La journée type du backpacker

 

PC050005_crVivre en plein air nécessite une organisation différente que lorsque l’on vit en appartement avec tout confort. Les simples occupations basiques prennent tout de suite beaucoup plus de temps…Ranger souvent les affaires, organiser les repas, savoir où dormir pour le lendemain sont des éléments du quotidien du backpacker.

 

Voici l’organisation type d’une journée lorsque l’on doit faire de la route:

7h: on ouvre tous les rideaux du van, on aère la couette

PB1400797h20:P’tit déjeuner,quelque fois en compagnie d’animaux (kangourous, hérons, souris…)

7h50: Petite toilette rapide et surtout lavage de dents!

8h: Rangement des sièges, de la table, du réchaud et de la glacière qui passe la nuit sur le toit de Maurice lorsque les nuits sont fraiches.

En simultané Maxime range le bidon d’essence sorti la veille, car dormir la tête à côté c’est pas terrible!

8h15: Vérification des niveaux d’huile et du liquide de refroidissement : Maurice roule très bien mais il boit beaucoup! Comme on n’a pas envie de cramer une pièce on préfère vérifier tous les 2-3 jours selon les kilomètres que l’on fait! Vérifier aussi le niveau d’essence car là dessus aussi Maurice consomme!

8h30: Repérage de la route à suivre avec le Camps6 (on peut le considérer comme similaire à Michelin), bien noter les changements de route que l’on doit prendre!

8h45: Branchement de tous les appareils électriques à recharger pendant la route: Maxime nous fait parfois des branchements savants pour que tout marche sur une multiprise!Branchement du lecteur MP3, appareil photo posé non loin du fauteuil avec le Lonely Planet et le dico de poche!

9h: Vérifier que l’on a assez d’eau dans la gourde! Selon où on s’est trouvé on a eu parfois besoin de plusieurs litres!

9h10 si on a rechargé la gourde! C’est bon Maurice démarre: on est parti!

On ne roule pas plus de 200km d’affilé car les sièges de Maurice sont un peu fatigués…alors on visite ce qu’il y a à voir dans les environs, on se balade, on randonne, on visite, on prend des photo, on mange aussi!

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15-16h, on commence à se diriger vers le lieu de campement, souvent une “rest” ou “camp area” (aire de repos parfois très agréable et parfois trop proche de la route!) indiquée dans le Camps6.

16h30: Le lieu de repos trouvé (ce qui n’est pas toujours facile car quelque fois pas indiqué sur la route ou dans le sens inverse de notre route), on sort le bidon d’essence et les ustensiles de cuisine.

17h30: Toilette plus ou moins importante selon notre lieu de campement, selon la température ambiante et selon que l’état du tee-shirt. Ensuite on se prend un petit apéro souvent constitué d’une bière et de quelques chips ou cacahuètes. On se demande aussi ce qu’on fera le lendemain, on prend également quelques minutes pour trier des photos et écrire des mails ou du blog en avance.

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18h: Selon la température et la puissance du vent, nous sortons (ou pas) la bâche pour nous faire un abri contre la pluie, puis nous mangeons plus ou moins tôt pour ne pas avoir froid trop longtemps. Quand on a du soleil, on mange un peu plus tard mais dès que celui-ci est parti il ne fait vraiment pas chaud! On évite de manger avec les lampes frontales car ce n’est pas très pratique, et surtout ça attire de nombreux insectes ! Il arrive également de tomber sur des aires de campement dans les parcs nationaux, avec un foyer pour un feu de camp avec barbecue juste à côté du van, le luxe absolu.

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18h30 –19h: Repas selon la cuisine à préparer…Lorsque nous avons traversé une ville avec un supermarché (oui oui ca existe des villes où il n’y a rien!) et que nous avons acheté des produits frais, ca nous arrive de cuisiner des légumes et de la viande! Nous préparons aussi le repas du lendemain midi, généralement une salade froide (de riz, de pâtes ou de patates accompagnés d’une ou deux boite de conserves au choix thon, lentilles…) car le midi c’est souvent rapide (soit parce qu’il y a beaucoup de vent ou de pluie, soit qu’il y a trop de mouches pour pouvoir manger sans en gober une).

