De Melbourne à Sydney… à dos de kangourou

 

Delphine P. – 6ème1                                                                                 18/02/2012

Cours de français

Rédaction


Sujet: Racontez vos dernières vacances. Consignes: en une copie double, toutes fautes de français seront pénalisées. Vous pouvez y ajouter des photos pour illustrer vos propos.  

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   Je vais vous raconter mon voyage, ou du moins une partie d’un long et grand voyage. On avait pris un gros avion à Paris et il y avait plein de monde dedans et les dames de l’avion étaient très gentilles avec nous tous. Nous étions partie en vacances, loin, très loin de l’Europe. C’était comme dans un rêve, on voyait des koalas, des kangourous et plein d’autres animaux encore. Oui je crois que c’était là-bas, au pays des déserts et des crocodiles.

“_ Ah mais non c’est pas là, il fallait tourner à gauche! Tu n’as pas vu le panneau ou quoi?! Bon ben fais demi-tour maintenant!

_ Je peux pas regarder les panneaux et la route! et en plus y a un crétin qui me colle au cul ! Je peux pas avancer plus vite moi, je suis déjà à 40km/h dans la côte!”

On s’est encore trompé de route, les panneaus étant placés juste derrière les arbres et positionnés là où on doit changé de routes. Bref, un casse-tête pour trouver sa route, surtout quand il manque des indications. Trouver certaines aires de repos en fin de journée relève souvent du grand défi. Nous sommes maintenant en New South Wales, on a changé d’état y a pas très longtemps, quelques centaines de kilomètres après Melbourne. Nous avons donc repris la route en direction de Sydney. Plusieurs personnes nous avait conseillées de faire la route par la côte plutot que par les terres: “Vous verrez, les plages sont vraiment superbes, plein de choses à voir.” Bon alors c’est ce que l’on a fait, on est passé par la route soit disant cotière où ce que l’on a vu n’est rien de plus qu’une Highway, une espèce de quatre voies. La mer? Ben fallait rentrer dans les villes et la chercher pour tomber dessus, ce n’est pas comme en Bretagne où l’on peut avoir une route très proche du littoral. Un peu décu toutefois de cela, mais nous commencons à être habituer car souvent nous ne voyont pas la mer lors de randonnées cotières. C’est comme une fois, y a longtemps, où l’on faisait une balade autour d’un lac sans jamais le voir! Ils sont bizarres ces australiens des fois! Bon nous avons quand même vu quelques beaux espaces entre ces deux grandes villes.

Pour commencer, nous nous sommes arrêtées d’abord à Wilsons Promontory National Park, au sud de Melbourne, où on nous avaient aussi dit le plus grand bien: “C’est à voir et à ne pas rater”, nous avait dit une allemande en Tasmanie dans un camping. Donc on a suivi les conseils et on y est allés. Effectivement il y a de belles plages avec des rochers comme chez nous, en granite. On n’est pas resté très lontemps, une journée le temps de faire une petite randonnée. En fait on voulait rester au moins deux jours mais le temps nous donnait pas envie de rester, les orages arrivait et la météo annoncait de la pluie pour plusieurs jours.
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Ensuite, notre route nous a amener le long d’une très longue plages, elle s’appelait avec un nom en anglais “ninety miles beach”, ce qui veut dire 140 kilomètres de plages. Et c’était vrai, elle était vraiment très grande cette plage. Elle avait rien d’exeptionnelle et heuresement qu’il y avait un espèce de poteaux en bois colorés pour nous donner un suport de photo. Nous n’avons pas marché très lontemps sur cette plage infini car 140 km à pieds sur une plage c’est long et pas très interessant, et il y avait plein de brume au loin.IMGP1446P2090005

 

 

 

 

