé 1kg de pommes, 1kg de bananes et 2 kg patates en 3 jours parce qu’à la frontière entre les 2 états, les voitures de voyageurs ne peuvent pas transiter de produits frais. Par contre un road train  de 3 remorques de pommes, pas de soucis. Tout ça à cause de mouches qui, c’est bien connu, voyagent uniquement en voiture et pas en camion en Australie…Surtout qu’au final on a refilé nos 2 derniers trognons de pommes fini in extremis au douanier qui a à peine fouiller le van pour trouver le pot de miel qu’on avait bien planqué (héhé on l’a eu). L’arrivée à Ceduna (qui est d’ailleurs une fausse arrivée car il y a encore 500 km de route tout aussi ennuyeuse jusque Port Augusta) a été un peu rude aussi. On était un peu sur les rotules et donc nous nous sommes dirigé vers le premier camping pas cher, et en fait ça ressemblait plus à un terrain de casse automobile qu’à un camping.

Et au niveau des curiosités rencontrées ?

Maxime “C’est pas ça qui manque finalement. On a croisé des lézards à langue bleu (si si mais j’ai pas réussi à photographier la langue), des pistes d’atterrissages d’avion sur la route (si si), des oiseaux suicidaires qui vous foncent à 10 dessus en espérant arrêter Maurice (les cons), des nuées de sauterelles un peu dans le même style que les précédents, une baleine en plastique de 5 m, un kangourou géant en plastique de 5 m également mais qui boit une bière histoire de donner du fil à retordre aux voisins du western australia avec leur ridicule baleine, un parcours de golf sur les 2000 km de la route (je ne sais pas si un jour un mec a réussi a finir un trou d’ailleurs vu le vent, et surtout si ce même mec à eu le courage de s’arrêter tous les 150 km pour faire son petit swing), un panneau indiquant qu’on est plus près de NY que de Paris (à côté du kangourou), une “cinglée” traversant le désert en vélo toute seule, beaucoup (trop) de français, des bus dignes de “Priscilla folle du désert” mais ça c’est assez général en Australie, et la dernière curiosité était un garde  impérial de Star Wars à Ceduna.”

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Si c’était à refaire que changeriez-vous?

Delphine “Je ferais surement moins de courses avant de partir!”

Maxime “Je m’arrangerai pour trouver un van qui dépasse les 80 km/h, avec de bons sièges, et climatisé…”

Ci-dessous quelques autres photos de la grande traversée:

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