20h: Repas du soir finit, nous finissons par un ptit thé et un ptit morceau de chocolat lorsque nous en avons (pas si souvent en fait!)

20h30-21h: Après avoir admirer le coucher de soleil, lavage de dents, fermeture de tous les rideaux dans le van et attention aux insectes avec la lumière!

21h: Bien emmitouflés sous la couette, nous regardons un ptit épisode de Futurama ou un morceau de film (enfin moi je m’endors souvent avant la fin) et nous voici au pays des étoiles…

 

IMGP8937Le saviez-vous ? Le koala possède le plus petit cerveau du règne animal proportionnellement à son poids. La raison est simple, le régime alimentaire du koala nécessite qu’il concentre son énergie sur la digestion (raison pour laquelle il passe également 80% de sa vie à pioncer). Un cerveau coutant cher en énergie pour un organisme, le koala a fait son choix.

La grande traversée

Port-Augusta, 20/11/11, auto-interview de 2 nouveaux “Nullarboriens”.

Mais avant, un peu d’histoire-géo :
La plaine de Nullarbor doit son nom au latin, langue dans laquelle cela signifie l’absence d’arbre. Son nom aborigène quant à lui signifie “absence d’eau”. Cette plaine se situe au sud de l’Australie le long de la grande baie australienne. Une seule route goudronnée, la Eyre Highway, la traverse d’est en ouest et n’a été terminée qu’en 1976. La première traversée en voiture à été faite il y a 100 ans tout juste en 1911. Bien après la première traversée en dromadaire par John Eyre.

 

Que représentait pour vous la traversée de la plaine de Nullarbor avant le départ et maintenant ?

Delphine “Pour moi, la Nullarbor représentait une longue route toute droite en plein milieu d’un désert. Maintenant, ce sont 4 jours de route de grande chaleur où on croisait beaucoup de road trains (longs camions qui nous déportent au croisement) et de 4×4 suivis d’une caravane…le salut d’un doigt étant de rigueur (à l’australienne) évidemment la route était à perte de vue, il n’y avait rien à faire d’autre que rouler, les seuls lieux pour s’arrêter étaient des road houses PB170046(stations essence qui font aussi motel, camping, petits magasins de ravitaillement et fastfood) ou les rest area (aires de repos) où certaines valaient vraiment l’arrêt pour le coucher du soleil! De temps en temps il y avait quand même un look out (point de vue) pour s’arrêter. Ce à quoi je ne m’attendais pas, ce sont les paysages: ce n’était pas un désert au sens aride, sans arbre ni buisson…et puis au bout d’un moment, il y a même eu quelques virages et des collines! A noter que sur 1200km de traversée il n’y a eu que trois intersections! La Nullarbor ce sont aussi les insectes: les nombreuses mouches la journée qui rendent les repas en plein air pénibles, les insectes volant et les moustiques le soir.Nous avons eu 43°C avec beaucoup de vent le deuxième jour de route , c’était impressionnant comme l’humidité séchait vite, une vraie chaleur de désert!”

Maxime “Pour moi il s’agissait d’un désert, IMGP7813un espace gigantesque à perte de vue, sans âme qui vive et une longue route droite toute plate. Un endroit où on peut se sentir seul au monde. Une sorte de défi pour tout voyageur souhaitant faire le tour de l’Australie, un truc à préparer histoire de pas tomber en rade d’eau ou d’essence. En fait on est jamais vraiment seul, on passe rarement plus de 10 minutes sans croiser ou se faire dépasser par un road train qui suivant le vent vous balaye littéralement de la route. Ensuite il y a des roadhouses tous les 200 km pour se ravitailler en presque tout et n’importe quoi. Donc au final le sentiment d’épreuve à surmonter… C’est surtout une route très ennuyeuse avec des “virages” tous les 100 km, et 45°C à l’ombre lors de notre passage. L’épreuve ressemble donc plus à une épreuve d’endurance où chacun fait son relai de 2h30 au volant pour en finir le plus rapidement possible.”IMGP7831

Pourquoi vouliez-vous la traverser?