L’autre chose à voir dans le coin, c’était le National Parc de Malacoota, le Croajingolong. C’est un mot qui vient des aborigènes, je ne sais pas ce que ca ve dire. La surprise là-bas fût la rencontre avec un varan géant, à ma sortie des toilettes dans le camping (ce n’était pas un camping comme on a chez nous, c’est un camping dans la forêt, dans le parc où il n’y avait que des toilettes et pas de douches). Il était vraiment très gros et surtout très long, de couleurs très foncées, entre le gris et le noir. Il était impressionnant. A cet endroit de l’australie ils appellent ces varans des goanas, ils montent même dans les arbres. Nous avions du mal à y croire jusqu’au lendemain où on en a encore vu deux autres dont un sur un tronc. Nous avons fait une balade dans ce parc, les plages était encore belles et entre deux averses on a pu prendre des photo pour vous faire partager tout ça.
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Ensuite, en continuant vers le nord, il y avait Jervis Bay “à voir et à ne pas manquer”, alors on y est allé. Dans cette baie, il y a encore un parc national (de toute façon dès qu’il y a trois arbres, un cailloux, une plage et 2 kangourous ils en font un parc national ici) qui ici s’appelle “Booderee National Park”. Alors évidemment on y est arrivé un peu par hasard parce que nous au début on y allait pour un camping pas cher. Et puis dans un parc national c’est pas cher en général et c’est plutot sympa d’etre dans la nature et de voir des animaux le soir à la tombée de la nuit. Donc on y a passé une journée et le soir on a pu observer des oppossums et des kangourous qui n’avait rien de très farouches, ils devait avoir l’abitude de voir des gens. Cette baie là est réputée pour ses plages au sables blancs et sa mer couleur turquoise. Comme la chance nous sourie depuis une semaine environ, la pluie était encore au rendez-vous mais nous avons reussi tout de même à prendre des photo entre les goutes, et même se baigner dans de l’eau turquoise ! Mais l’eau était un peu froide.
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Nous avons poursuivi toujours par la côte où les paysages ne nous donnait pas trop envie de s’arrêter. En regardant les revues touristiques, on savait où il y avait des choses à voir comme un blowhole de 60 mètres de haut – bon en fait ça doit être plutot rare ou alors soit ils l’ont mesuré depuis les profondeurs soit ils ont attendu très très longtemps. Un blowhole ça veut dire “souffle trou” c’est un peu comme un geyser sauf qu’en fait l’eau vient de la mer a côté, et quand ya des vagues ca remonte par un trou dans la falaise et pchhht ! Ca fait un jet d’eau. C’est rigolo mais quand ya pas de vagues c’est long.
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On avait projeté de poser campement dans une aire de repos proche de la route mais en fait c’était beaucoup trop proche de la grande route, une espèce d’autoroute gratuite qui amène à Sydney et du coup avec beaucoup trop de voitures dessus. Les gens roulent très vite et très mal ici. Ils ne comprennent pas que Maurice –on a appelé notre van comme ça- a du mal dans les cotes. Et puis ici les routes grimpent vraiment bien, pas autant qu’en Tasmanie mais quand même. Alors comme l’aire de repos nous a pas plu, nous avons décidé de trouver un autre endroit. Il nous a fallu deus heures pour finir dans un camping fantome (oui il y avait vraiment personne, avec des caravanes vides), nous avons cherché des endroits discrets pour rester la nuit mais on a pas trouver. Sur la cote est c’est pas facile de trouver un ptit coin tranquille sans que personne ne vous dise quoi que se soit. Alors on a traversé des villes comme Wollongong où des usines crachaient leur fumée noire. En bref, c’était tout pourri, rien d’intéressant à voir. On y est juste passé et c’est tout.

Avant de visiter la grande ville de Sydney, nous avons décidé d’aller faire un petit tours dans les montagnes proches. Alors c’est comme ca que nous sommes allés dans les “Blue Mountains”, qui veut dire Montagnes bleues. C’est à cause de la légère  brume bleutée provenant de l’évaporation des eucalyptus qu’ils les appelent comme ça je crois. Enfin nous on les a trouvé plus rouges que bleux. Ils sont bizarres ces australiens quand même. Evidemment les beaux paysages à découvrir sont tous le long de l’autoroute, il faut s’arrèté tous les quart d’heure pour aller voir les “lookout”. Ca nous a fait penser à la Great Ocean Road avec les points de vue tous les 500 mètres. Bon on peut le dire, les paysages était à couper les souffle. Magnifique. J’ai même eu le vertige. Vous pouvez voir sur une photo une vue de trois rochers très proches les uns des autres, ils s’appellent “The Three sisters” mais pourquoi? (cf notre rubrique culturelle). Nous avons passé une deuxième journée dans ces montagnes bleu, cette fois on a fait de vraies randonnées, une dans le Grand Canyon était superbe, un peu humide mais intéressante. Nous avons vu encore de superbes paysages à en couper le souffle, c’était vraiment grandiose. Certes ce n’est pas le Grand Canyon des Etats-Unis (enfin je ne sais pas j’y suis jamais alleé, ici c’est peut etre mieu) mais ca vaut le coup d’y aller. On a même vu des peintures rupestres aborigènes mais je crois que s’était des fausses, pour nous faire croire que c’étais des vrai.
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Bon comme dans toute rédaction il faut faire une conclusion, alors je dirais que la route entre Melbourne et Sydney par la côte n’est pas ni inoubliable ni indispensable. Peut-être que la route par les terres est plus intéressante car elle traverse plus de parcs nationaux. Nous ne regrettons pas ce que l’on a vu mais en une semaine on avait l’impression de faire beaucoup de kilomètres pour pas voir grand chose. Les Blue Montains évidemment à ne pas rater c’est gigantesque. Ah oui sinon j’ai oublié d’expliquer le titre de cette rédaction: “A dos de kangourou" parce qu’il y a de nombreuses routes défoncées ici et du coup on est balloté dans le van quand on roule…entre les virages, les trou, les bosses, les dos d’anes (qu’on appele des dos de dromadaire ici) et les animaux à éviter c’est du sport de conduire!