Delphine “Passer par la Nullarbor était peut-être un défi, une expérience à vivre…et puis surtout la seule route pour rejoindre Adelaïde par le sud.”

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PB160009Maxime “On a pas trop le choix en fait quand on est en Western Australia et qu’on veut aller en Tasmanie sans prendre l’avion. Après il y a des pistes qui sont elles vraiment dans le désert un peu plus au nord, mais Maurice (le nom de notre van) n’est malheureusement pas équipé pour. Il y avait aussi la possibilité de passer par le nord mais ce n’est pas la bonne saison sans 4×4, et puis ce serait “un peu” long.”

Combien de temps vous a-t-il fallu pour faire le trajet?

Delphine “Finalement il nous a fallu seulement 3 jours entre Norseman et Ceduna (villages étapes de 3000 habitants à peine).Nous pensions mettre une petite semaine mais la forte présence des mouches la journée rendaient les longues pauses impossibles.”

Comment vous étiez-vous préparé à ce voyage?

Delphine “Côté technique,nous avions fait faire un  check-up à notre van quelques kilomètres avant pour être sur de ne pas tomber en panne d’une pièce importante. Evidemment la pression des pneu et du pneu de secours étaient à ne pas manquer. Nous avions aussi rempli tous les jerricanes d’essence car on avait entendu dire que les prix sur la Nullarbor sont élevés. Effectivement on a du mettre un peu d’essence à 1$80 le litre.

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Côté pratique, comme nous tablions sur plusieurs jours sans pouvoir trouver de l’eau potable, nous nous étions muni de quelques 25L d’eau potable et 20L d’eau à usage courante (vaisselle, petite toilette,cuisine). Pour les repas, nous avions fait le plein de tout : boites de conserves, denrées lyophilisées (telles pates, riz etc), lait, pain, céréales, fruits frais (bananes,pommes).

Comme nous savions pas où en était notre bouteille de gaz, on en avait aussi racheté car toutes nos provisions se cuisaient et on avait peur de manquer".

Au final comment s’est passée cette traversée ?

Maxime “Très bien, mis à part qu’on a des douleurs un peu partout a force de rester statique, et plus particulièrement aux fesses en fait. On a aussi passé en revu toute la collection de MP3 que j’ai emporté, On s’est enfilé 1kg de pommes, 1kg de bananes et 2 kg patates en 3 jours parce qu’à la frontière entre les 2 états, les voitures de voyageurs ne peuvent pas transiter de produits frais. Par contre un road train  de 3 remorques de pommes, pas de soucis. Tout ça à cause de mouches qui, c’est bien connu, voyagent uniquement en voiture et pas en camion en Australie…Surtout qu’au final on a refilé nos 2 derniers trognons de pommes fini in extremis au douanier qui a à peine fouiller le van pour trouver le pot de miel qu’on avait bien planqué (héhé on l’a eu). L’arrivée à Ceduna (qui est d’ailleurs une fausse arrivée car il y a encore 500 km de route tout aussi ennuyeuse jusque Port Augusta) a été un peu rude aussi. On était un peu sur les rotules et donc nous nous sommes dirigé vers le premier camping pas cher, et en fait ça ressemblait plus à un terrain de casse automobile qu’à un camping.

Et au niveau des curiosités rencontrées ?