 

Récit correct, peut mieux faire pour l’orthographe, les conjugaisons, et la narration. Par contre les photos magnifiques, pensez à féliciter le(s) photographe(s) de ma part.

Professeur Maxime A.

Le saviez-vous ?

A Bleu Montains, trois rochers bien connus (voir photos ci-dessus) sous le nom des Three sisters (les trois soeurs) ont une histoire, la connaissez-vous? Non?! Bon ben ça tombe bien je la connais! Une légende aborigène dit que trois soeurs aient été tranformées en pierre par leur père afin de les protéger des avances de trois jeunes hommes, mais le sorcier serait mort avant de pouvoir leur rendre la vie! Mais ils sont fou ces australiens quand même Smile

Escale à Melbourne

 

IMGP0843Débarquer à Melbourne après 60 jours en Tasmanie, même un dimanche soir, n’est pas forcément évident. Autoroutes gigantesques, voitures partout, rues perpendiculaires, signalisation quasi inexistante ou alors au dernier moment lorsqu’il y a 6 voies à traverser et à peine 100 m pour le faire. Bref, un choc. Nous avons mis presque 1h30 pour faire les 10 km qui nous séparait de l’embarcadère pour la Tasmanie à notre lieu de camping, pour 3 jours dans cette ville qui nous avait déjà bien plus lors de notre premier et rapide passage 2 mois plus tôt…
 