Maxime “C’est pas ça qui manque finalement. On a croisé des lézards à langue bleu (si si mais j’ai pas réussi à photographier la langue), des pistes d’atterrissages d’avion sur la route (si si), des oiseaux suicidaires qui vous foncent à 10 dessus en espérant arrêter Maurice (les cons), des nuées de sauterelles un peu dans le même style que les précédents, une baleine en plastique de 5 m, un kangourou géant en plastique de 5 m également mais qui boit une bière histoire de donner du fil à retordre aux voisins du western australia avec leur ridicule baleine, un parcours de golf sur les 2000 km de la route (je ne sais pas si un jour un mec a réussi a finir un trou d’ailleurs vu le vent, et surtout si ce même mec à eu le courage de s’arrêter tous les 150 km pour faire son petit swing), un panneau indiquant qu’on est plus près de NY que de Paris (à côté du kangourou), une “cinglée” traversant le désert en vélo toute seule, beaucoup (trop) de français, des bus dignes de “Priscilla folle du désert” mais ça c’est assez général en Australie, et la dernière curiosité était un garde  impérial de Star Wars à Ceduna.”

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Si c’était à refaire que changeriez-vous?

Delphine “Je ferais surement moins de courses avant de partir!”

Maxime “Je m’arrangerai pour trouver un van qui dépasse les 80 km/h, avec de bons sièges, et climatisé…”

Ci-dessous quelques autres photos de la grande traversée:

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Albany – Esperance – Cape Le Grand

 

Hi Mates !

Après une courte halte à Emu Beach dans un camping juste à côté d’Albany pour recharger les batteries, prendre une douche et se faire un petit barbecue, nous avons repris la route toujours vers l’est en longeant la côte sud-ouest de l’Australie, en direction d’Esperance. La ville d’Albany n’a pour nous pas présenté beaucoup d’intérêt, en effet nous nous y sommes arrêté un dimanche et l’ancien port baleinier semblait endormi sous une sorte de crachin breton. Tous commerces étaient quasiment fermés ce qui n’est pas si courant que ça ici le dimanche. Nous en profiterons donc pour nous connecter dans un cyber café afin d’envoyer quelques nouvelles en France, et aussi constater que finalement peu de personnes nous en envoie en retour Smile.

Avant de vraiment reprendre la route nous partons quand même faire un détour par la côte sauvage (et le mot est faible) d’Albany pour voir The Gap et Natural Bridge. En un mot “Amazing”. The Gap est une sorte de gouffre taillé dans du granit gris de plusieurs dizaines de mètres de profondeur et de hauteur dans lequel viennent littéralement exploser les gigantesques vagues de l’océan austral. Natural Bridge est également un gouffre du même type, plus large mais moins profond mais surplombé d’un pont naturel surprenant. Après de longues minutes à profiter du spectacle et surtout à nettoyer l’objectif des embruns incessants, nous reprendrons la route vers Esperance.

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Les 470 km séparant Albany d’Esperance sont un quasi désert (ce qui était plutôt rare depuis le retour à Perth), si bien que nous nous demandons ce que nous allons trouvé à Esperance. Le guide n’a pas l’air très enthousiaste sur ce grand port de commerce et les personnes que nous avons pu croisées précédemment nous mettent en garde sur les pluies abondantes dans la région (non non, nous n’allons pas à Brest…). Une fois sur place nous visitons rapidement le front de mer sans croiser Sammy, une otarie qui semble avoir élue domicile sur la grande jetée en face du port de commerce plutôt que sur l’archipel de la Recherche, réserve naturelle où ses congénères prospèrent à quelques encablure de la côte. Les prospectus de l’office du tourisme nous encourageant à parcourir les 40 km du Great Ocean Drive d’Esperance, nous prenons donc le volant de Maurice pour voir à quoi ressemble cette route côtière pleine de “lookout” (point de vue). Nous faisons à peine 1 km que nous tombons littéralement sur le c.. Il faut imaginer de grandes plages de sable blanc désertiques bordées d’eau turquoise encerclées de roches érodées nous rappelant notre bonne vieille côte de granit rose en 3 fois plus grand. On ne plaisante pas avec les dimensions “down under” (ici bas). Nous profitons donc au maximum de ces paysages splendides sous un soleil radieux, mais l’eau étant un peu froide nous ne tenterons pas la trempette plus haut que les genoux.