Lundi 06/02/12
Nous attaquons donc les 3 jours de visite de la ville que nous avions pris soin de préparer (pour une fois qu’on planifie un peu quelque chose). Chose étrange que l’on avait déjà remarquée lors de notre passage à Adélaïde, de nombreux grands musées sont gratuits. La seule raison que l’on ai trouvée qui pourrait justifier cela serait le taux de visite visiblement assez bas de ces musées par les australiens. Mais aussi et surtout le fait qu’ils aient suffisamment d’argent pour les financer sans billetterie. Car dire que les australiens ne s’intéressent pas à la culture serait un raccourci rapide et réducteur que nous ne franchirons pas Don't tell anyone smile. En tout cas nous ça nous plait et nous visiterons donc d’abords le NGV ou National Gallery of Victoria, dans lequel on croise un peu de tout, de l’art aborigène à l’art contemporain en passant quelques toiles de maîtres. Bref un musée assez intéressant pour ses collections et son architecture, et tout ça pour zéro dollars. Comme quoi tout n’est pas payant et hors de prix en Australie comme on l’entend souvent.
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De l’art gratuit il y en a aussi beaucoup dans les rue de Melbourne, la ville fourmille d’artistes s’exprimant sur ses murs. On ne donnera pas les noms des rues car on ne les a pas forcément notées et c’est aussi le jeu de découvrir ces fresques au hasard des balades. Par ailleurs notre guide donnait un nom de rue à visiter absolument pour ses street art et ce n’était au final vraiment pas la plus intéressante. Ils faut donc croire que les bons spots bougent et c’est bien normal. 
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La visite de Melbourne s’est ensuite poursuivie par le Chinatown local, une habitude que nous avons prise car on y mange généralement assez bien pour pas cher. Et surtout on adore ne rien comprendre sur les étiquettes des produits dans P2050171leurs supérettes bondées. A Melbourne il y également le “Greecetown”, mais c’est assez décevant car au final on y trouve qu’une poignée de restaurants grecs, pas suffisant pour nous, pour nous rappeler nos souvenirs de ruelles de villes grecques. Mieux vaut pour cela aller au Queen Victoria Market où nous avions déjà fait quelques emplettes.
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Mardi 07/02/12
Après une bonne nuit de repos on réattaque dès le lendemain matin par l’aquarium de Melbourne. On a pas vraiment l’habitude de fréquenter les endroits où les animaux sont enfermés, mais on avait quand même envie de visiter celui là. On avait entendu et lu un peu de tout et de rien dessus, et puis ça fait à peu plus de 10 ans que ni l’un ni l’autre n’avait visité un aquarium, alors “why not”. En arrivant on est tombé nez à nez avec des pingouins et des manchots ! IMGP1029Si si, ils les gardent dans un énorme congélo-soufflerie pour reproduire les conditions extrêmes et même les saisons (apparemment) rencontrées en Antarctique. Ils nous ont en tout cas bien fait rigoler, même si on ne peut pas s’empêcher de se dire “pauvres bêtes” en les voyant enfermés. L’aquarium présente en fait de nombreuses espèces aquatiques australiennes, eau douce comme eau de mer, avec notamment des hippocampes “algue" (apparemment c’est assez rare en captivité), des raies gigantesques qui nous survolent dans un tunnel, un mérou gigantesque lui aussi, et d’autres bizarreries aquatiques qu’on peut difficilement observer, mais qu’on a tous déjà vu à la TV dans les documentaires de Cousteau quand nous étions petits…
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L’après midi, nous retrouvons Coralie, une française que nous avions rencontré en Tasmanie fin décembre et qui, après avoir voyagé en janvier sur la côte est, a décidé de revenir à Melbourne un peu plus longtemps pour y travailler. Nous irons nous promener sur les immenses rues désertes du quartier hyper moderne de Dockland avant de revenir avec le vieux tram pour se perdre une fois de plus dans les ruelles décorées du centre. Trop fatigués par ces marches en ville,  nous n’aurons pas le courage d’aller à l’un des concerts gratuits du festival de St. Kilda que nous envisagions pour notre soirée.
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Mercredi 08/02/12
Nous entamons notre 3ème journée à Melbourne par la visite du centre d’art contemporain, lui aussi gratuit. Nous aurons l’occasion de vivre une expérience sensorielle et artistique surprenante, allongés sur des gros tapis. Heureusement que nous l’avons fait en début de journée car nous nous serions endormi.
On décide ensuite de partir vers Fitzroy et Brunswick Street, une rue que nous traversions en tram tous les jours et qui nous semblait assez déjantée. La rue est littéralement qualifiée par les australiens de “jolie-laide” (en français dans le texte), nous en français on dirait plutôt “vintage” (huhu, c’est drôles les langues quand même). Il s’agit en fait d’un vieux quartier de la ville un peu à l’écart où les anciennes maisons sont encore là même si certaines sont assez délabrés. On y trouve en gros la population hippy, et artiste de la ville. Les street arts sont nombreux et l’aspect déglingué des maisons nous amuse, bref on s’y sent bien. On y trouve surtout le “Best burger in Australia of the world” si l’on en croit IMGP1323la devanture du restaurant… Et là nous allons nous permettre une “petite parenthèse” plus grande que les autres. Car il faut le savoir: les australiens ne sont pas du tout chauvins, mais alors pas du tout. Bon OK c’était ironique. Quand ils ne peuvent pas dire qu’ils sont les meilleurs du monde ce sont, au minimum, les meilleurs de l’hémisphère sud. Ce qui est en fait tout de suite plus facile, si on y réfléchi quelques secondes. Ainsi en Australie vous pourrez visiter au moins 20 plages classées parmi les 10 plus belles plages du monde. Ils n’ont pas tout à fait tort, car il y a effectivement énormément de très belles plages, mais ce genre de superlatifs ne prêteraient pas à sourire si on ne les voyait pas si souvent utilisés. Fin de la parenthèse. On ne saura jamais si c’était réellement le meilleur burger d’Australie, mais c’était, quoi qu’il en soit, un excellent burger et le patron devait avoir un minimum d’humour.
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L’estomac bien plein nous reprenons maintenant la route. Direction Sydney ! Ah oui mais non, c’est pas encore pour tout de suite. Premièrement il faut sortir de Melbourne, et puis accessoirement on aimerait bien faire un saut à Brighton ça a l’air si mignon. La route qui mènera à cette plage de Melbourne n’est en fait pas très longue en distance en gros 15 km. Sauf qu’il nous faudra pratiquement 2 heures pour y arriver avec la circulation horrible et les indications inexistantes dans les rues perpendiculaires des suburbs de Melbourne. La plage est au final comme prévue, bien mignonne avec ses cabanes toutes peintes de couleurs différentes. Le temps de faire quelques photos et de dire au revoir à Melbourne (cette fois-ci pour de bon) et nous reprenons la route vers Sydney mais plus précisément vers Wilsons Promontory National Park dont on dit le plus grand bien.
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IMGP1263Le saviez-vous ? Le groupe de rock AC/DC est australien, a un nom complètement idiot et le lapin Duracell pour batteur. Bon ça tout le monde le sait depuis longtemps. En fait AC/DC en Australie c’est tout simplement ZE groupe. On entend souvent passer des grosses Ford Falcon ou Holden Commodore avec “Highway to hell” ou “Big balls” en fond sonore (on l’a déjà dit l’australien moyen n’est pas très subtil). Bref, tout ça pour dire que le groupe est tellement populaire ici que la ville de IMGP1259Melbourne a baptisé une rue de son centre en leur honneur. Bon OK, c’est pas la plus classe mais du coup un artiste de street art leur a rendu hommage sur les murs de cette ruelle sombre, étroite et puante. A noter qu’accessoirement on trouve des vins AC/DC, baptisés selon le cépage d’un nom de chanson différent, la classe.