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Après de grosses courses d’avitaillement en vue de la grande traversée de la Nullarbor et 30 minutes sur le parking à jouer à Tetris avec les cartons pour tout faire rentrer dans Maurice, nous repartons vers Cape Le Grand National Park à 60 km à l’est pour y passer la nuit. La encore nous ne nous attendions pas à grand chose ayant peu d’infos et de visuels sur le parc. La route traverse de grand  champs de blé et de ranchs, la lumière donne une couleur particulière au paysage qui nous rappelle les routes du côté de Geraldton. En arrivant dans le parc national c’est le choc, de grandes collines solitaires émergent au milieu du bush désertique. En arrivant sur la zone de campement au bord d’une plage magnifique nous décidons malgré la forte fréquentation du camp de rester se poser 2 nuits dans le parc pour en profiter pleinement.

Le lendemain nous prendrons le petit déjeuner avec une kangourou et son petit, visiblement habituée à faire la pic-assiette. Nous partons ensuite pour une longue randonnée de 5 heures, d’abord sur Lucky Bay une longue plage de sable blanc puis dans le bush pour rejoindre Rositer Bay, la vue du haut de la colline les séparant est à couper le souffle, nous y resterons de longues minutes… Trop pour avoir le temps de descendre sur Rositer Bay. Nous retrouverons donc notre amie kangourou pour un déjeuner en milieu d’après midi, avant d’aller poster Maurice sur le second campement du parc bien plus paisible que le premier et profiter des derniers rayons de soleil sur la plage à l’eau bien plus agitée. Nous en profiterons pour admirer la technique de surf de quelques locaux expérimentés dans ces vagues croisées avant le couché du soleil. Nous finirons la journée à discuter avec d’autres campeurs australiens du Queensland et européens tout aussi séduits que nous par la beauté de ces lieux.

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Faute de liquide pour pouvoir payer plus de nuits dans le parc nous repartons à Esperance pour faire les pleins d’essence et de glace avant de monter à Norseman à 200 km au nord. Nous pourrons alors commencer la traversée de la grande et déserte plaine de Nullarbor par la Eyre Highway 1200 km d’est en ouest en longeant la grande baie australienne jusque Ceduna en South Australia.

Suite au prochain épisode.

A bientôt,

Delphine et Maxime.

Bonjour, je m’appelle Maurice

 

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Bonjour,

Je me présente, je m’appelle désormais Maurice depuis un peu plus d’un mois, ne me demandez pas où mes nouveaux propriétaires français ont trouvé ce nom de baptême ringard… Remarquez c’est toujours mieux que BE4UTY mon précédent et assez peu mérité patronyme directement issue de ma précédente plaque d’immatriculation du New South Wales, ou encore que 1DSG-251 mon nouveau nom officiel en Western Australia.

Je suis issue d’une famille japonaise mondialement connue sous le nom de Mistubishi et plus particulièrement de sa branche Express au nom, je l’avoue, très usurpé. Je suis né en 1995 et j’ai déjà parcouru près de 9 fois le tour de la Terre, soit un peu plus de 340000 km. Et tout ceci sur le sol Australien. Alors des kangourous, je peux vous dire que j’en ai vu quelques uns… Une rencontre rapprochée avec un de ces satanés marsupiaux en Juillet dernier m’a même laissé une vilaine cicatrice sur le capot avant.

J’ai connu dans une précédente vie les joies de parcourir les rues d’une ville du New South Wales dont j’ai maintenant oublié le nom pour déplacer les grosses fesses d’un plombier. J’ai ensuite pu découvrir vraiment l’Australie lorsque mon propriétaire de plombier eu décidé de me revendre sourire aux lèvres à une paire de jeunes et naifs backpackers. Ce fut pour moi une chance inespérée de parcourir sans jamais me lasser les routes du pays et surtout de me faire remplacer au fur et à mesure toutes mes pièces de mécanique onéreuse sur le dos des backpackers que j’ai pu rencontré. Ceci n’a cependant pas été sans douleur pour moi. En effet pour pouvoir dormir et vivre avec moi les backpackers m’ont installé des caissons de rangement un lit et une "cuisine" en me vissant assez sauvagement parfois les planches sur la carlingue, mais je dois avouer que c’est du costaud et bien des campervans m’envient en me voyant dans les Camp Area.

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J’ai connu plein de backpackers et j’ai ainsi pu parler différentes langues dernièrement du danois, puis du néerlandais et maintenant du français. Ces 2 là ont d’ailleurs de la chance puisque mon précédent propriétaire (le hollandais) m’a offert 4 pneus neufs, un nouvel embrayage, un nouvel échappement, un nouveau joint de culasse et une nouvelle régo d’un an en Western Australia, le rêve de tout backpacker. Bon je fait en ce moment quelques bruits de claquement au niveau de la boîte de vitesse mais ce n’est pas trop grave d’après un garagiste de Geraldton… On verra bien pour qui ce sera :). Au passage j’ai laissé à mes nouveaux proprio une pièce mystère, si vous devinez de quoi il s’agit, n’hésitez pas à laisser un commentaire ça pourrait les intéresser.

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J’ai donc repris la route il y a de cela un mois depuis Perth au sud ouest de l’australie ou plus exactement de Fremantle, pour d’abord faire un peu de route vers le nord histoire de visiter le Désert de Pinnacles et Shark Bay et ensuite redescendre plein sud vers Margaret River et Albany d’où je vous écris. La route par le nord et le centre étant fortement déconseillée avec l’été qui arrive. Ensuite mes bretons de priopriétaires projettent de traverser la plaine de Nullarboor tout juste100 ans après la première traversée en voiture pour ensuite rejoindre Melbourne puis la Tasmanie d’ici un mois, histoire de retrouver un coin de Bretagne à l’autre bout du monde faute de pouvoir aller en Nouvelle-Zélande. Ensuite dieu sait où on ira ensemble pour le début d’année 2012.

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Je laisserai maintenant parler mes propriétaires pour les news à venir, car je commence à être un peu las de ces longues lignes droites de route, mais je n’hésiterai pas à reprendre la plume si l’envie m’en prend.

A Bientôt,

Maurice.

Au sud de Perth

Le South West Australia

Lors de notre redescente vers le sud nous faisons une nouvelle halte à Perth pour retrouver brièvement Olivier autour d’un délicieux burger et d’une visite de King Park, un parc au coeur de Perth plus grand que Central Park paraît il.

Nous repartons ensuite vers le sud en direction de Bunbury sous des pluies intermittentes qui ne font que confirmer le bienfait de notre décision d’avoir changé les essuie-glaces de Maurice. La visite de Bunbury se terminera finalement dans un café autour d’un délicieux chocolat chaud, les vents violents la pluie et les embruns auront finalement eu raison de notre balade sur la plage et dans la ville. Nous passerons finalement la nuit dans une aire de camping gratuite au milieu de nulle part et peuplée d’oiseaux imitant à s’y méprendre le bruit des singes. On les appelle ici les Kookabas, sorte de Martin-Pêcheurs géants.

Nous descendons ensuite sur Busselton où paraît il nous pourrons nous balader sur la plus longue jettée de l’hémisphère sud (façon très australienne de dire qu’ils sont les meilleurs, du reste du monde…). Au final la jettée est effectivement très grande mais ne mérite pas les 3 dollars demandés pour pouvoir s’y promener.

Nous continuons donc la route vers Yallingup c’est à dire sur la côte nord du South West Australia pour aller vers le Cap Naturaliste au bout duquel nous pourrons observer de loin des baleines, certains ont en vu, nous pas… tant pis les paysages sont quand même superbes.

Nous redescendons le lendemain toute la côte ouest du South West Australia en direction de Augusta et son célèbre Cape Leeuwin à travers le magnifique Naturaliste-Leuwin National Park dont les paysages ne peuvent nous empêcher de nous faire penser à la Bretagne, avec de nombreuses plages de surfeurs et de point de vue pour observer les baleines, surtout à cette période. Mais toujours pas de baleines en vue, nous ne devons pas avoir les bons yeux.