En route pour Melbourne 2/2

On the road again ! Bon c’est pas que les vraies fausses vieilles maisons avec des vrais faux artisans dedans c’est pas sympa mais on a de la route et il fait beau maintenant. Et quelle route ! The Great Ocean Road mates (GOR) ! Dont les 300 km qui mène jusque Geelong sont considérés par beaucoup comme l’une des plus belle route côtière au monde. Rien que ça ! Les Australiens ont une sérieuse tendance à dire qu’ils ont la plus belle, le plus grand, le plus cool du monde, mais cette fois-ci le film a l’air aussi alléchant que la bande-annonce. Au programme, une grande côte longée de falaises rongée par l’érosion avec des sites parmi les plus beau d’Australie comme London Bridge, les 12 apôtres, dont le nombre diminue régulièrement avec le temps (il ne sont actuellement plus que 6 si ma mémoire est bonne). Ce sont de grandes colonnes roches calcaires de 45 m de haut qui se sont détachés avec l’érosion des falaises dont ils faisaient partis avant de s’effondrer eux même. Un jour il n’en restera plus un seul.

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A noter quand même sur ce dernier site les ravages du tourisme de masse qui impose désormais de faire le parcours des “lookout” (points de vue) dans un sens de circulation pour piétons précis sans jamais sortir des clous et prendre sa photo à contre jour au même endroit que tout le monde. Mais c’est aussi un parking gigantesque sur lequel se garent des cars remplis de chinois venus de Melbourne pour une excursion à la journée sur le site avec 43 minutes de liberté sur place avant de repartir. Les plus aisés d’entre eux pourront s’offrir le grand frisson au pieds des 12 apôtres: une demi heure d’hélicoptère pour faire la tournée des sites autour des apôtres pour la modique somme de 450 AUD par personne. Il y avait la queue et un hélico décollait toutes les 15 minutes… Bref inutile de dire que l’on préfèrera d’autre sites plus isolés où les autobus ne s’arrêtent pas, et que nous passerons presque 3 jours à faire cette route dans un sens alors que les bus la font en une journée aller-retour. Nous aurons donc pris notre temps pour par exemple passer quelques heures à observer des koalas sauvages dans les arbres, c’est toujours plus intéressant que dans un parc animalier payant comme le font la plupart des touristes.