Lors de cette descente nous ferons une courte halte à Margaret River dont la région est célèbre pour ses vins, nous cherchons à visiter un des nombreux et un peu présomptueux domaines que nous avons vus sur la route. Malheureusement les 70 $ à allonger par personne pour la visite avec dégustation nous rebute un peu… Nous finirons donc par acheter une modeste bouteille de vin blanc de la région (17 $ tout de même), dans un bottleshop de la ville. En effet vous ne trouverez pas d’alcool dans un supermarché australien, il faut aller dans une boutique spécialisée pour en trouver. Au final le vin ne sera même pas bon, trop pétillant, mauvaise pioche surement, on verra pour une bouteille un peu plus haut de gamme plus tard.

Une fois à Augusta nous ne pouvons continuer notre route vers le sud, il s’agit du point le plus au sud-ouest de l’australie. Nous poursuivons donc à l’est pour rejoindre Walpole, Denmark puis Albany en longeant une côte nous faisant vraiment penser aux côtes bretonnes, avec une dimension encore plus sauvage avec de nombreux et immenses parc nationaux. A l’intérieur le pays est recouvert de forêts d’eucalyptus géants très impressionnants, parmi lesquels on peut visiter une canopée à 40m au dessus du sol.

Nous faisons actuellement une petite halte à Albany avant de poursuivre dans les jours qui viennent vers Esperance, puis Norseman avant d’attaquer l’Eyre Highway qui traverse le désert du sud de l’australie (Nullarbor plain) d’ouest en est, avec au programme la plus longue ligne droite du monde…

Au nord de Perth

Le désert de Pinaccles

A 240km environ au nord de Perth s’étend le parc national de Cervantes où nous avons pu admirer le désert de Pinaccles. Le paysage,des milliers de formations calcaires formés par des coquillages pouvent atteindre jusqu’à 5mètres de haut !
Un chemin balisé pour les piétons nous dirigeait entre les différents points de vue à ne pas manquer. Au moment où nous y sommes allés, la chaleur était impressionnantes et l’invasion des mouches sur nous toujours présente !
C’était un lieu inhabituel et impressionnant, le sable était blond et fin. Nous avons vu des perroquets roses au milieu de ce désert de coquillages, c’était superbe. De grandes traces de pattes de kangourous laissaient penser que ce sont eux les maîtres des lieux quand les touristes ne sont plus là.
Un sentier de 4km pour voiture était aussi prévu, étrange quand même de pouvoir conduire dans un parc national ! Enfin, au début septique de le faire en voiture mais finalement on l’a tenté avec notre van ! Premier petit tour sur de la route non goudronnée ! Effectivement le terrain était bien aplani par les nombreux passages avant nous, ce n’était pas non plus la grande aventure !

Le parc national de Kalbarri

Le parc de Kalbarri, un peu plus au nord de Cervantes, est magnifique. Nous avons pu voir de superbes gorges à la pierre ocre au bord de la rivière Murchison.
Il ne faut pas hésiter à se promener un peu hors sentiers balisés, et là on voit toujours un paysages sublime.

Nous avons également vu un lac rose, eh oui même en Australie y a un lac rose !

Shark Bay

La baie au requin est très étendue et désert. N’importe où on allait, on ne rencontrait vraiment pas grand monde, voire personne pour la plupart du temps.
Hamelin Pool,village peuplé de mouches est le premier lieu d’où étaient envoyés des télégraphes dans les années 1800. Ils y ont gardé le bâtiment et quelques « ustensiles » d’origine telle la pompe à essence. Là-bas ce qu’il y a à voir ce sont les stromatolites, des organismes vivants dans l’eau qui se nourrissent de bactéries et qui auraient produit l’oxygène de la Terre.

Juste un peu plus loin sur la côte, Shell beach , une immense plage avec de milliers de coquillages blancs (ressemblant à des mini coques) s’étendait à perte de vue.

Monkey Mia, au bout de la péninsule, est une « ville resort » ou ville pour touristes. L’entrée de la réserve naturelle est payante et à part y aller pour la mer turquoise et la visite des dauphins tous les matins à 7h45,il n’y a pas grand chose à voir.

La belle surprise fut le site de Litte Lagoon, entre Denham et Monkey Mia, un superbe lagoon qui mérite les plus belles cartes postales Indonésiennes.

Enfin de retour…

Mon activité sur ce blog s’est faite rare ces derniers temps en raison de mon état de santé qui n’était pas très beau à voir : la gastro m’est retombée dessus -je ne sais pas si c’était la suite du virus Indonésien ou un Australien cette fois- et j’ai été bien affaiblie encore ! Après 2 semaines d’état végétatif,un bref passage de quelques heures à l’hôpital m’a été nécessaire pour me requinquer, je vais enfin mieux !

Ca fait donc cinq jours que je remange correctement et surtout que j’ai retrouvé de l’appétit et des forces !

Bon je tiens à m’excuser auprès de vous tous,j’espère que vous n’allez pas laissé tomber la lecture de ce blog !

Bon pour résumer ces trois dernières semaines :

Maxime est bien arrivé le 12 octobre à Perth, nous sommes restés peu de temps à l’auberge pour backpackers à Fremantle car pour Olivier et moi cela faisait déjà 10 jours que l’on était là-bas. Nous avons trouvé rapidement un van, un Mitshubishi express bien aménagé (un caisson sous le lit et une cuisine à l’arrière : bon je dois bien avoué que l’aménagement est très pratique et confortable). Nous l’avons baptisé (comme il se doit) Maurice car il a bien une tête de Maurice ! En fait le précédent propriétaire du van, un hollandais, s’est ramassé un kangourous sur le capot et n’a pas fait redressé la carrosserie…ça fait très roots du coup !On l’a agrémenté avec une touche personnelle: un ptit drapeau breton accroché au rétroviseur intérieur et une bonne femme « à l’aise Breizh » à l’arrière du van !

Comme je n’étais pas très en forme pour partir à l’aventure, nous avons décidé tous les trois de se balader quelques jours autour de Perth. Nous ne sommes pas allés bien loin mais nous avons quand même vu de belles choses !

Ce que l’on a pu voir : des kangourous (de toutes les tailles), des oiseaux dont on ne connaît pas les noms, des pélicans, des koalas (ça y est j’ai vu des koalas !!! j’ai enfin vu la « bête » qui me fascinait depuis mon enfance!!), un oposum, des perroquets de toutes les couleurs…

Nous sommes restés sur la côte, nous avons vu de superbes plages, de très grandes plages au sable blanc, mais toujours très ventées. En fait pendant près de 2 semaines nous avons eu un temps assez breton : un temps très changeant en une seule journée et de la pluie le soir, avec du vent évidemment. Nous n’avons pas eu très chaud, il y a eu des soirs où nous avons dormi en dur pour avoir un peu plus de confort et de repos.

La première semaine, nous nous sommes dirigés au sud de Perth, du côté de Mandurah où nous avons vu nos premiers kangourous !

Ensuite nous sommes allés de l’autre côté de Perth, au nord cette fois, voir le parc national de Yanchep où j’ai fait la rencontre des koalas!Bon d’accord normalement dans le Western Australia (l’état dans lequel nous sommes actuellement) il n’y a pas de koalas je sais…en fait ils ont implanté des koalas dès l’ouverture de ce parc, donc c’est vrai que c’est un peu un zoo…mais bon il y a juste deux zones dans le parc avec les marsupiaux..et puis le parc est joli à voir avec son tour de lac où on ne voit pas le lac…:) beaucoup d’oiseaux quand même à voir !

Le trio de choc Olivier-Maxime et moi s’est séparé il y a deux jours car Olivier recherchant du travail dans le coin ne pouvait pas continuer la route avec nous. Me sentant mieux, Maxime et moi nous avons décidé de monter un peu vers le nord.

Petit probleme de connexion pour les photo, on les metra dès que l’on pourra!