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La GOR s’arrête finalement un peu avant Torquay ville de surfeurs de bac à sable sans grand intérêt puisque nous verrons en fait plus de “surfeurs” s’extasiant devant un short ou une paire de tongues bariolées en vitrine que sur l’eau. Nous poursuivons donc notre route vers Melbourne, et réaliserons sans vraiment le vouloir notre premier “bandit camp” sur un parking de plage de pêcheur non loin de Melbourne. C’est pas de notre faute, monsieur l’agent, l’accueil du camping était fermée depuis 15 minutes quand on est arrivé à 18h… Pas grave on sera à Melbourne plus tôt que prévu demain matin, du coup.

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Et maintenant Melbourne ! Wahouuu, le moins qu’on puisse dire en arrivant sur l’autoroute c’est qu’il y a du monde, 3,4 millions a en croire le guide. Nous avons une petite journée pour faire quelques trucs dans la ville, il va falloir sélectionner, pas grave nous reviendrons après la Tasmanie, de toute façon. Nous planquons donc Maurice dans un coin d’une “suburd” (ville aux alentours) avant de prendre le métro et ressortir en plein centre de Melbourne. Architecture variée du très vieux aux grattes-ciel hyper modernes, et ça se construit encore de partout à en croire le nombre de grues. Ca bouge à Melbourne, et ce n’est pas le Queen Victoria Market qui dira le contraire, 3 fois plus gros qu’à Adelaïde, le marché révèle aussi le caractère multi-culturel issue des différentes vagues d’immigration en Australie. Nous y trouverons de nombreuses spécialités grecques, italiennes, turques, polonaises, françaises, japonaise, chinoises,… un régal pour les yeux, les narines et la bouche.

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Nous serions bien restés plus longtemps mais il est maintenant l’heure d’aller à l’embarcadère pour installer Maurice (qui sera resté toute la journée en plein soleil sous 32°C) dans le Spirit of Tasmania qui nous emmènera jusque Devonport en Tasmanie. Là encore quelques subtilités très australiennes, nous vaudrons de devoir vider notre bidon de secours de 10 litres d’essence dans le réservoir de Maurice avant de remplir ce bidon d’eau. C’est cool maintenant j’ai 10 litre d’eau polluée dont je ne sais pas quoi faire et un bidon d’essence qui aura des traces d’eau pendant longtemps… D’autre backpackers européens auront moins de chance, ayant fait le plein de leur van, ils devront vider leurs bidons de secours ailleurs. Bizarrement les caravanes d’australiens ou tasmaniens avec des bidons pleins n’auront rien à vider eux… Quoi ma gueule ? Qu’est ce qu’elle a ma gueule ?

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La nuit s’annonce calme et le ferry confortable. Le coucher de soleil sur l’océan est magnifique, rendez-vous demain matin en Tasmanie.

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Le saviez-vous ? Melbourne est la 3ème ville grecque au monde, après Athènes et Thessalonique, en terme de population… 
It’s incredible all that we learn in this blog !

La journée type du backpacker

 

PC050005_crVivre en plein air nécessite une organisation différente que lorsque l’on vit en appartement avec tout confort. Les simples occupations basiques prennent tout de suite beaucoup plus de temps…Ranger souvent les affaires, organiser les repas, savoir où dormir pour le lendemain sont des éléments du quotidien du backpacker.

 

Voici l’organisation type d’une journée lorsque l’on doit faire de la route:

7h: on ouvre tous les rideaux du van, on aère la couette

PB1400797h20:P’tit déjeuner,quelque fois en compagnie d’animaux (kangourous, hérons, souris…)

7h50: Petite toilette rapide et surtout lavage de dents!

8h: Rangement des sièges, de la table, du réchaud et de la glacière qui passe la nuit sur le toit de Maurice lorsque les nuits sont fraiches.

En simultané Maxime range le bidon d’essence sorti la veille, car dormir la tête à côté c’est pas terrible!

8h15: Vérification des niveaux d’huile et du liquide de refroidissement : Maurice roule très bien mais il boit beaucoup! Comme on n’a pas envie de cramer une pièce on préfère vérifier tous les 2-3 jours selon les kilomètres que l’on fait! Vérifier aussi le niveau d’essence car là dessus aussi Maurice consomme!

8h30: Repérage de la route à suivre avec le Camps6 (on peut le considérer comme similaire à Michelin), bien noter les changements de route que l’on doit prendre!

8h45: Branchement de tous les appareils électriques à recharger pendant la route: Maxime nous fait parfois des branchements savants pour que tout marche sur une multiprise!Branchement du lecteur MP3, appareil photo posé non loin du fauteuil avec le Lonely Planet et le dico de poche!

9h: Vérifier que l’on a assez d’eau dans la gourde! Selon où on s’est trouvé on a eu parfois besoin de plusieurs litres!

9h10 si on a rechargé la gourde! C’est bon Maurice démarre: on est parti!

On ne roule pas plus de 200km d’affilé car les sièges de Maurice sont un peu fatigués…alors on visite ce qu’il y a à voir dans les environs, on se balade, on randonne, on visite, on prend des photo, on mange aussi!

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15-16h, on commence à se diriger vers le lieu de campement, souvent une “rest” ou “camp area” (aire de repos parfois très agréable et parfois trop proche de la route!) indiquée dans le Camps6.

16h30: Le lieu de repos trouvé (ce qui n’est pas toujours facile car quelque fois pas indiqué sur la route ou dans le sens inverse de notre route), on sort le bidon d’essence et les ustensiles de cuisine.

17h30: Toilette plus ou moins importante selon notre lieu de campement, selon la température ambiante et selon que l’état du tee-shirt. Ensuite on se prend un petit apéro souvent constitué d’une bière et de quelques chips ou cacahuètes. On se demande aussi ce qu’on fera le lendemain, on prend également quelques minutes pour trier des photos et écrire des mails ou du blog en avance.

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18h: Selon la température et la puissance du vent, nous sortons (ou pas) la bâche pour nous faire un abri contre la pluie, puis nous mangeons plus ou moins tôt pour ne pas avoir froid trop longtemps. Quand on a du soleil, on mange un peu plus tard mais dès que celui-ci est parti il ne fait vraiment pas chaud! On évite de manger avec les lampes frontales car ce n’est pas très pratique, et surtout ça attire de nombreux insectes ! Il arrive également de tomber sur des aires de campement dans les parcs nationaux, avec un foyer pour un feu de camp avec barbecue juste à côté du van, le luxe absolu.

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18h30 –19h: Repas selon la cuisine à préparer…Lorsque nous avons traversé une ville avec un supermarché (oui oui ca existe des villes où il n’y a rien!) et que nous avons acheté des produits frais, ca nous arrive de cuisiner des légumes et de la viande! Nous préparons aussi le repas du lendemain midi, généralement une salade froide (de riz, de pâtes ou de patates accompagnés d’une ou deux boite de conserves au choix thon, lentilles…) car le midi c’est souvent rapide (soit parce qu’il y a beaucoup de vent ou de pluie, soit qu’il y a trop de mouches pour pouvoir manger sans en gober une).

20h: Repas du soir finit, nous finissons par un ptit thé et un ptit morceau de chocolat lorsque nous en avons (pas si souvent en fait!)

20h30-21h: Après avoir admirer le coucher de soleil, lavage de dents, fermeture de tous les rideaux dans le van et attention aux insectes avec la lumière!

21h: Bien emmitouflés sous la couette, nous regardons un ptit épisode de Futurama ou un morceau de film (enfin moi je m’endors souvent avant la fin) et nous voici au pays des étoiles…

 

IMGP8937Le saviez-vous ? Le koala possède le plus petit cerveau du règne animal proportionnellement à son poids. La raison est simple, le régime alimentaire du koala nécessite qu’il concentre son énergie sur la digestion (raison pour laquelle il passe également 80% de sa vie à pioncer). Un cerveau coutant cher en énergie pour un organisme, le koala a fait son choix.

En route pour Melbourne 1/2

 

Nous nous sommes quittés il y a maintenant une où deux semaines, où à peu de choses près (désolé nous avons un peu perdu la notion du temps qui passe…), dans les Adelaide Hills en direction de Melbourne; le moins qu’on puisse dire c’est qu’on aura pris le chemin des écoliers et aussi notre temps. Ca fait du bien de souffler un peu.

Un peu plus au sud. Les premiers jours de cette route à destination de l’embarcadère pour la Tasmanie, nous  partons sur la côte sud en coupant la péninsule de Fleurieu (au sud d’Adelaïde) et en faisant l’impasse sur la visite de Kangaroo Island. Nous choisissons donc de longer la côte – ou Limestone Coast – le long du Corong National Park. Ce parc est réputé pour ses longues plages de pécheurs sur une langue de terre coincée entre l’océan et des lacs longilignes peuplés de colonies d’oiseaux variés. Malheureusement la météo très variable (du très chaud au très froid) ne sera pas de notre côté durant ces quelques jours et l’accès aux plages du parc limité aux véhicules tout-terrain. Mauvaise pioche. Les quelques faits marquants de ces quelques jours auront été une rencontre inopinée avec notre premier serpent (“brown snake”, une espèce très peu appréciée dans le coin apparement…), une autre rencontre inopinée avec une énorme araignée de type mygaloïde qui s’était glissée on ne sait comment dans la boîte à gobelets, une rencontre avec un homard de 4 tonnes à Kingston, encore un lac rose (c’est courant ici en fait), puis  nous avons pu découvrir la vie passionnante des pélicans du coin, un lac bizarrement bleu cette fois-ci (ça change du rose), et le dernier évènement marquant fut le passage dans l’état du Victoria…

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The call of the wild ! Après ces quelques jours peu passionnants, nous étions impatients de faire un détour sur la route en remontant au nord pour aller randonner dans les Grampians, une petite chaine de montagnes intéressante à mi chemin entre Adelaïde et Melbourne. Nous nous rendrons donc pour cela à Halls Gap, une petite bourgade de montagne servant de base à de nombreuses randonnées plus ou moins difficiles. Nous serons tout de même un peu déçu le premier jour en raison premièrement de la météo qui ne laissera pas passer beaucoup de rayons de soleil le premier jour mais aussi par le fait que les plus beaux sites du coin sont tous sans exception accessibles en voiture ou en bus avec une “randonnée” de maximum 15 minutes sur un chemin quasiment goudronné avec un sens de circulation imposé (si si, ils appellent vraiment ça  des randonnées ici…). Tant pis nous visiterons donc ces sites à l’australienne en faisant des sauts de puces avec Maurice entre Mackenzie Falls, The Balconies,…

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Pour la seconde journée dans la montagne et après une nuit dans une aire de camping tip-top, nous décidons de choisir une randonnée notée comme “hard” dans notre doc. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on ne sera pas déçus, nos 2 mains ne furent pas de trop pour nous hisser au sommet, pourtant “seulement” situé 400 m au-dessus du départ, en 3 heures. Heureusement, la vue sur des grandes plaines à perte de vue nous récompensera avant de redescendre en un peu plus de 2 heures, inutile de dire que nous ne mettrons pas longtemps ce soir là pour nous endormir malgré la fraîcheur de la nuit.

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Direction Warrnambool. Suer dans la montagne c’est bien gentil, mais à un moment donné il fait bon se retrouver au chaud (surtout à ce moment là) dans un camping pour prendre une douche, faire sa lessive, et recharger les batteries. Nous choisirons donc de descendre plein sud sur la côte, à Warrnambool pour faire une halte d’une nuit réparatrice avant d’attaquer la Great Ocean Road qui nous conduira jusque Melbourne. Nous resterons finalement une journée de plus car le temps maussade ne nous engagera pas pour nous lancer dans la Great Ocean Road dont on ne souhaite pas rater une miette, d’autant que du très beau est annoncé pour les jours qui suivent. Nous ne résisterons pas non plus à visiter Flagstaff Hill, un village de 1850 reconstitué avec sa vraie fausse banque, sa vraie fausse poste et sa vraie fausse quincaillerie. Inutile de vous dire qu’en temps normal nous n’y serions jamais allé mais comme par hasard nous sommes une fois de plus tombé le jour des 10 ou 15 ans du parc (ou un évènement du genre, on n’a pas trop compris pourquoi cette fois là), et quand c’est anniversaire en Australie, c’est free…

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IMGP8106_crLe saviez-vous ? Les kookaburras sont des sortes de martin-pêcheur en plus gros qui imitent très bien le bruit des singes hurleurs d’amazonie (ou un de ces primates du genre), mais ça on l’a déjà dit dans un précédent post. Bref. Ce qu’il faut surtout savoir sur ces volatites, c’est qu’on pourrait plus facilement les appeler des martin-voleur (de sandwich en l’occurence). En effet, Delphine a réussi à se faire chiper par surprise le sien entre les doigts par un de ces spécimens apparemment coutumiers du fait. Depuis on aime pas trop trop ces emplumés, car pour un backpacker, un sandwich c’est sacré !

Si c’est pas fou cette histoire quand même…